Anaëlle, esclave de Maître Phénix, Carnet intime d'une Soumise

mercredi 4 octobre 2017

Quand le Maître fait craquer son esclave...


2 heures, voilà 2 heures que notre séance s'est terminée lorsque je commence la rédaction de ce récit. J'ai les fesses endolories, des marques enflées sur les cuisses, le dos parsemé de zébrures, des dizaines de petits points rouges sur le ventre, des hématomes sur les seins et les cordes imprimées dans ma peau s'effacent peu à peu.

Mon corps raconterait certainement mieux que moi cette séance intense car tout est confus dans mon esprit, je ne sais pas ce qui réellement passé, je peine à mettre des mots et des émotions sur la totalité de cette séance...

Être ponctuelle, voilà ma première mission, essayer de m'organiser, définir combien de temps il me faut pour me doucher et me préparer.
Le réveil indiquait 14h26 lorsque j'ai regardé l'heure dans notre chambre, satisfaite d'avoir un peu d'avance, j'avais déjà mis en marche notre playlist, pas suffisamment fort pour qu'il l'entende car il me fallait encore m'installer et placer sur mes yeux mon bandeau. Je l'ai attendu non pas agenouillée comme il me l'avait indiqué mais prosternée, les fesses sur les talons, le front sur le sol et les bras tendus en avant. Je voulais l'accueillir comme l'esclave que j'étais avec tout le respect que je lui devais, profondément reconnaissante de ce temps qu'il nous offrait.

Tout en refermant mon collier sur ma nuque il m'a dit :

- Je ne te demande pas de me rappeler tes mots d'alerte, tu les connais, mais avec ce que je vais te faire vivre aujourd'hui, n'hésite pas à les utiliser.

Voilà qui donnait le ton de la séance et je me suis demandée ce qu'il me réservait, ce qu'il allait me faire, si je serais à la hauteur...

Il a commencé par passer les cordes autour de ma poitrine, comprimant ainsi un peu mes seins, je ne pensais qu'à Lui, à ses mots, à ce qu'Il voulait me faire vivre, je me suis dit qu'aujourd'hui être son esclave aurait peut être un autre sens. Pas pour Lui, avant tout pour moi. Je me répétais que quoi qu'il me fasse vivre je le suivrai.

Il m'a ensuite guidée vers le lit et m'a donné mon jouet en me demandant de me caresser. Je n'étais pas encore excitée, je n'étais pas dans la recherche de plaisir et les vibrations ne m'en donnaient pas, j'étais simplement bien et mon seul désir était de me donner à Lui. Je le gardais néanmoins entre mes jambes comme il l'avait demandé.

- Est-ce que tu sais ce que je te réserve aujourd'hui ?
- Non, Maître

Le bruit de l'armoire qui s'ouvre, d'une boîte, je guette chaque bruit en tentant de mettre des images dessus.

- Et maintenant, tu sais ?
- Oui, ce sont les aiguilles, Maître.

Je crois qu'il m'a passé des élastiques autour des seins, puis j'ai senti la compresse froide pour le désinfecter. J'étais prête, j'en avais envie, ça faisait longtemps qu'il ne les avait pas utilisées.

Je fus surprise lors de la pose de la première aiguille pensant que mon Maître avait un réel talent pour les poser car ça ne fut pas douloureux. Il en posa encore quelques unes puis s'attaqua au téton, partie la plus sensible qui m'avait fait pleurer la dernière fois qu'il l'avait transpercé mais ce ne fut pas le cas aujourd'hui, prête à accepter tout ce qu'il voulait me donner. Je ne sais plus si j'ai crié, je suis incapable de m'en souvenir, j'ai grimacé c'est certain car la douleur était bien réelle, une deuxième aiguille à transpercer mon téton dans l'autre sens formant ainsi une croix.

Il s'occupa ensuite de l'autre côté et mon autre sein subit le même traitement.

- Tu seras fière de toi... moi je le suis

A ses mots je l'étais car lui l'était.

Il désinfecta ensuite mon ventre, de chaque côté. Je ne manquais pas de lui dire que je n'aimais pas la compresse froide, j'ai horreur du froid, alors que je ne m'étais pas plainte des aiguilles. Trois aiguilles de chaque côté, là où la peau est fine et tendue. Je n'ai pu retenir mes cris, je me suis tortillée, contrairement à ce que l'on pourrait penser c'était encore plus douloureux que sur la poitrine.

Durant tout ce temps le jouet est resté entre mes jambes avec une impossibilité de décoller. Je sais qu'Il s’est probablement dit que cela m'aiderait à supporter la douleur et ça aurait été le cas si j'avais eu du plaisir mais il se refusait à moi et j'en fis part à mon Maître.

- Ne t'en fais pas j'ai tout mon temps, je te réserve encore bien d'autres choses et je ne t'ai pas demandé de jouir.

Il continua à torturer mes seins en y ajoutant des pinces puis joua longuement avec la roulette de wartenberg, elle roula sur mes jambes, mon ventre, le dessus de ma poitrine, mon visage, mes lèvres. Il l'appuya de plus en plus fort si bien qu'il me reste encore toutes ces empreintes sur le ventre à l'heure où j'écris. J'aimais ça !

Il se pencha vers moi pour m'embrasser et le plaisir est arrivé d'un coup me faisant jouir, puis il a craché dans ma bouche et de nouveau il m'a fait jouir à moins que mon orgasme ne me quittait simplement plus.

