Anaëlle, esclave de Maître Phénix, Carnet intime d'une Soumise

jeudi 7 décembre 2017

Troublée...


Notre dernière séance remonte à une dizaine de jours. Maître m'a offert un cadeau, des baguettes chinoises en métal.Une séance anniversaire où j'ai servi de bougeoir, devant maintenir mes jambes à la verticale tout me caressant avec mon jouet... j'aurais bien pu mettre le feu au matelas si Maître n'avait pas été très réactif... la jouissance fait tout oublier, même le fait d'avoir une bougie dans la chatte. Une séance particulière où les lanières du martinet en cuir sont venues s'écraser sur mon visage.

J'aurais aimé faire le récit de ce moment pour le garder en mémoire mais le temps me manque en ce moment pour venir écrire sur mon blog. La période est chargée, la fin d'année approche, des préoccupations, le boulot qui empiète sur notre temps libre et nos week-end. Je patiente, j'attends, sachant que les circonstances sont particulières et puis le fameux "coup de mou" prend possession de moi me faisant perdre mes repères . Le Maître est moins présent dans les actes au quotidien car il y a mille choses à faire en rentrant le soir. Notre rituel du coucher où je m'agenouille seins nus à ses pieds est toujours là pourtant il n'a plus la même saveur, je ressens moins fortement ma condition. Petit à petit je dérape un plus, Maître me manque et en même temps je m'habitue à ces moments où il ne se passe rien qui rendent la vie un peu plus vanille. Je teste, je joue avec le feu parfois bravant certains interdits dans l'attente d'une réaction qui ne vient pas... Je n'ai plus la tête à rien, pas même aux séances dont je garde l'envie au fond de moi mais que j'appréhende à la fois et  je me replie en me disant que s'il n'y en a pas tant pis, je ne sais même plus si j'en souhaite une ou non.

C'est avec cet état d'esprit que j'ai reçu son mail mardi m'indiquant que nous aurions une séance le soir, quelques consignes, je devrais être vêtue de sous-vêtements rouges et de bas, inscrire quelque chose sur ma poitrine et mon ventre, préparer trois objets que j'aimerais que Maître utilise sur moi.

Je l'ai rapidement eu au téléphone, je lui ai fait part de mes préoccupations en lui souhaitant plein de courage pour réussir à me débloquer du quotidien. Il fut surpris et me demanda si je souhaitais reporter cette séance. Non, non... je ne veux pas avoir le choix !! Et je sais qu'au fond de moi je l'attends, j'ai cependant peur de rester bloquée et de ne pas l'apprécier à sa juste valeur.

J'essaie de me conditionner en me répétant en boucle des bribes de phrases "Je suis son esclave... je suis à Lui... je lui appartiens... accepter la douleur... l'apprivoiser... la douleur devient plaisir"

Me voilà à surveiller l'heure, calculant le temps qu'il me restera pour me préparer lorsque je rentrerai à la maison... une demie heure. Ça devrait le faire ! Je pose rapidement mes affaires à mon retour, vérifie la température de la chambre, il fait chaud, la playlist qu'il a souhaité est prête, j'aurai juste à l'allumer au dernier moment.
Je pose, avec hésitation, trois objets sur le lit. Je pense au fouet naturellement car il représente Maître. Il m'a cependant dit de préparer 3 objets que j'aimerais qu'il utilise sur moi et je ne me sens pas prête pour affronter le fouet. Je sors donc une bougie, la roulette de Wartenberg et ma laisse. J'aperçois le bâillon qu'il a récemment acheté, je l'essaye rapidement devant le miroir (curieuse idée, je ne fais jamais ça habituellement), je le pose sur le lit puis je me ravise et le replace dans l'armoire car cela ferait 4 objets, j'ai peur que Maître me dise que je n'ai pas lu attentivement ses consignes.

Je file à la salle de bain et prends une douche bien chaude. J'enfile mes sous vêtements, mes bas et regarde l'heure plusieurs fois sur mon portable. Un crayon khôl fera l'affaire pour écrire sur ma poitrine et mon ventre, je commence par le ventre où j'écris "ESCLAVE" en prenant soin de ne pas former le "s" dans le mauvais sens comme cela m'est déjà arrivé ce qui m'avait valu une remarque, j'aurais aimé écrire "obéissante" mais ça me paraît compliqué alors j'opte pour ce que je suis pour Lui, "DEVOUEE", sur ma poitrine. Il me reste moins de cinq minutes pour forcer sur le maquillage des yeux comme il le souhaite et me voilà dans notre chambre.

Mince, je pensais être à l'heure mais j'ai oublié de préparer le bandeau que je devais placer sur mes yeux, je ne le trouve plus, ça me stresse, je n'ai pas envie d'être en retard car je profiterai de mon statut d'épouse et je ne le veux pas, ouf je trouve un masque ça fera l'affaire, j'allume la musique et forcément le son n’est pas réglé sur le bon mode mais j'entends Maître monter alors je balance la télécommande sur la commode et m'empresse d'être présentable, agenouillée, dos droit, tête baissée.

Il s'approche de moi en lisant ce que j'ai inscrit pour Lui sur ma peau et en le citant à haute voix. Mon collier se referme autour de mon cou.

- Vénère-moi.

Je me prosterne à ses pieds, front posé contre le sol. La position dure plus longtemps qu'à l'accoutumée, j'aimerais me redresser car être complètement courbée aujourd'hui me fait peur mais je ne dis rien et j'attends qu'il m'invite à me retrouver ma position et  à me relever.

Il place autour de moi de lourdes de chaînes, elles sont glacées, j'ai horreur du froid et cela amuse Maître, quelques mousquetons pour bien les maintenir, elles sont d'abord fixées autour de mon cou et descendent  le long de ma poitrine et de mon ventre, quelques mousquetons autour des cuisses, elles entravent ainsi mes mouvements.

Je reprends ma position tandis qu'il appuie sur mon dos pour que je me place à quatre pattes, le martinet vient lécher ma peau puis la claquer doucement, quelques coups sur et sous les fesses, sur le dos... Maître me replace agenouillée et déboutonne son pantalon. Il est rare qu'Il pense aussi tôt à Son plaisir. Je commence à le lécher, le sucer, je m'applique à Lui donner du plaisir, j'aimerais tenir sa queue avec la main mais la chaîne est trop tendue, j'essaie de bouger les chaînes sur mes cuisses pour gagner quelques centimètres. Le martinet claque mon dos en même temps, c'est nouveau... je me concentre sur sa queue, sur le plaisir qu'elle me procure, le martinet est piquant mais je l'oublie car je suis dans le plaisir. Le sien m'encourage à continuer, à Lui offrir ma bouche plus profondément jusqu'à ce que cela devienne gênant. Maître ne jouit pas, il me relève, fouette ma poitrine, mes bras ne s'ouvrent pas totalement comme si je voulais me protéger, je m'en rends compte, ça ne me ressemble pas et je décide de m'offrir à Lui comme je l'ai toujours fait en les ouvrant davantage.

Il me fait m'allonger sur le lit, comme souvent je suis complètement désorientée. Il m'offre le plaisir du jouet entre mes jambes au dessus de mon string, seule ma poitrine est dévêtue. J'aimerais le tenir moi-même, j'en fais part à Maître qui une fois de plus est amusé par ma réaction car il sait combien j'aime pouvoir le placer exactement comme je le souhaite et Il m'accorde ce plaisir éphémère. La cire ne tarde pas à couler sur mes seins, elle est chaude, très chaude, il y en a beaucoup et la chaleur vive m'empêche de me concentrer sur mon jouet, Il emprisonne mes seins dans de coques de cire.