Il retira mon jouet pour s'occuper de mon intimité, il plaça une pince japonaise sur mes petites lèvres, celle qui se resserre lorsqu'on tire dessus et il accrocha la seconde sur la première. La douleur était atroce, je sentais les palpitations sur ma lèvre au niveau où était fixée la pince, j'avais l'impression de sentir le rythme de mon cœur. Je ne savais pas comment faire pour gérer ou accepter cette douleur, les mots d'alerte sont passés dans ma tête avec une incapacité de les prononcer. je devais résister même si je ne savais pas comment j'en serai capable.

Il m'a ensuite demandé de me relever, je tâtonnais pour savoir quand j'allais descendre du lit comme j'avais toujours le bandeau sur les yeux en tentant de ne pas accrocher les pinces entre mes jambes.

A sa demande, je l'ai retiré pour regarder dans le miroir les aiguilles, j'aurai pu en profiter pour descendre entre mes jambes et voir ce qu'il m'avait fait mais je n'y ai même pas pensé, il m'avait simplement demandé de regarder les aiguilles.

La laisse est venue se fixer à l'anneau de mon collier et il m'a emmené au rez-de-chaussée. La table de salle à manger était complètement débarrassée, le canapé repoussé.

- Tu gardes les aiguilles ?

Il faut croire que j'ai dit oui.

J'ai plaqué ma poitrine contre la table froide, pieds au sol, hanches plaquées contre le bord.

Dans un élan de compassion mon Maître m'a placé une couverture sur celle-ci. Je me sentais délicieusement bien, j'avais l’impression d'être chanceuse et jamais une couverture ne m'a paru si confortable.

Il a accroché mes chevilles aux pieds de table, il a relié mes poignets en plaçant une corde dans les bracelets de contrainte et l'a attaché à l'autre extrémité, me laissant ainsi bras tendus vers l'avant contre la table.

Je me sentais prisonnière, je savais que je ne pourrai pas me dérober, je ne pourrai pas fuir, j'étais attachée.

Mon Maître a claqué mes fesses avec divers objets durement, j'ai oublié la douleur des pinces entre mes jambes, elles ne me faisaient plus mal.

Je bougeais malgré tout au niveau de la poitrine et mon Maître a senti que quelque chose me tracassait.

- J'ai peur d'accrocher les aiguilles

Je me souviens avoir eu une boule très gonflée sur la main à cause d'une aiguille qui s'était détachée. Mon maître n'a pas voulu prendre de risque il a libéré mes bras, je me suis redressée et il les a enlevé  en me demandant de regarder.

D'abord le sein gauche, j'ai regardé chaque aiguille y compris celle qu'il avait mise dans mon téton puis ce fut le tour du sein droit, des gouttes de sang se formait sur ma peau. Il a ensuite fait comme s'il allait enlever la première aiguille dans le téton, il l'a donc fait glisser comme pour la sortir avant de l'enfoncer à nouveau et faire quelques va et vient dans mon téton percé avant de la retirer. Du sang, quelques gouttes qui tombent, picotement du désinfectant. Il a également retiré la pince entre mes jambe réveillant cette partie endormie.

Je ne supporte pas la vue du sang, je ne me sentais pas très bien, j'ai cru que j'allais faire un malaise mais je n'ai rien dit et  j'ai repris ma place sur table, partageant un peu de mon sang avec la couverture. J'avais les yeux clos, mon Maître claqua sévèrement mes fesses avec le paddle, sa main, le fouet, parfois le martinet dont la douleur me semblait réconfortante, parfois il passait le côté fourrure du paddle sur ma peau, repos éphémère car dès qu'il reprenait la douleur était cuisante mes jambes fléchissaient, sans mot d'alerte mais avec des "Maître" implorant dont il ne se préoccupait parfois pas ou qui le faisait arrêter quelques secondes.

A chaque fois que je me laissais aller, la douleur revenait de plus belle car je restais ancrée dans le réel.

- Qu'est ce qui ne va pas ? Parle !
PARLE !
- J'ai des pensées parasites.
- A quoi penses- tu ?
- A l'infirmier... je ne peux pas avoir de marques.

Vu ce que mon Maître m'avait fait subir, je ne doutais pas que j'aurai du mal à lui présenter le haut de mes fesses le lendemain comme je le fais trois fois par semaine.

- C’est trop tard pour maintenant, il fallait y penser avant.


Ce fut un mélange où prédominait la douleur à l'état pure. Je me souviens de mes échanges avec mon amie qui m'avait dit qu’elle s'était fait une raison et elle-même acceptait  qu'il en soit ainsi au début, c'est un cap auquel il n’est pas possible d'échapper.

Mon Maître me détacha en me disant que c'était assez pour aujourd'hui.

Je n'étais pas contente de moi, j'étais trop faible, bien qu'ayant fait tomber mes barrières mentales mon corps et mon esprit refusaient cette douleur ou en tout cas ne l'acceptaient pas comme je le souhaitais.

La chaleur se diffusait dans mes fesses .

Mon Maître m'a amené vers l’escalier en me demandant de monter.

- On dirait que tu as quelque chose à dire.
- Oui, Maître, je voudrais réessayer à quatre pattes.

Nous sommes retournés dans la pièce où je me suis mise en position. Mon Maître a repris son long fouet en cuir qui fait près d'un mètre cinquante et n'a utilisé que celui-ci.

Quelques coups d'abord légers sur les fesses, pas un bruit, pas un souffle ne s'échappe de ma bouche, il intensifie ses coups mais la douleur me semble beaucoup plus légère, j'essaie de ma caler sur son rythme (petit clin d'oeil à mon amie qui se reconnaitra), alors il continue encore et encore, sur le dos, les fesses, les enroulés viennent claquer le devant de mes cuisses, je n'aime pas ça, j'essaie d’écarter les jambes pensant naïvement que le fouet ne m'atteindrait plus mais il n'y a rien à faire, le fouet claque parfois sur mes bras, c’est intense, très intense mais je retrouve l'état dans lequel j'étais lors de notre première soirée bdsm, je supporte, j'ai envie d'encore, je sens les coups différents de mon Maître parfois avec l'extrémité parfois plus lourds, j'ai chaud, je crie, je me met en boule, puis à nouveau à quatre pattes, je ne réfléchis plus, je ne sais pas ce qui m'arrive, j'ai énormément de mal à l'écrire dans cet article, je ne trouve pas de mots, je n'arrive pas à analyser et à me remémorer toutes mes émotions.

Je me retrouve quelques pas plus loin, les bras fléchis, la tête près du sol, haletante, j'ai l'impression que tout a lâché (oh que ça m’énerve de ne pas trouver les mots justes !).

Je ne me souviens pas quand il s'est arrêté, je me suis retrouvée debout, puis derrière lui en direction de l'escalier, je ne sentais plus mes jambes, j'avais l'impression qu'elles ne pouvaient plus me porter, mon Maître m'a soulevé dans ses bras, j'étais incapable de marcher et il nous a ramené dans la chambre.

Il m'a posé sur le lit, j'entendais ma respiration, rapide, haletante mêlée à des gémissements ou je ne sais quoi d'autre. Je savais qu'il n'était pas normal d'être dans cet état mais je n'arrivais à pas à me contrôler.

Je ne sais pas si mon Maître a eu peur pour moi mais je me souviens de ces lentes caresses sur mon visage.

- Doux, tout doux
Redescends doucement

Je me sentais en sécurité, il m'a apaisée et petit à petit je me suis calmée.

Nos corps se sont trouvés pour ne faire plus qu'un, puis je me suis assise sur Lui car il voulait me regarder, mais quelque chose n'allait pas car même en mettant mes mains dans le dos je me sentais libre et je lui ai dit.

Il m'a donc plaqué sur le lit en tenant mes bras et en me baisant, il a déversé sa salive dans ma bouche et à cet instant j'avais envie qu'il crache sur mon visage, mais il ne peut lire dans mes pensées ni même agir en fonction de mes envies alors il n'en a rien fait.

C'est peut être curieux quand on le lit comme ça, je n'aime pas l'humiliation et à cet instant il n'y aurait eu aucune humiliation, je n'aime pas non plus le manque de respect qui doit être mutuel mais je n'y vois pas non plus de manque de respect. Cela s'inscrivait juste dans l'instant, dans notre relation et ça n'aurait eu qu'une signification pour moi : Je suis à Lui.

Il a marqué mon visage de son plaisir, j'ai contemplé Ses marques sur ma peau, moment immortalisé par quelques photos, malheureusement elles ne rendent pas hommage aux véritables couleurs et aux multiples zébrures.

Ce fut une séance d'une intensité mémorable après laquelle nous étions encore plus proches.

Et s'il me l'avait demandé je me serais remise en position pour sentir à nouveau la morsure du fouet.

Nous avons du prendre la route un peu après, proposition de youtube qui me propose une chanson qui date un peu, musique assourdissante dans la voiture et une envie d'une séance improbable de fouet sur ce rythme.


Au plaisir d'une prochaine séance Maître,

Respectueusement,
Votre esclave qui se sent "entière"

lundi 2 octobre 2017

Un peu de nous...


Ce jour-là, mon Maître travaille exceptionnellement de la maison. Nous passons chacun la matinée attelé à notre tâche dans des pièces différentes, nous ne faisons que nous croiser mais sa simple présence suffit à me satisfaire. Nous allons ensuite déjeuner en famille avant que l'école ne reprenne.

Mon Maître a un rendez-vous professionnel dans l'après -midi, il aurait pu me déposer chez nous mais ce trajet est un temps de plus ensemble et je l'accompagne avec plaisir. Il me laisse dans la voiture, sur le parking. Ambivalence de mon caractère souvent impatiente, stressée et m'énervant facilement (rarement avec Lui), je peux rester des heures dans une voiture à attendre sans m'ennuyer. Je m'occupe pendant son rendez-vous, il me rejoint environ une heure après.

Nous reprenons la route pour regagner notre domicile Au cours du trajet je retire à sa demande mon soutien-gorge sans en être vraiment surprise. A notre arrivée, il s'installe devant son pc dans la salle à manger et je lui apporte un thé. Il me demande de retirer ce que je porte en bas, ce que je m'empresse de faire, et m'indique d'un regard où je dois me placer. Je m'agenouille près de lui et lui présente sa tasse.

J'ai très certainement fermé les yeux car je n'ai pas anticipé ce qui est arrivé, surprise par mon propre cri incontrôlé (voilà un cri non identifié qu'il nous faudra ajouter à ma liste). En ouvrant les yeux j'ai découvert sa cuillère brûlante sur mon téton. Je me suis demandée s'il allait recommencer, j'ai gardé les yeux ouverts, la cuillère après s'être à nouveau réchauffée dans son thé est venue se coller à l'autre sein, la douleur m'a arraché encore un petit cri mais elle fut plus supportable car j'y étais préparée.