La roulette de Wartenberg vient parcourir mon corps. J'ai l'impression que cette séance n’est que pour moi. Maître utilise ce que j'ai préparé, Il m'a laissé choisir et utilise vraiment ces objets, ça n'arrive jamais. Faire plaisir à son esclave pour lui permettre de retrouver sa place ? Une vague de plaisir m'envahit, je crie, me cambre, un orgasme sans fin qui dure ou se répète, c’est délicieusement bon.

Maître fourre sa queue dans ma bouche et me fait l’avaler profondément, j'ai l'impression de ne pas pouvoir convenablement respirer, un mouvement de recul tandis que je l'entends dire qu'il ne m'a pas dit de bouger mais je finis par retirer ma bouche par reflex et me met à toussoter, soulagée de ne pas faire pire.

Maître me demande de lui donner du plaisir et de m'installer sur Lui, Il retire mon bandeau et je regarde ces chaînes autour de moi. Oh que je les aime !!! J'aime me voir ainsi enchaînée. Il n'y a pas de douleur mais ça me rappelle à quel point je suis à Lui. J'aimerais les garder, qu'Il m'oublie dans un coin et que je l'attende tout simplement parce que telle est ma place.

Il tire sur ma laisse, je ne sais plus quand il l'a placée, elle me fait beaucoup de bien. J'en avais besoin, elle me lie à Lui, je Lui appartiens, c'est tellement chargé de sens en cet instant, nous sommes liés l'un à l'autre et ensemble nous ne faisons qu'un.

Je regarde nos reflets dans le miroir et en cet instant je me plais, j'aime mon reflet, décoiffé, le maquillage coulé, les chaînes qui bougent au rythme des coups de Maître.

Oh que ça fait du bien de Vous retrouver, Maître !



dimanche 5 novembre 2017

Merveilleux cadeau de nos Maîtres...



Difficile de choisir un titre à cet article, j'aurais pu tout aussi bien l'appeler "soirée entre amis", "notre première soirée privée", "intense moment de partage et de complicité", "un espace hors du temps" ou encore "quand la réalité dépasse les fantasmes"...

Mon esprit est chargé de tant de belles émotions, resté dans cet ailleurs, loin du quotidien, là où nous pouvons être nous-mêmes, où il est inutile se se cacher, de revêtir ce masque que l'on porte si souvent en public par crainte du jugement de notre vie privée.

Un sentiment de liberté, de lâcher prise et d'abandon partagé dans une amitié sincère avec Maître Alpha et sa kajira, ma sœur esclave, Amazone.

Tout a commencé il y a quelques jours... les vacances scolaires, une occasion pour mon Maître de nous organiser un week-end tous les deux, sans enfant. Maître se chargeant de tout organiser, je ne savais pas du tout où Il souhaitait m'emmener. Bien sûr je savais qu'il nous faudrait d'abord déposer notre enfant dans la famille, non loin de nos amis et j’espérais sincèrement que nous aurions l'occasion de les revoir.

Mon Maître m'informa que nous allions effectivement les rencontrer six jours avant le grand jour et j'en fus très heureuse. J'ignorais s'il s'agirait, comme la dernière fois, d'un dîner partagé en toute convivialité dans un restaurant ou si nous aurions l'occasion de partager plus ensemble (un fantasme qui me trotte dans la tête depuis déjà un long moment mais je ne savais pas s'il était partagé par mon Maître). Je n'essayais pas d'en savoir davantage même si ma douce amie et moi rêvions ensemble d'un tel moment. Mais où ce moment pourrait-il exister ? Voilà qui rendait les choses compliquées.

Mon Maître me donnait au compte-gouttes quelques informations comme le jour de notre rencontre, le 1er novembre, ou quelques consignes pour la préparation de notre valise...

Quatre jours avant Il m'a informé que nous partagerions un gîte avec eux. C'était... waouhhh... bien au-delà de ce que j'avais imaginé, j'étais à la fois très heureuse et très intimidée. Nous n'avons jamais vécu ça auparavant. Il m'informa qu'il me fallait me rapprocher d'Amazone pour élaborer le menu. J'avoue que sur ce coup là je fus chanceuse car elle fut bien plus inspirée que moi ayant déjà des idées à me proposer, il nous suffisait simplement de nous mettre d'accord et de tout figer pour qu'elle puisse aller faire les courses (merci ma belle, je regrette d'ailleurs de ne pas avoir eu le temps de manger plus de gâteau au chocolat).

Stress au maximum, sous tension, constamment, l'impression d'avoir la gorge nouée en permanence, cette rencontre m'obsédait. De multiples questions : qu'est ce qui va se passer ? Comment ? Jusqu'où irons-nous ? Recevrai-je les coups d'un autre Maître ? Vais-je les supporter ? Serai-je une bonne esclave ? Les mots de mon Maître étaient clairs à ce sujet, il serait fier de moi.

S'ensuivirent quelques discussions au sujet de mes limites, qui dans un premier temps tenaient en quelques lignes, des siennes, des leurs.

Les esclaves durent ensuite s'occuper de la préparation de la playlist pour cette séance à quatre où chacun devrait retrouver sa bulle pendant que nos Maître s’affairaient toujours à la recherche du gîte "idéal" et à l'élaboration de la séance.

Mon Maître a tenu le secret. Je ne savais pas du tout où nous allions jusqu'à notre arrivée sur le parking, je ne savais pas à quoi ressemblait le gîte, je ne connaissais en rien ce que les Maîtres avaient prévu pour leurs esclaves (mis à part que nous devions préparer le repas ensemble et le servir)... Bien qu'ayant atteint un seuil de tension insoutenable je tâchais de rester à ma place en acceptant de me laisser porter, Il sera là pour me guider.

Durant ces quelques jours je n'étais plus dans mon état " normal" j'étais énervée et surexcitée, dans tous les sens du terme.

Curieusement, cette tension a disparu lorsque nous avons pris la route pour rejoindre cette demeure louée pour une nuit. Ma seule crainte résidait dans ma tenue : mon Maître a souhaité que je sois couverte de ma cape et que je porte mon large collier de séance avec une chaînette et un anneau. J'avais peur de mettre mal à l'aise nos amis et c’est ce qui m'a posé le plus de questions. Pour moi aussi c'était particulier de sortir ainsi, de rencontrer le propriétaire... mais je n'ai à aucun moment demandé à mon Maître qu'il en soit autrement, j'ai à cœur de Lui obéir et de faire ce qu'Il me dit même si parfois c'est difficile. Le regard des autres m'a longtemps gênée me demandant ce qu'ils pouvaient bien penser de moi ou de mon attitude mais désormais je pense à mon Maître avant tout et à le satisfaire. Bien entendu les amis ce ne sont pas les "autres" c’est pourquoi j'étais gênée ne pouvant anticiper leur réaction.

Je me suis aussi demandée comment se passerait ce moment où mes lèvres toucheraient celles de ma sœur esclave pour la première fois, je n'ai jamais salué quelqu'un comme ça et j'avais peur d'être très maladroite.