Il débarrasse ensuite un coin de la table et me demande de m'y asseoir, face à lui, jambes grandes écartées en précisant que si je tente de les refermer j'aurais dix coups de fouet. La position est assez inconfortable mais j'aime l'idée de le divertir pendant qu'il travaille.

Il finit par aller chercher mon jouet et me demande de me caresser. Je m'imagine simple centre de table, juste là pour le divertir et ça me plaît.

Je garde le plus souvent la tête baissée ou les yeux fermés mais lorsque je la relève je le vois en train de regarder ma chatte se liquéfier. Il s'approche de moi, sensation inconnue de picotements, j'ouvre à nouveau les yeux, mon Maître teste des piles.

Avez-vous déjà mis une pile 9v sur votre langue pour voir si elle était toujours chargée ? Et bien c’est à peu près ce qu'il fait avec mon intimité et fort heureusement les piles ne sont pas neuves mais ça picote encore pas mal.

Puis mes caresses reprennent, je gémis et me tortille de plaisir, suffisamment pour que mon Maître n'ait plus la tête au travail.

Nous montons, quelques coups de ceinture sans préparation desquels j'essaie de me dérober par réflexe suivi du bonheur d'être utilisé pour son plaisir.

Voilà un peu de notre quotidien.

mercredi 27 septembre 2017

Les marques... de l'incompréhension à la fierté



Une envie de vous parler de ce sujet qui me trotte dans la tête depuis plusieurs semaines : les marques. Pas celles qui laissent une signature indélébile, un marquage au fer, un tatouage mais simplement de ces meurtrissures éphémères laissées sur le corps par le Maître.

Ma vision de celles-ci a beaucoup évolué depuis le début de notre relation et afin d'être totalement honnête avec moi-même mais aussi avec vous, il me faut tout d'abord évoquer ce qu'elles représentaient pour moi il y a quelques temps.

A vrai dire, sans jugement, quelque chose chose m'échappait. Je ne comprenais pas cette exposition de fesses violacées par une soumise ou un Maître (d'ailleurs je tiens à préciser que nous ne sommes pas égales devant ces couleurs, certaines soumises marquent facilement et d'autres non, les couleurs à elles seules ne suffisent donc pas à plonger dans l'intimité et l'intensité d'une séance).

Il me manquait le contexte, il n'y avait pas d'histoire, pas de lien, juste un moment figé, des fesses aux couleurs de l'arc-en-ciel que l'on expose comme un trophée, je n'en comprenais pas le sens.

J'avais l'impression que la "qualité" de la soumise se résumait à ça comme si cela la rendait meilleure car elle supportait beaucoup, j'avais la même impression du côté du Maître, pensait-il que cela faisait de lui un meilleur Maître ?

Décidément je n'avais pas la même vision des choses et pour moi la soumission se jouait d'abord à l'intérieur : le respect, le dévouement, l'obéissance, l'abandon...

Il m'a fallu du temps pour comprendre... jusqu'à ressentir moi même cette envie de porter Ses marques, ces traces éphémères qui me rappellent à Lui.

Le souvenir d'une séance, de notre complicité, ce besoin de le sentir dans ma chair, de me sentir toute à Lui, le plaisir de les contempler devant le miroir... ses griffes rouges sur mon dos, mon cul rougi par le martinet, les lignes violacées si nettes du fouet... le contact charnel de mes doigts effleurant la chair gonflée de mes cuisses.

Chaque instrument laisse sa propre empreinte et mon corps n'est autre que l'illustration partielle de notre partage.

Il m'arrive souvent de regretter l'absence de marques, mon cul rougi qui retrouve  trop vite sa couleur... et dans ces moments il n'y a qu'un mot, la déception.

Je ne sais pas si c'est mon envie de découverte de douleur qui me pousse à les aimer. Cette découverte devenue une nécessité, je veux voir jusqu'où je peux aller, je veux céder, m'offrir à Lui pleinement.

Je me sens incomplète et je sais ce qu'il me manque.

Je sais que je ne suis pas encore prête à avoir une partie du corps totalement violacée ou noire, non, physiquement je n'en suis pas là, j'en suis très loin même si les barrières sont tombées au niveau mental, je sais que je ne suis pas (encore) assez résistante pour cela.

Ce n’est pas un concours, peut être que je ne le serai jamais, je doute même que mon Maître m'amène un jour aussi si loin, cela se joue entre Lui et moi mais une chose est sûre c'est que je suis fière de porter Sa marque.

Quelques précisions s'imposent : je ne cautionne en aucun cas les violences conjugales.

Je ne ressens aucune violence ou de méchanceté dans nos échanges, le Maître n’est pas un bourreau, il respecte sa soumise/son esclave, il s'agit d'un consentement mutuel où chacun apporte à l'autre et il y a toujours la possibilité de tout arrêter à l'aide des mots d'alerte.

mardi 5 septembre 2017

Retrouver ma place...


Hier c'était la reprise, pour les enfants, oui, mais pas seulement. Mon Maître avait posé sa journée et après avoir amené notre enfant à l'école il m'a demandé si j'étais prête.

J'ai accueilli la nouvelle avec un immense sourire aux lèvres et beaucoup d'impatience. Une demi- heure après j'étais agenouillée dans une semi-obscurité, le volet étant presque entièrement fermé, la lumière des bougies ondulant au rythme de notre playlist, simplement vêtue d'un string rouge, couleur choisie par mon Maître (le manque de temps m'ayant contrainte à abandonner l'idée de retrouver le soutien gorge assorti).

Je n'étais pas stressée bien au contraire, j'étais joyeuse, si heureuse de pouvoir retrouver ma place et reconnaissante de ce temps qu'il m'accordait.

La séance a été si riche en émotions qu'il m'est difficile d'en retrouver la chronologie, j'ai même quelques "trous noirs", je m'excuse donc par avance si mon récit est un peu décousu ou si mon Maître trouve que j'ai inversé ou oublié certaines choses. J'avais simplement décidé de profiter de ce moment à deux en me laissant aller sans essayer d'en mémoriser le déroulement.

Mon Maître est entré, je n'ai pas osé le regarder, j'ai gardé la tête baissée, je réalise maintenant que je ne me souviens même pas avoir vu ses pieds, peut-être avais-je les yeux fermés... Il a passé le bandeau de satin sur mes yeux puis m'a invité à me relever.

Une corde douce a été placée autour de mon cou. Amusée je lui dis qu'il s'agissait de la corde rouge, nous avons cinq couleurs de cordes mais seules deux sont douces et comme il m'avait demandé de porter du rouge... (d'ailleurs le seul sous vêtement que je portais a rapidement disparu)

A la manière dont les cordes épousaient mes courbes j'ai rapidement deviné que mon Maître réalisait un cordage que j’affectionne beaucoup, purement esthétique, mettant en valeur ma taille, me rendant à mes yeux plus belle et plus féminine. Puis il pinça mes seins avec des pinces et je m'amusais une fois de plus à deviner desquelles il s'agissait. Ce début des séance fut entrecoupé par mes remarques. Si j'aime la musique forte pendant les moments "intenses", je la préfère plus discrète à d'autres, mon Maître a ainsi du baisser et augmenter le volume deux fois à ma demande car je n'arrivais pas à plonger dans ma bulle.

Le fouet a paresseusement caressé ma peau, mon Maître m'a fait respirer son parfum, l'odeur du cuir avant de me demander de l'embrasser.

Il me demanda ensuite si rien ne me choquait ? Je lui répondis que non, qu'aurais-je dû remarquer ?

Il plaça la lourde chaîne autour de mon cou en me rappelant qu'il ne m'avait pas encore mis mon collier, celui que je porte durant nos séances et qu'aujourd'hui mon collier serait fait de chaîne. Il emprisonna donc d'abord mon cou avec cette lourde chaîne. Puis, avec la longueur restante  il emprisonna mes poignets à l'aide de mousquetons puis mes chevilles dans l'esprit d'une sirik avant d'attacher le reste à un crochet fixé à une poutre au dessus de moi.

Il m'inclina pour que je lui présente mes fesses et le martinet commença à les échauffer longuement. Pas un bruit, pas un gigotement, les coups me semblaient bien trop légers, presque ennuyeux, je ne dis cependant rien pensant que mon Maître savait mieux que moi ce dont j'avais besoin et que cet échauffement était nécessaire pour mieux supporter la suite.
Les lanières devinrent ensuite plus mordantes et enfin les premiers cris franchirent mes lèvres, mes fesses devaient avoir une jolie couleur rouge, je sentais leur chaleur.
Le paddle côté fourrure me parut incroyablement doux et j'ai beaucoup aimé ce contraste de sensations puis mon Maître le tourna côté cuir et bien qu'habituellement ce soit un objet facile à supporter les coups me firent gigoter, crier, je ne me souviens plus s'il a ensuite repris le martinet, je crois que oui,  je me souviens juste que mon Maître m'a permis d'avoir cette seconde pour redescendre lorsque la douleur devenait trop vive afin de me recentrer.

Après m'avoir détachée je me suis allongée sur le lit, soulagée d'avoir un moment de répit. J'ai par la suite regretté cette idée, peut-être fallait-il qu'il brise cette barrière qui me retient, cette frontière devant laquelle nous arrêtons par peur d'aller trop loin.

Mon Maître m'a mis dans les mains mon jouet, le body wand auquel je n'avais pas eu droit pendant les vacances.

- Tiens, voilà une récompense

- Je n'en ai pas besoin Maître

Je ne pensais pas la mériter, ça n'avait pas été si difficile que ça mais il n'a pas apprécié que je conteste, je me suis donc rangée à sa demande.

Je croyais qu'il allait me faire jouir dès les premières vibrations, ça faisait si longtemps que je ne l'avais pas utilisé mais non. Il vibrait mais ne me donnait pas autant de plaisir que je l' espérais. Agacée, je jouais avec la molette pour en augmenter l'intensité. Je pris surtout conscience que j'étais terriblement tendue et que je n'arrivais pas à me laisser aller. Petit à petit avec un brin de patience je me suis détendue jusqu'à ce qu'il me mène à l'orgasme.

Mon Maître l'a ensuite remplacé par le womanizer  juste à ce moment où on se dit que c'est trop sensible pour recommencer mais mes suppliques n'ont pas été entendues. Il commença d'abord par me caresser en me maintenant le jouet entre les jambes avant que je puisse le prendre moi-même en main. La "succion" alliée aux nouvelles cordes (me maintenant les jambes écartées) et aux doigts experts de mon Maître me firent chavirer. C'était délicieusement bon ! J'aime me sentir ainsi offerte à lui, complètement impudique, j'aime que ses doigts me fouillent en me disant à quel point je suis mouillée, qu'ils me dilatent et m'écartent davantage, oh que j'avais envie d'être "fistée" et sentir sa main entrer toute en moi mais mon Maître n'alla pas jusque là cette fois. Je me suis tordue de plaisir, criant et jouissant à plusieurs reprises.