Nous sommes arrivés sur place un peu avant Amazone et Maître Alpha. Je fus d'emblée séduite par l'extérieur de la bâtisse, un château du XIV siècle avec un donjon. Maître téléphona au propriétaire pour l'informer de notre arrivée, Il avait cependant oublié quelque chose dans la voiture et me laissa seule attendre devant le porche en bois. Un homme ouvrit la porte, la demeure comprenant plusieurs logements, je lui dis que c'était pour la location pour m'assurer qu'il s'agissait bien du propriétaire. Je ne devais pas correspondre à la personne qu'Il attendait, la cape et le collier durent l'impressionner, il fit un pas en arrière et s'accrocha à la porte de bois, très en retrait. Maître arriva et à priori Il avait l'air plus "normal" que moi. Nous avons découvert un bel appartement tout équipé alliant charme et modernité dans une partie de ce château, c'était superbe ! En discutant il sembla plus à l'aise et ce jugement sur les apparences disparu, nos amis nous rejoignirent un peu après.

Seuls, j'ai salué, avec grand plaisir,Maître Alpha d'un baise-main puis mon regard s’est plongé dans celui de ma sœur esclave, nos visages se sont approchés l'un de l'autre, nos lèvres se sont touchées. A cet instant, j'ai arrêté de réfléchir et je me suis simplement laissée porter par l'envie de l'embrasser à nouveau.

Un peu plus tard nous avons préparé le repas, pris l'apéritif aux pieds de nos Maîtres assises sur le tapis, puis avons dîné tous ensemble à table en servant nos Maîtres. Un quotidien bouleversé où chacun trouve naturellement sa place et où on se sent si bien !

A la fin du dîner, Maître nous a dit d'aller chercher notre tenue. Je l'ai regardé, surprise en lui demandant si je devais l'enfiler,mais non il fallait simplement aller la chercher. Nous sommes revenues toutes deux avec notre tenue que nous avons présentées aux pieds de notre Maître, agenouillées.

Nos Maîtres nous ont demandé de choisir un accessoire sur la table, couverte de martinets, baillons, cordes et autres objets... J'ai hésité un bref instant, ma première intention étant de prendre le martinet pour finalement choisir le fouet parce qu'il représente mon Maître et ma sœur esclave a présenté à son Maître la langue de vipère (aussi folle l'une que l'autre !). Maître nous a dit que nous allions aller nous préparer ensemble en laissant la porte ouverte. Nous nous sommes dirigées vers la salle de bain, notre tenue à la main. D'aussi loin que je me souvienne je n'ai jamais partagé ma salle de bain avec une autre femme, je ne suis jamais déshabillée moi-même devant une autre femme non plus. Je suis troublée. L'idée d'une douche commune me traverse l'esprit, se savonner ensemble ? Nul doute que cela va me donner envie et que nous ne sommes pas prêtes de ressortir. La taille de la douche ne s'y prête cependant pas et nous nous douchons chacune notre tour, ça me plaît beaucoup de la regarder, je descends de son visage à son intimité avec envie. Elle m'aide ensuite à m'habiller, nous nous embrassons, nous câlinons avec une infinie tendresse, un de mes plus beaux souvenirs... pendant que nos Maîtres se rincent l’œil à l'autre bout du couloir.


Pour Vous, Maître Alpha et votre esclave en souvenir de ce merveilleux moment passé ensemble.


Prêtes, nous rejoignons la pièce principale à l'ambiance tamisée, éclairée par quelques bougies, main dans la main, c’est un grand moment dont le ressenti est difficilement explicable avec des mots.

En position d'attente, nos Maîtres nous bandent les yeux, nous nous prosternons devant eux avant que la séance commence véritablement, nos Maîtres tournent autour de nous, ma jupe est relevée puis le martinet claque mes fesses, j'entends les cris de mon amie, le bruit des lanières de cuir contre la peau, j'ignore que nos Maîtres échangent leur place à plusieurs reprises. Jamais une séance n'a commencé de cette manière... le plaisir s'empare de moi et se diffuse dans tout mon être, il ne s'agit que de l'échauffement et pourtant l'orgasme me submerge et j'entends celui de ma douce amie.

Nos Maîtres nous accrochent ensuite bras tendus à une chaîne, l'une contre l'autre, face à face et nous fouettent avec l'objet que nous avions choisi avant le début de la séance, je suis... ailleurs... je ne pense plus, nous partageons un moment incroyable de complicité, de douleur, de plaisir, de jouissance, de tendresse. Quand les coups s'intensifient, mon corps s'éloigne de celui de ma douce amie puis il retrouve sa place, je cherche sa main avec le peu de mobilité que les chaînes me le permettent, nous vivons ce moment ensemble. Les coups s'estompent, nos lèvres se touchent, mon corps se frotte au sien tendrement, sensuellement, intimement... nos Maîtres nous laissent vivre ce moment en se mettant en retrait, je ne la vois pas mais je la sens tout contre moi, notre plaisir est partagé, aussi excitée l'une que l'autre.

Je n'ai aucune envie de faire un récit chronologique de cette merveilleuse soirée ni même de citer chaque moment qui n'appartiennent qu'à nous mais simplement de partager quelques images qui me viennent en tête au moment où j'écris cet article.

Ma sœur esclave dans mes bras où mes mains, encore entravées dans les bracelets de contraintes découvrent son corps pendant que mon Maître la fouette. Je ressens encore la douceur de sa peau contre moi, je revois le plaisir de mon Maître lorsque le fouet vient claquer sa peau, ça lui plaît énormément, je le vois.

Je me souviens de ce moment où Maître Alpha s'occupait de sa kajira et où mon Maître a saisi une roulette de wartenberg et m'en a également tendue une. Ces roues à piques parcourant le dos de cette esclave dont nous occupions tous les trois.

Je me souviens avoir admiré sa résistance à la canne et entendu le plaisir que ça lui procurait en observant ses fesses déjà bien marquées par le fouet. Sait-elle comment son Maître la regarde quand il s'occupe d'elle ? Les yeux à la fois plein d'amour, de gaieté de voir sa kajira avoir tant de plaisir et se trémousser sous ses coups, et un large sourire qui montre combien il est heureux avec elle.

De tendres caresses entre esclaves, chacune notre tour. Je me suis offerte à ses baisers gourmands, allongée sur le sol, les mains de mon Maître caressant ma poitrine, rejointes ensuite par celles de Maître Alpha. J'ai longuement regardé mon Maître puis je me suis autorisée à vivre ce partage en regardant Maître Alpha. Toutes ces mains et ces baisers pour moi, un fantasme que j'ai depuis longtemps, hautement jouissif.

J'ai retrouvé notre bulle lorsque mon Maître m'a encordée, j'aime sentir les cordes glisser sur moi, m'emprisonner sans pour autant me contraindre car tel n'était pas le but de ce bondage.

J'ai aimé sentir les aiguilles de mon Maître se planter dans mon sein, j'ai aimé le voir s'occuper d'Amazone de la même façon et lui faire découvrir de nouvelles sensations. Un partage où chacun trouve sa place, où l'on découvre ensemble, où on partage.

J'ai totalement retrouvé ce lâcher prise que j'avais vécu lors de notre première soirée. J'ai retrouvé le bonheur de danser sous le fouet de mon Maître. D'être à Lui, intensément, à chaque moment. J'ai aimé ces moments où il s'accroupissait près de moi pour me câliner, ses bras rassurants, notre amour encore plus fort, notre amour dans le partage.

Ce fut une soirée incroyable, j'ai du mal à me souvenir de la douleur, je ne me souviens que du plaisir, un intense plaisir, une séance tellement jouissive qu'il m’est impossible de me rappeler les nombreuses fois où j'ai joui sans même utiliser mon jouet (pourtant la rallonge était sortie ;-)).