Je me suis ensuite retournée pour me placer à quatre pattes sur le lit, le fouet est venu claquer mes fesses, une morsure aussi brève que vive. Un coup, un deuxième, je gesticulais déjà, essayant de me dérober en me déplaçant légèrement dans le lit. Il continua.. Je regrettais que les coups soient donnés avec tant de mordant, j'aurais préféré sentir un coup dur donné avec une partie plus large du fouet plutôt que cette extrémité sournoise qui sans bruit m'arrachait des cris.

La tête enfouie dans l'oreiller je tentais d'accepter cette douleur, de protéger avec mes bras mes seins sur lesquels le fouet venait parfois. Et puis j'ai enlevé cet oreiller, posant mon front contre le matelas, les bras tendus comme je le pouvais devant moi, sentant la contrainte de mes chaînes, la position d'une esclave se prosternant pour son Maître, voilà ce que ça représentait pour moi. Ce n’est pas grand chose et pourtant ça m'a grandement aidé, une petite phrase qui tourne en boucle ("être son esclave"), un changement d'état d'esprit et une meilleure acceptation de la douleur (sauf ce coup qui s'est égaré sur mon intimité, je doute que mon Maître ait intentionnellement visé mes petites lèvres et ça m'a beaucoup surprise).

J'ai entendu mon Maître déboutonner son jean regrettant qu'il ne me laisse pas le temps d'aller plus loin, je lui ai demandé de sentir le fouet, un coup plus dur, un coup qui claque avec une partie plus épaisse et il a accédé à ma demande en me donnant des impacts plus lourds.

Après s'être allongé sur le lit je  me suis mise à califourchon sur lui, une jambe de chaque côté sans avoir la possibilité de bien m'ajuster, mes pieds étant toujours maintenus par les chaînes, chaque mouvement tirait sur celle-ci et provoquait ainsi une douleur au dessus des chevilles. C'est un peu comme s'il s'agissait d'une corde tendue au maximum sur laquelle il faut tirer encore sauf que la chaîne ne bouge pas mais comprime les membres un peu plus à chaque mouvement.

J'étais "satisfaite" tout en pensant qu'il me manquait quelque chose. J'aurais aimé tout essayer, sentir les aiguilles ou n'importe quoi d'autre. J'avais eu énormément de plaisir mais je ressentais malgré tout un vide, un manque.

J'ai remué les hanches sur mon Maître et chose qui arrive rarement j'ai eu un nouvel orgasme ainsi. J'ai à nouveau profité du jouet seule et sur lui,  je suis devenue son objet de plaisir ou je suis simplement devenue plaisir.

Hyper sensible ou réceptive, j'ai hurlé mon plaisir... mon bandeau est tombé, j'ai plongé mon regard flouté dans le sien, mon Maître a tiré un peu sur mon bandeau, je rêvais qu'il me le resserre davantage autour de mon cou et sentir son étranglement et ça m'a à nouveau embrasée.

Ses mains ont tiré sur les miennes, écartant au maximum mes chaînes dans une douce douleur de plaisir. Nos mains se sont enlacées et tout mon corps s’est mis à trembler, ne plus rien contrôler, ne plus réfléchir, lui hurler encore mon plaisir. Jamais je n'avais tant joui avec Lui.

La séance s'est achevée, j'ai regagné ma place sur le sol, me prosternant devant lui pour le remercier.

Malgré mon coup de mou, j'ai pris conscience dès le début de la séance que je n'avais aucun mal à être à ma place, je ne me suis pas sentie moins soumise, j'étais à ma place, celle où je me sens bien.

Il m'a permis de me relever et nous sommes longuement regardés. Les yeux brillants, son regard était rempli d'émotion tandis que mes larmes roulaient sur mes joues en écoutant ses mots

- Et si notre vie ressemblait à ça... ça n'a pas de prix.

Ça ne veut peut être rien dire quand on le lit sans en comprendre le contexte mais ils résonnent en moi comme une promesse.

jeudi 31 août 2017

Petit coup de mou...


Je savais que la période de vacances limiterait considérablement notre possibilité d'exprimer notre lien, ne serait que par l’espacement obligatoire des séances. Durant cet été, mon Maître m'a pourtant fait vivre des choses que je ne pourrais probablement pas vivre le reste de l'année que ce soit pendant nos vacances ou pendant cette semaine où nous nous sommes retrouvés juste tous les deux.

Au fil des jours j'ai vu combien j'avais évolué par rapport à l'été dernier où j'avais fini par tout remettre en question ne supportant plus ce retour forcé à la vanille et la distance qui allait avec.

Fière de moi, je l'ai été, pensant même que les efforts de mon Maître pour me rendre patiente avait payés. J'étais sereine, j'étais à la fois sa femme mais aussi sa soumise, son esclave prête quand il en avait besoin, toujours vigilante, à l'affût du moindre signe, de chaque regard m'invitant à adopter un comportement, simplement dans l'attente le reste du temps mais toujours sereine.

Je ne doute plus de nous, je sais ce que nous sommes et c’est certainement ça qui m'a beaucoup aidé. Nous apprenons toujours mais nous ne sommes plus à nos débuts, la confiance est installée. Je sais ce qu'il veut pour nous, je sais qu'il Maître au fond de Lui, que cette vie nous rend heureux.