La séance a duré... 5 heures... si on m'avait dit deux je l'aurais cru, c'est passé si vite.

Cette journée, ce soir là, le lendemain, nous étions NOUS, simplement Nous et qu'est ce que ça fait du bien ! L'esprit léger, loin des préoccupations du quotidien, tous les quatre dans notre bulle, chacun à sa place, on se sentait si bien ensemble, c'était au-delà de mes attentes, simplement parfait !

Les souvenirs rêveurs me rappellent à cette soirée, ma vie est là-bas, dans cet ailleurs. Voilà à quoi ressemble le bonheur...

Je Vous aime Maître... un jour, nous serons Nous !

Une nouvelle fois je Vous remercie ainsi que Maître Alpha pour l'organisation de cette magnifique surprise, pour tous ces moments de partage et de complicité.

Merci à toi, ma sœur esclave, pour tous ces moments indescriptibles chargés d'intenses émotions. Que c'est beau de te voir lâcher prise !

Une énorme pensée pour nos amis qui nous ont accompagné au fil de cette soirée.

A ce qu'il paraît les esclaves sont gourmandes... on remet ça quand ?


mercredi 4 octobre 2017

Quand le Maître fait craquer son esclave...


2 heures, voilà 2 heures que notre séance s'est terminée lorsque je commence la rédaction de ce récit. J'ai les fesses endolories, des marques enflées sur les cuisses, le dos parsemé de zébrures, des dizaines de petits points rouges sur le ventre, des hématomes sur les seins et les cordes imprimées dans ma peau s'effacent peu à peu.

Mon corps raconterait certainement mieux que moi cette séance intense car tout est confus dans mon esprit, je ne sais pas ce qui réellement passé, je peine à mettre des mots et des émotions sur la totalité de cette séance...

Être ponctuelle, voilà ma première mission, essayer de m'organiser, définir combien de temps il me faut pour me doucher et me préparer.
Le réveil indiquait 14h26 lorsque j'ai regardé l'heure dans notre chambre, satisfaite d'avoir un peu d'avance, j'avais déjà mis en marche notre playlist, pas suffisamment fort pour qu'il l'entende car il me fallait encore m'installer et placer sur mes yeux mon bandeau. Je l'ai attendu non pas agenouillée comme il me l'avait indiqué mais prosternée, les fesses sur les talons, le front sur le sol et les bras tendus en avant. Je voulais l'accueillir comme l'esclave que j'étais avec tout le respect que je lui devais, profondément reconnaissante de ce temps qu'il nous offrait.

Tout en refermant mon collier sur ma nuque il m'a dit :

- Je ne te demande pas de me rappeler tes mots d'alerte, tu les connais, mais avec ce que je vais te faire vivre aujourd'hui, n'hésite pas à les utiliser.

Voilà qui donnait le ton de la séance et je me suis demandée ce qu'il me réservait, ce qu'il allait me faire, si je serais à la hauteur...

Il a commencé par passer les cordes autour de ma poitrine, comprimant ainsi un peu mes seins, je ne pensais qu'à Lui, à ses mots, à ce qu'Il voulait me faire vivre, je me suis dit qu'aujourd'hui être son esclave aurait peut être un autre sens. Pas pour Lui, avant tout pour moi. Je me répétais que quoi qu'il me fasse vivre je le suivrai.

Il m'a ensuite guidée vers le lit et m'a donné mon jouet en me demandant de me caresser. Je n'étais pas encore excitée, je n'étais pas dans la recherche de plaisir et les vibrations ne m'en donnaient pas, j'étais simplement bien et mon seul désir était de me donner à Lui. Je le gardais néanmoins entre mes jambes comme il l'avait demandé.

- Est-ce que tu sais ce que je te réserve aujourd'hui ?
- Non, Maître

Le bruit de l'armoire qui s'ouvre, d'une boîte, je guette chaque bruit en tentant de mettre des images dessus.

- Et maintenant, tu sais ?
- Oui, ce sont les aiguilles, Maître.

Je crois qu'il m'a passé des élastiques autour des seins, puis j'ai senti la compresse froide pour le désinfecter. J'étais prête, j'en avais envie, ça faisait longtemps qu'il ne les avait pas utilisées.

Je fus surprise lors de la pose de la première aiguille pensant que mon Maître avait un réel talent pour les poser car ça ne fut pas douloureux. Il en posa encore quelques unes puis s'attaqua au téton, partie la plus sensible qui m'avait fait pleurer la dernière fois qu'il l'avait transpercé mais ce ne fut pas le cas aujourd'hui, prête à accepter tout ce qu'il voulait me donner. Je ne sais plus si j'ai crié, je suis incapable de m'en souvenir, j'ai grimacé c'est certain car la douleur était bien réelle, une deuxième aiguille à transpercer mon téton dans l'autre sens formant ainsi une croix.

Il s'occupa ensuite de l'autre côté et mon autre sein subit le même traitement.

- Tu seras fière de toi... moi je le suis

A ses mots je l'étais car lui l'était.

Il désinfecta ensuite mon ventre, de chaque côté. Je ne manquais pas de lui dire que je n'aimais pas la compresse froide, j'ai horreur du froid, alors que je ne m'étais pas plainte des aiguilles. Trois aiguilles de chaque côté, là où la peau est fine et tendue. Je n'ai pu retenir mes cris, je me suis tortillée, contrairement à ce que l'on pourrait penser c'était encore plus douloureux que sur la poitrine.

Durant tout ce temps le jouet est resté entre mes jambes avec une impossibilité de décoller. Je sais qu'Il s’est probablement dit que cela m'aiderait à supporter la douleur et ça aurait été le cas si j'avais eu du plaisir mais il se refusait à moi et j'en fis part à mon Maître.

- Ne t'en fais pas j'ai tout mon temps, je te réserve encore bien d'autres choses et je ne t'ai pas demandé de jouir.

Il continua à torturer mes seins en y ajoutant des pinces puis joua longuement avec la roulette de wartenberg, elle roula sur mes jambes, mon ventre, le dessus de ma poitrine, mon visage, mes lèvres. Il l'appuya de plus en plus fort si bien qu'il me reste encore toutes ces empreintes sur le ventre à l'heure où j'écris. J'aimais ça !

Il se pencha vers moi pour m'embrasser et le plaisir est arrivé d'un coup me faisant jouir, puis il a craché dans ma bouche et de nouveau il m'a fait jouir à moins que mon orgasme ne me quittait simplement plus.

Il retira mon jouet pour s'occuper de mon intimité, il plaça une pince japonaise sur mes petites lèvres, celle qui se resserre lorsqu'on tire dessus et il accrocha la seconde sur la première. La douleur était atroce, je sentais les palpitations sur ma lèvre au niveau où était fixée la pince, j'avais l'impression de sentir le rythme de mon cœur. Je ne savais pas comment faire pour gérer ou accepter cette douleur, les mots d'alerte sont passés dans ma tête avec une incapacité de les prononcer. je devais résister même si je ne savais pas comment j'en serai capable.

Il m'a ensuite demandé de me relever, je tâtonnais pour savoir quand j'allais descendre du lit comme j'avais toujours le bandeau sur les yeux en tentant de ne pas accrocher les pinces entre mes jambes.

A sa demande, je l'ai retiré pour regarder dans le miroir les aiguilles, j'aurai pu en profiter pour descendre entre mes jambes et voir ce qu'il m'avait fait mais je n'y ai même pas pensé, il m'avait simplement demandé de regarder les aiguilles.

La laisse est venue se fixer à l'anneau de mon collier et il m'a emmené au rez-de-chaussée. La table de salle à manger était complètement débarrassée, le canapé repoussé.

- Tu gardes les aiguilles ?

Il faut croire que j'ai dit oui.

J'ai plaqué ma poitrine contre la table froide, pieds au sol, hanches plaquées contre le bord.

Dans un élan de compassion mon Maître m'a placé une couverture sur celle-ci. Je me sentais délicieusement bien, j'avais l’impression d'être chanceuse et jamais une couverture ne m'a paru si confortable.

Il a accroché mes chevilles aux pieds de table, il a relié mes poignets en plaçant une corde dans les bracelets de contrainte et l'a attaché à l'autre extrémité, me laissant ainsi bras tendus vers l'avant contre la table.

Je me sentais prisonnière, je savais que je ne pourrai pas me dérober, je ne pourrai pas fuir, j'étais attachée.

Mon Maître a claqué mes fesses avec divers objets durement, j'ai oublié la douleur des pinces entre mes jambes, elles ne me faisaient plus mal.

Je bougeais malgré tout au niveau de la poitrine et mon Maître a senti que quelque chose me tracassait.

- J'ai peur d'accrocher les aiguilles

Je me souviens avoir eu une boule très gonflée sur la main à cause d'une aiguille qui s'était détachée. Mon maître n'a pas voulu prendre de risque il a libéré mes bras, je me suis redressée et il les a enlevé  en me demandant de regarder.

D'abord le sein gauche, j'ai regardé chaque aiguille y compris celle qu'il avait mise dans mon téton puis ce fut le tour du sein droit, des gouttes de sang se formait sur ma peau. Il a ensuite fait comme s'il allait enlever la première aiguille dans le téton, il l'a donc fait glisser comme pour la sortir avant de l'enfoncer à nouveau et faire quelques va et vient dans mon téton percé avant de la retirer. Du sang, quelques gouttes qui tombent, picotement du désinfectant. Il a également retiré la pince entre mes jambe réveillant cette partie endormie.

Je ne supporte pas la vue du sang, je ne me sentais pas très bien, j'ai cru que j'allais faire un malaise mais je n'ai rien dit et  j'ai repris ma place sur table, partageant un peu de mon sang avec la couverture. J'avais les yeux clos, mon Maître claqua sévèrement mes fesses avec le paddle, sa main, le fouet, parfois le martinet dont la douleur me semblait réconfortante, parfois il passait le côté fourrure du paddle sur ma peau, repos éphémère car dès qu'il reprenait la douleur était cuisante mes jambes fléchissaient, sans mot d'alerte mais avec des "Maître" implorant dont il ne se préoccupait parfois pas ou qui le faisait arrêter quelques secondes.

A chaque fois que je me laissais aller, la douleur revenait de plus belle car je restais ancrée dans le réel.

- Qu'est ce qui ne va pas ? Parle !
PARLE !
- J'ai des pensées parasites.
- A quoi penses- tu ?
- A l'infirmier... je ne peux pas avoir de marques.

Vu ce que mon Maître m'avait fait subir, je ne doutais pas que j'aurai du mal à lui présenter le haut de mes fesses le lendemain comme je le fais trois fois par semaine.

- C’est trop tard pour maintenant, il fallait y penser avant.


Ce fut un mélange où prédominait la douleur à l'état pure. Je me souviens de mes échanges avec mon amie qui m'avait dit qu’elle s'était fait une raison et elle-même acceptait  qu'il en soit ainsi au début, c'est un cap auquel il n’est pas possible d'échapper.

Mon Maître me détacha en me disant que c'était assez pour aujourd'hui.

Je n'étais pas contente de moi, j'étais trop faible, bien qu'ayant fait tomber mes barrières mentales mon corps et mon esprit refusaient cette douleur ou en tout cas ne l'acceptaient pas comme je le souhaitais.

La chaleur se diffusait dans mes fesses .

Mon Maître m'a amené vers l’escalier en me demandant de monter.

- On dirait que tu as quelque chose à dire.
- Oui, Maître, je voudrais réessayer à quatre pattes.

Nous sommes retournés dans la pièce où je me suis mise en position. Mon Maître a repris son long fouet en cuir qui fait près d'un mètre cinquante et n'a utilisé que celui-ci.

Quelques coups d'abord légers sur les fesses, pas un bruit, pas un souffle ne s'échappe de ma bouche, il intensifie ses coups mais la douleur me semble beaucoup plus légère, j'essaie de ma caler sur son rythme (petit clin d'oeil à mon amie qui se reconnaitra), alors il continue encore et encore, sur le dos, les fesses, les enroulés viennent claquer le devant de mes cuisses, je n'aime pas ça, j'essaie d’écarter les jambes pensant naïvement que le fouet ne m'atteindrait plus mais il n'y a rien à faire, le fouet claque parfois sur mes bras, c’est intense, très intense mais je retrouve l'état dans lequel j'étais lors de notre première soirée bdsm, je supporte, j'ai envie d'encore, je sens les coups différents de mon Maître parfois avec l'extrémité parfois plus lourds, j'ai chaud, je crie, je me met en boule, puis à nouveau à quatre pattes, je ne réfléchis plus, je ne sais pas ce qui m'arrive, j'ai énormément de mal à l'écrire dans cet article, je ne trouve pas de mots, je n'arrive pas à analyser et à me remémorer toutes mes émotions.

Je me retrouve quelques pas plus loin, les bras fléchis, la tête près du sol, haletante, j'ai l'impression que tout a lâché (oh que ça m’énerve de ne pas trouver les mots justes !).

Je ne me souviens pas quand il s'est arrêté, je me suis retrouvée debout, puis derrière lui en direction de l'escalier, je ne sentais plus mes jambes, j'avais l'impression qu'elles ne pouvaient plus me porter, mon Maître m'a soulevé dans ses bras, j'étais incapable de marcher et il nous a ramené dans la chambre.

Il m'a posé sur le lit, j'entendais ma respiration, rapide, haletante mêlée à des gémissements ou je ne sais quoi d'autre. Je savais qu'il n'était pas normal d'être dans cet état mais je n'arrivais à pas à me contrôler.

Je ne sais pas si mon Maître a eu peur pour moi mais je me souviens de ces lentes caresses sur mon visage.

- Doux, tout doux
Redescends doucement

Je me sentais en sécurité, il m'a apaisée et petit à petit je me suis calmée.

Nos corps se sont trouvés pour ne faire plus qu'un, puis je me suis assise sur Lui car il voulait me regarder, mais quelque chose n'allait pas car même en mettant mes mains dans le dos je me sentais libre et je lui ai dit.

Il m'a donc plaqué sur le lit en tenant mes bras et en me baisant, il a déversé sa salive dans ma bouche et à cet instant j'avais envie qu'il crache sur mon visage, mais il ne peut lire dans mes pensées ni même agir en fonction de mes envies alors il n'en a rien fait.

C'est peut être curieux quand on le lit comme ça, je n'aime pas l'humiliation et à cet instant il n'y aurait eu aucune humiliation, je n'aime pas non plus le manque de respect qui doit être mutuel mais je n'y vois pas non plus de manque de respect. Cela s'inscrivait juste dans l'instant, dans notre relation et ça n'aurait eu qu'une signification pour moi : Je suis à Lui.