Il n'y a rien à remettre en question.

Alors que s'est-il passé ? Comment ai-je pu déraper alors que nous sommes aussi proches de la rentrée ?

Cela fait une dizaine de jours que la femme que je suis reprend sa place, celle que j'étais... avant.

Bien sûr je sais qu'il est toujours mon Maître mais mon comportement ou mon état d'esprit m'éloignent parfois de ma place.

Je taquine, je teste, je vérifie, j'attends qu'il me reprenne. Je ne ressens plus de la même façon ma place, lorsque je suis à genoux, je pense (trop) rapidement la douleur que je ressens dans les jambes, aux conséquences en m'agenouillant à ses côtés avant d'aller au lit laissant présager que je vais encore avoir des douleurs la nuit qui vont m'empêcher de bien dormir.

Pas facile de venir écrire ça ici. C’est tellement mieux de dire quand tout va bien.

Et dans ce paradoxe je ne suis pas pressée de retrouver mon quotidien de la rentrée, les allers/retours,  les devoirs le soir, le stress quotidien, ces moments où on se fâche pour rien.

Ce qui me gêne le plus c'est que cet éloignement de ma place change mon ressenti, il y a peu j'étais prête à céder à tout juste par acceptation, par envie d'abandon total, de dépassement de soi ou encore de libération.

Je rêve parfois que mon Maître me fasse "craquer", qu'il ne me laisse pas le temps d'analyser, de gérer, de contrôler, que mon esprit cède et me permette pleinement de m'abandonner. Oh que je rêve de ce moment où je ressentirai une totale libération.

Aujourd'hui, je suis ailleurs, la dernière séance datant un peu j'appréhende la prochaine.

J'ai l'impression d'avoir fait un énorme bond en arrière, de ne pas retrouver si sereinement ma place, celle où je me sens bien, où le monde s'arrête de tourner, où plus rien n'a d'importance, j'ai peur de ses prochains coups en me demandant si j'arriverais à les supporter encore, peur aussi de ne plus réussir à lâcher prise. C’est un peu comme si je me sentais moins à la hauteur.

Je me suis demandée si mon Maître savait tout ça, il me semblait important de lui dire avant la "reprise" alors nous avons abordé le sujet hier.

Même s'il avait forcément vu que j'étais plutôt taquine ou "rebelle" comme il le dirait, ses mots m'ont interpellés "tu n'es pas soumise en ce moment". Oh que ces mots me touchent, ils sont durs à attendre, je sais ce qu'il a voulu dire, il ne s'agit pas d'un jugement. Soumise je le suis mais je ne suis pas celle qui a l'habitude d'avoir, cette esclave qui se satisfait d'une simple petite caresse sur les cheveux ou d'une joue posée contre sa cuisse, c'est mon état d'esprit qui ne va pas.

Il m'a étonnée car il lit mieux en moi que je ne le pensais. Le Maître sait ce qui n’est pas dit et ce qui se passe à l’intérieur et la peur que je ressens à l'idée de notre prochaine séance.

Il m'a rassuré, je suis son esclave, c'est en moi et je retrouverai ma place.

Mon Maître a décidé de me reprendre en main et c'est agenouillée à ses pieds que j'ai pris mon petit-déjeuner (avec toujours ces fichues douleurs dans les jambes, je crois que la reprise du sport ne me fera pas de mal).

Petit coup de mou mais pas de montagnes russes et avec respect je le laisserai à nouveau me guider.

lundi 21 août 2017

La parole est à vous : témoignage de soumise Drine



Vous le savez, j'ai ouvert mon blog à mes lecteurs, un espace de partage où on apprend à se connaître, où on découvre ce qui se passe ailleurs, où on partage l'espace d'un article ou plus le quotidien, l'histoire d'un homme, d'une femme, d'un couple...

Merci beaucoup Drine pour ta confiance, c'est avec grand plaisir que je publie votre histoire.

Je vous rappelle qu'une page a été créée spécialement pour vous (colonne de gauche) "La parole est à Vous", et si vous souhaitez vous aussi partager un petit bout de votre histoire n'hésitez pas à me contacter : soumiseanaelle@gmail.com

Témoignage de soumise Drine

Je suis à Lui depuis quelques mois maintenant. Nous avons tous les deux une vie vanille très épanouie, chacun de notre coté et on se retrouve pour partager une vie Ds épanouie aussi me semble t il. Les deux faces d'une même médaille qui se complètent en quelque sorte.
Mener de front une vie vanille, une activité professionnelle et une vie cachée Ds, demandent beaucoup de rigueur et d'organisation, mais je dois avouer que ce petit piquant, ce petit plus je ne m'en passerai pas. Ma soumission est une addiction dont je refuse le sevrage!

Depuis que je pratique, j'ai enfin l'impression d'être moi, pleine et entière. Je me suis trouvée. Reste plus qu'à m'accepter. Et dans l'idéal, passer outre le regard et le poids de la société.