Il a marqué mon visage de son plaisir, j'ai contemplé Ses marques sur ma peau, moment immortalisé par quelques photos, malheureusement elles ne rendent pas hommage aux véritables couleurs et aux multiples zébrures.

Ce fut une séance d'une intensité mémorable après laquelle nous étions encore plus proches.

Et s'il me l'avait demandé je me serais remise en position pour sentir à nouveau la morsure du fouet.

Nous avons du prendre la route un peu après, proposition de youtube qui me propose une chanson qui date un peu, musique assourdissante dans la voiture et une envie d'une séance improbable de fouet sur ce rythme.


Au plaisir d'une prochaine séance Maître,

Respectueusement,
Votre esclave qui se sent "entière"

lundi 2 octobre 2017

Un peu de nous...


Ce jour-là, mon Maître travaille exceptionnellement de la maison. Nous passons chacun la matinée attelé à notre tâche dans des pièces différentes, nous ne faisons que nous croiser mais sa simple présence suffit à me satisfaire. Nous allons ensuite déjeuner en famille avant que l'école ne reprenne.

Mon Maître a un rendez-vous professionnel dans l'après -midi, il aurait pu me déposer chez nous mais ce trajet est un temps de plus ensemble et je l'accompagne avec plaisir. Il me laisse dans la voiture, sur le parking. Ambivalence de mon caractère souvent impatiente, stressée et m'énervant facilement (rarement avec Lui), je peux rester des heures dans une voiture à attendre sans m'ennuyer. Je m'occupe pendant son rendez-vous, il me rejoint environ une heure après.

Nous reprenons la route pour regagner notre domicile Au cours du trajet je retire à sa demande mon soutien-gorge sans en être vraiment surprise. A notre arrivée, il s'installe devant son pc dans la salle à manger et je lui apporte un thé. Il me demande de retirer ce que je porte en bas, ce que je m'empresse de faire, et m'indique d'un regard où je dois me placer. Je m'agenouille près de lui et lui présente sa tasse.

J'ai très certainement fermé les yeux car je n'ai pas anticipé ce qui est arrivé, surprise par mon propre cri incontrôlé (voilà un cri non identifié qu'il nous faudra ajouter à ma liste). En ouvrant les yeux j'ai découvert sa cuillère brûlante sur mon téton. Je me suis demandée s'il allait recommencer, j'ai gardé les yeux ouverts, la cuillère après s'être à nouveau réchauffée dans son thé est venue se coller à l'autre sein, la douleur m'a arraché encore un petit cri mais elle fut plus supportable car j'y étais préparée.

Il débarrasse ensuite un coin de la table et me demande de m'y asseoir, face à lui, jambes grandes écartées en précisant que si je tente de les refermer j'aurais dix coups de fouet. La position est assez inconfortable mais j'aime l'idée de le divertir pendant qu'il travaille.

Il finit par aller chercher mon jouet et me demande de me caresser. Je m'imagine simple centre de table, juste là pour le divertir et ça me plaît.

Je garde le plus souvent la tête baissée ou les yeux fermés mais lorsque je la relève je le vois en train de regarder ma chatte se liquéfier. Il s'approche de moi, sensation inconnue de picotements, j'ouvre à nouveau les yeux, mon Maître teste des piles.

Avez-vous déjà mis une pile 9v sur votre langue pour voir si elle était toujours chargée ? Et bien c’est à peu près ce qu'il fait avec mon intimité et fort heureusement les piles ne sont pas neuves mais ça picote encore pas mal.

Puis mes caresses reprennent, je gémis et me tortille de plaisir, suffisamment pour que mon Maître n'ait plus la tête au travail.

Nous montons, quelques coups de ceinture sans préparation desquels j'essaie de me dérober par réflexe suivi du bonheur d'être utilisé pour son plaisir.

Voilà un peu de notre quotidien.

mercredi 27 septembre 2017

Les marques... de l'incompréhension à la fierté



Une envie de vous parler de ce sujet qui me trotte dans la tête depuis plusieurs semaines : les marques. Pas celles qui laissent une signature indélébile, un marquage au fer, un tatouage mais simplement de ces meurtrissures éphémères laissées sur le corps par le Maître.

Ma vision de celles-ci a beaucoup évolué depuis le début de notre relation et afin d'être totalement honnête avec moi-même mais aussi avec vous, il me faut tout d'abord évoquer ce qu'elles représentaient pour moi il y a quelques temps.

A vrai dire, sans jugement, quelque chose chose m'échappait. Je ne comprenais pas cette exposition de fesses violacées par une soumise ou un Maître (d'ailleurs je tiens à préciser que nous ne sommes pas égales devant ces couleurs, certaines soumises marquent facilement et d'autres non, les couleurs à elles seules ne suffisent donc pas à plonger dans l'intimité et l'intensité d'une séance).

Il me manquait le contexte, il n'y avait pas d'histoire, pas de lien, juste un moment figé, des fesses aux couleurs de l'arc-en-ciel que l'on expose comme un trophée, je n'en comprenais pas le sens.

J'avais l'impression que la "qualité" de la soumise se résumait à ça comme si cela la rendait meilleure car elle supportait beaucoup, j'avais la même impression du côté du Maître, pensait-il que cela faisait de lui un meilleur Maître ?

Décidément je n'avais pas la même vision des choses et pour moi la soumission se jouait d'abord à l'intérieur : le respect, le dévouement, l'obéissance, l'abandon...

Il m'a fallu du temps pour comprendre... jusqu'à ressentir moi même cette envie de porter Ses marques, ces traces éphémères qui me rappellent à Lui.

Le souvenir d'une séance, de notre complicité, ce besoin de le sentir dans ma chair, de me sentir toute à Lui, le plaisir de les contempler devant le miroir... ses griffes rouges sur mon dos, mon cul rougi par le martinet, les lignes violacées si nettes du fouet... le contact charnel de mes doigts effleurant la chair gonflée de mes cuisses.

Chaque instrument laisse sa propre empreinte et mon corps n'est autre que l'illustration partielle de notre partage.

Il m'arrive souvent de regretter l'absence de marques, mon cul rougi qui retrouve  trop vite sa couleur... et dans ces moments il n'y a qu'un mot, la déception.

Je ne sais pas si c'est mon envie de découverte de douleur qui me pousse à les aimer. Cette découverte devenue une nécessité, je veux voir jusqu'où je peux aller, je veux céder, m'offrir à Lui pleinement.

Je me sens incomplète et je sais ce qu'il me manque.

Je sais que je ne suis pas encore prête à avoir une partie du corps totalement violacée ou noire, non, physiquement je n'en suis pas là, j'en suis très loin même si les barrières sont tombées au niveau mental, je sais que je ne suis pas (encore) assez résistante pour cela.

Ce n’est pas un concours, peut être que je ne le serai jamais, je doute même que mon Maître m'amène un jour aussi si loin, cela se joue entre Lui et moi mais une chose est sûre c'est que je suis fière de porter Sa marque.

Quelques précisions s'imposent : je ne cautionne en aucun cas les violences conjugales.

Je ne ressens aucune violence ou de méchanceté dans nos échanges, le Maître n’est pas un bourreau, il respecte sa soumise/son esclave, il s'agit d'un consentement mutuel où chacun apporte à l'autre et il y a toujours la possibilité de tout arrêter à l'aide des mots d'alerte.

mardi 5 septembre 2017

Retrouver ma place...


Hier c'était la reprise, pour les enfants, oui, mais pas seulement. Mon Maître avait posé sa journée et après avoir amené notre enfant à l'école il m'a demandé si j'étais prête.

J'ai accueilli la nouvelle avec un immense sourire aux lèvres et beaucoup d'impatience. Une demi- heure après j'étais agenouillée dans une semi-obscurité, le volet étant presque entièrement fermé, la lumière des bougies ondulant au rythme de notre playlist, simplement vêtue d'un string rouge, couleur choisie par mon Maître (le manque de temps m'ayant contrainte à abandonner l'idée de retrouver le soutien gorge assorti).

Je n'étais pas stressée bien au contraire, j'étais joyeuse, si heureuse de pouvoir retrouver ma place et reconnaissante de ce temps qu'il m'accordait.

La séance a été si riche en émotions qu'il m'est difficile d'en retrouver la chronologie, j'ai même quelques "trous noirs", je m'excuse donc par avance si mon récit est un peu décousu ou si mon Maître trouve que j'ai inversé ou oublié certaines choses. J'avais simplement décidé de profiter de ce moment à deux en me laissant aller sans essayer d'en mémoriser le déroulement.

Mon Maître est entré, je n'ai pas osé le regarder, j'ai gardé la tête baissée, je réalise maintenant que je ne me souviens même pas avoir vu ses pieds, peut-être avais-je les yeux fermés... Il a passé le bandeau de satin sur mes yeux puis m'a invité à me relever.

Une corde douce a été placée autour de mon cou. Amusée je lui dis qu'il s'agissait de la corde rouge, nous avons cinq couleurs de cordes mais seules deux sont douces et comme il m'avait demandé de porter du rouge... (d'ailleurs le seul sous vêtement que je portais a rapidement disparu)

A la manière dont les cordes épousaient mes courbes j'ai rapidement deviné que mon Maître réalisait un cordage que j’affectionne beaucoup, purement esthétique, mettant en valeur ma taille, me rendant à mes yeux plus belle et plus féminine. Puis il pinça mes seins avec des pinces et je m'amusais une fois de plus à deviner desquelles il s'agissait. Ce début des séance fut entrecoupé par mes remarques. Si j'aime la musique forte pendant les moments "intenses", je la préfère plus discrète à d'autres, mon Maître a ainsi du baisser et augmenter le volume deux fois à ma demande car je n'arrivais pas à plonger dans ma bulle.

Le fouet a paresseusement caressé ma peau, mon Maître m'a fait respirer son parfum, l'odeur du cuir avant de me demander de l'embrasser.

Il me demanda ensuite si rien ne me choquait ? Je lui répondis que non, qu'aurais-je dû remarquer ?

Il plaça la lourde chaîne autour de mon cou en me rappelant qu'il ne m'avait pas encore mis mon collier, celui que je porte durant nos séances et qu'aujourd'hui mon collier serait fait de chaîne. Il emprisonna donc d'abord mon cou avec cette lourde chaîne. Puis, avec la longueur restante  il emprisonna mes poignets à l'aide de mousquetons puis mes chevilles dans l'esprit d'une sirik avant d'attacher le reste à un crochet fixé à une poutre au dessus de moi.

Il m'inclina pour que je lui présente mes fesses et le martinet commença à les échauffer longuement. Pas un bruit, pas un gigotement, les coups me semblaient bien trop légers, presque ennuyeux, je ne dis cependant rien pensant que mon Maître savait mieux que moi ce dont j'avais besoin et que cet échauffement était nécessaire pour mieux supporter la suite.
Les lanières devinrent ensuite plus mordantes et enfin les premiers cris franchirent mes lèvres, mes fesses devaient avoir une jolie couleur rouge, je sentais leur chaleur.
Le paddle côté fourrure me parut incroyablement doux et j'ai beaucoup aimé ce contraste de sensations puis mon Maître le tourna côté cuir et bien qu'habituellement ce soit un objet facile à supporter les coups me firent gigoter, crier, je ne me souviens plus s'il a ensuite repris le martinet, je crois que oui,  je me souviens juste que mon Maître m'a permis d'avoir cette seconde pour redescendre lorsque la douleur devenait trop vive afin de me recentrer.

Après m'avoir détachée je me suis allongée sur le lit, soulagée d'avoir un moment de répit. J'ai par la suite regretté cette idée, peut-être fallait-il qu'il brise cette barrière qui me retient, cette frontière devant laquelle nous arrêtons par peur d'aller trop loin.

Mon Maître m'a mis dans les mains mon jouet, le body wand auquel je n'avais pas eu droit pendant les vacances.

- Tiens, voilà une récompense

- Je n'en ai pas besoin Maître

Je ne pensais pas la mériter, ça n'avait pas été si difficile que ça mais il n'a pas apprécié que je conteste, je me suis donc rangée à sa demande.

Je croyais qu'il allait me faire jouir dès les premières vibrations, ça faisait si longtemps que je ne l'avais pas utilisé mais non. Il vibrait mais ne me donnait pas autant de plaisir que je l' espérais. Agacée, je jouais avec la molette pour en augmenter l'intensité. Je pris surtout conscience que j'étais terriblement tendue et que je n'arrivais pas à me laisser aller. Petit à petit avec un brin de patience je me suis détendue jusqu'à ce qu'il me mène à l'orgasme.

Mon Maître l'a ensuite remplacé par le womanizer  juste à ce moment où on se dit que c'est trop sensible pour recommencer mais mes suppliques n'ont pas été entendues. Il commença d'abord par me caresser en me maintenant le jouet entre les jambes avant que je puisse le prendre moi-même en main. La "succion" alliée aux nouvelles cordes (me maintenant les jambes écartées) et aux doigts experts de mon Maître me firent chavirer. C'était délicieusement bon ! J'aime me sentir ainsi offerte à lui, complètement impudique, j'aime que ses doigts me fouillent en me disant à quel point je suis mouillée, qu'ils me dilatent et m'écartent davantage, oh que j'avais envie d'être "fistée" et sentir sa main entrer toute en moi mais mon Maître n'alla pas jusque là cette fois. Je me suis tordue de plaisir, criant et jouissant à plusieurs reprises.

Je me suis ensuite retournée pour me placer à quatre pattes sur le lit, le fouet est venu claquer mes fesses, une morsure aussi brève que vive. Un coup, un deuxième, je gesticulais déjà, essayant de me dérober en me déplaçant légèrement dans le lit. Il continua.. Je regrettais que les coups soient donnés avec tant de mordant, j'aurais préféré sentir un coup dur donné avec une partie plus large du fouet plutôt que cette extrémité sournoise qui sans bruit m'arrachait des cris.

La tête enfouie dans l'oreiller je tentais d'accepter cette douleur, de protéger avec mes bras mes seins sur lesquels le fouet venait parfois. Et puis j'ai enlevé cet oreiller, posant mon front contre le matelas, les bras tendus comme je le pouvais devant moi, sentant la contrainte de mes chaînes, la position d'une esclave se prosternant pour son Maître, voilà ce que ça représentait pour moi. Ce n’est pas grand chose et pourtant ça m'a grandement aidé, une petite phrase qui tourne en boucle ("être son esclave"), un changement d'état d'esprit et une meilleure acceptation de la douleur (sauf ce coup qui s'est égaré sur mon intimité, je doute que mon Maître ait intentionnellement visé mes petites lèvres et ça m'a beaucoup surprise).

J'ai entendu mon Maître déboutonner son jean regrettant qu'il ne me laisse pas le temps d'aller plus loin, je lui ai demandé de sentir le fouet, un coup plus dur, un coup qui claque avec une partie plus épaisse et il a accédé à ma demande en me donnant des impacts plus lourds.

Après s'être allongé sur le lit je  me suis mise à califourchon sur lui, une jambe de chaque côté sans avoir la possibilité de bien m'ajuster, mes pieds étant toujours maintenus par les chaînes, chaque mouvement tirait sur celle-ci et provoquait ainsi une douleur au dessus des chevilles. C'est un peu comme s'il s'agissait d'une corde tendue au maximum sur laquelle il faut tirer encore sauf que la chaîne ne bouge pas mais comprime les membres un peu plus à chaque mouvement.

J'étais "satisfaite" tout en pensant qu'il me manquait quelque chose. J'aurais aimé tout essayer, sentir les aiguilles ou n'importe quoi d'autre. J'avais eu énormément de plaisir mais je ressentais malgré tout un vide, un manque.

J'ai remué les hanches sur mon Maître et chose qui arrive rarement j'ai eu un nouvel orgasme ainsi. J'ai à nouveau profité du jouet seule et sur lui,  je suis devenue son objet de plaisir ou je suis simplement devenue plaisir.

Hyper sensible ou réceptive, j'ai hurlé mon plaisir... mon bandeau est tombé, j'ai plongé mon regard flouté dans le sien, mon Maître a tiré un peu sur mon bandeau, je rêvais qu'il me le resserre davantage autour de mon cou et sentir son étranglement et ça m'a à nouveau embrasée.

Ses mains ont tiré sur les miennes, écartant au maximum mes chaînes dans une douce douleur de plaisir. Nos mains se sont enlacées et tout mon corps s’est mis à trembler, ne plus rien contrôler, ne plus réfléchir, lui hurler encore mon plaisir. Jamais je n'avais tant joui avec Lui.

La séance s'est achevée, j'ai regagné ma place sur le sol, me prosternant devant lui pour le remercier.

Malgré mon coup de mou, j'ai pris conscience dès le début de la séance que je n'avais aucun mal à être à ma place, je ne me suis pas sentie moins soumise, j'étais à ma place, celle où je me sens bien.

Il m'a permis de me relever et nous sommes longuement regardés. Les yeux brillants, son regard était rempli d'émotion tandis que mes larmes roulaient sur mes joues en écoutant ses mots

- Et si notre vie ressemblait à ça... ça n'a pas de prix.

Ça ne veut peut être rien dire quand on le lit sans en comprendre le contexte mais ils résonnent en moi comme une promesse.

jeudi 31 août 2017

Petit coup de mou...


Je savais que la période de vacances limiterait considérablement notre possibilité d'exprimer notre lien, ne serait que par l’espacement obligatoire des séances. Durant cet été, mon Maître m'a pourtant fait vivre des choses que je ne pourrais probablement pas vivre le reste de l'année que ce soit pendant nos vacances ou pendant cette semaine où nous nous sommes retrouvés juste tous les deux.

Au fil des jours j'ai vu combien j'avais évolué par rapport à l'été dernier où j'avais fini par tout remettre en question ne supportant plus ce retour forcé à la vanille et la distance qui allait avec.

Fière de moi, je l'ai été, pensant même que les efforts de mon Maître pour me rendre patiente avait payés. J'étais sereine, j'étais à la fois sa femme mais aussi sa soumise, son esclave prête quand il en avait besoin, toujours vigilante, à l'affût du moindre signe, de chaque regard m'invitant à adopter un comportement, simplement dans l'attente le reste du temps mais toujours sereine.

Je ne doute plus de nous, je sais ce que nous sommes et c’est certainement ça qui m'a beaucoup aidé. Nous apprenons toujours mais nous ne sommes plus à nos débuts, la confiance est installée. Je sais ce qu'il veut pour nous, je sais qu'il Maître au fond de Lui, que cette vie nous rend heureux.

Il n'y a rien à remettre en question.

Alors que s'est-il passé ? Comment ai-je pu déraper alors que nous sommes aussi proches de la rentrée ?

Cela fait une dizaine de jours que la femme que je suis reprend sa place, celle que j'étais... avant.

Bien sûr je sais qu'il est toujours mon Maître mais mon comportement ou mon état d'esprit m'éloignent parfois de ma place.

Je taquine, je teste, je vérifie, j'attends qu'il me reprenne. Je ne ressens plus de la même façon ma place, lorsque je suis à genoux, je pense (trop) rapidement la douleur que je ressens dans les jambes, aux conséquences en m'agenouillant à ses côtés avant d'aller au lit laissant présager que je vais encore avoir des douleurs la nuit qui vont m'empêcher de bien dormir.

Pas facile de venir écrire ça ici. C’est tellement mieux de dire quand tout va bien.

Et dans ce paradoxe je ne suis pas pressée de retrouver mon quotidien de la rentrée, les allers/retours,  les devoirs le soir, le stress quotidien, ces moments où on se fâche pour rien.

Ce qui me gêne le plus c'est que cet éloignement de ma place change mon ressenti, il y a peu j'étais prête à céder à tout juste par acceptation, par envie d'abandon total, de dépassement de soi ou encore de libération.

Je rêve parfois que mon Maître me fasse "craquer", qu'il ne me laisse pas le temps d'analyser, de gérer, de contrôler, que mon esprit cède et me permette pleinement de m'abandonner. Oh que je rêve de ce moment où je ressentirai une totale libération.

Aujourd'hui, je suis ailleurs, la dernière séance datant un peu j'appréhende la prochaine.

J'ai l'impression d'avoir fait un énorme bond en arrière, de ne pas retrouver si sereinement ma place, celle où je me sens bien, où le monde s'arrête de tourner, où plus rien n'a d'importance, j'ai peur de ses prochains coups en me demandant si j'arriverais à les supporter encore, peur aussi de ne plus réussir à lâcher prise. C’est un peu comme si je me sentais moins à la hauteur.

Je me suis demandée si mon Maître savait tout ça, il me semblait important de lui dire avant la "reprise" alors nous avons abordé le sujet hier.

Même s'il avait forcément vu que j'étais plutôt taquine ou "rebelle" comme il le dirait, ses mots m'ont interpellés "tu n'es pas soumise en ce moment". Oh que ces mots me touchent, ils sont durs à attendre, je sais ce qu'il a voulu dire, il ne s'agit pas d'un jugement. Soumise je le suis mais je ne suis pas celle qui a l'habitude d'avoir, cette esclave qui se satisfait d'une simple petite caresse sur les cheveux ou d'une joue posée contre sa cuisse, c'est mon état d'esprit qui ne va pas.

Il m'a étonnée car il lit mieux en moi que je ne le pensais. Le Maître sait ce qui n’est pas dit et ce qui se passe à l’intérieur et la peur que je ressens à l'idée de notre prochaine séance.

Il m'a rassuré, je suis son esclave, c'est en moi et je retrouverai ma place.

Mon Maître a décidé de me reprendre en main et c'est agenouillée à ses pieds que j'ai pris mon petit-déjeuner (avec toujours ces fichues douleurs dans les jambes, je crois que la reprise du sport ne me fera pas de mal).

Petit coup de mou mais pas de montagnes russes et avec respect je le laisserai à nouveau me guider.