Mes débuts avec mon Maître: classiques, enfin non je ne crois pas que classique soit le mot juste....atypique peut être j'avoue ne jamais y avoir réfléchie, j'ai envoyé ma lettre de motivation en réponse à son annonce sur un site BDSM. De là nous avons échangé, beaucoup...un jour il m'a proposé un contrat, d'échanger sur nos pratiques via une "BDSM CHECK LIST" (quelle horreur! des tableaux, des chiffres et des notions de chinois avancés, j'étais déjà au supplice). Novice, je ne connaissais rien aux pratiques indiquées, il a pris le temps de tout m'expliquer, une ou plusieurs fois, idem pour le contrat chaque paragraphe, chaque mot a été bien choisi, un travail minutieux, qui nous a demandé beaucoup de temps, un gros investissement déjà alors que je n'étais pas à Lui, ni Lui à moi. (nous sommes exclusifs dans notre relation, un seul Maître, une seule soumise)


Et puis il y a eu ce déjeuner "professionnel", dans l'intimité d'un petit resto, je me suis donnée à Lui, j'ai signé le contrat d'engagement. J'ignorais même le protocole de signature, qui signe en premier, et je signe quoi???? mon nom, mon pseudo de soumise, soumise.... (finalement le contrat est une suite logique à ma candidature via lettre de motivation et aux différents entretiens^^) Avant de signer, je me souviens avoir profité une dernière fois de ce que je pensais être ma liberté (enfin j'ignorais alors que je serai plus libre une fois engagée avec Lui) , je l'ai fixé dans les yeux, je l'ai détaillé avant de n'avoir droit de le faire que sur autorisation.
Je me souviens de la peur qui me nouait le ventre, de mes hésitations...et de mes faux pas (jambes croisées notamment) Lui s'est beaucoup amusé à me reprendre, très gentiment, me voir rougir...Je suis presque sure que ça l'amuse encore aujourd'hui.....
C'était le début d'une nouvelle vie, et pourtant nous avions parcouru beaucoup de chemin ensemble pour arriver au commencement de notre histoire. 
Avant que je ne signe le contrat Il me vouvoyait, je détestais ça, j'avais l'impression qu'il m'accordait une importance, une valeur que je n'avais pas...j'ai osé le dire, le premier "tu" (moi je vouvoie) ...un vrai bonheur! Le premier cadeau de mon Maître juste après "l'accord conclu", un œuf vibrant...il a gardé la télécommande....c'est fou comme ce petit truc est amusant quand on fait du shopping.

Avec la signature du contrat, j'ai le droit...le devoir me semble plus juste, de Le nommer Maître...encore une immense difficulté pour moi...un blocage, je ressentais une forme de honte à prononcer ce mot...c'est vrai c'est un mot si peu utilisé au quotidien, il me semble que je ne l'avais jamais prononcé avant...mais ça c'était avant^^
Comme toujours, mon Maître a fait preuve de patience, de pédagogie, fin psychologue il a vite compris comment je fonctionne, mon corps et mon cerveau où habite le petit pensouillard (quand lui se met à tourner dans sa roue, mon Maître sait que je vais mal), mes peurs, mes analyses et réflexions....je suis incapable de redire le propos exact qu'il m'a tenu...mais au final, j 'ai compris que ce mot nous liait un peu plus. Je suis la seule à avoir le droit de l'appeler ainsi, et il est le seul à être le maitre de moi ... Quand je Lui ai dit la première fois, je venais de lui donner du plaisir, (ou il venait de me faire l'honneur de le gouter...question de point de vu) j'ai osé, à genoux devant Lui j 'ai chuchoté un petit "merci Maître" j'ai senti en moi les barrières se romprent, je venais de faire exploser tous les pseudos blocages de la société, de la religion et de l'éducation reçue, oui c'est mon Maître, je suis sienne, c'est mon désir et j'en suis heureuse.
Il m'a enlacée, embrassée, félicitée (une première!) et je Lui ai dit et redit ce mot libérateur. Maintenant, c'est devenu un besoin de le dire. Que de progrès en quelques mois.

Quand je lis les récits d'Anaëlle, je me dis que je suis au commencement de ma vie avec mon Maître, que j'ai tout à apprendre, à découvrir...j'espère un jour avoir le niveau des Grandes!

Par ma soumission à Lui, je suis meilleure dans ma vie toute entière, mieux organiser, plus sereine, plus libre d'oser, mon Maître m'apprend la confiance en moi, en Lui, en nous! Il me donne des ailes, tout est plus simple, codé, organisé, c'est très rassurant.Il est mon garde fou, mon filet de sécurité, si je tombe Il est là, mieux Il m'élève je grandis avec Lui, pour Lui et comme Lui le désire.

Étrangement, dans ce monde de règles, de punitions et de récompenses, la liberté prend tout son sens... La liberté d'être soi, d'être vrai, dans une relation Ds pas de place au mensonge ou faux semblant, la confiance est de mise! C'est bon de pouvoir faire confiance, et ainsi s'abandonner à l'autre. N’avoir rien d'autre à penser, que Lui, ses besoins ses attentes et désirs. 
C'est un échange juste entre le maître et sa soumise, Il est mon univers comme je suis le sien, j'ai presqu'envie de dire que notre relation est "d'égal à égal". Je ne me sens nullement inférieure à mon Maître, dans mon rôle bien sur; sans moi pas de Maître, et sans Maître pas de soumise.
Là encore que de progrès, au début, je pensais (naïvement) qu'à genoux je devais presque disparaitre, tête baissée (rentrée dans les épaules, dos vouté) je voulais me faire minuscule....mon Maître m'a appris les postures de soumission, la fierté de la soumise, je suis l'image de mon Maitre, il doit y avoir du maintien dans mon corps; dos droit, épaules en arrière, poitrine offerte en avant....par respect les yeux vers le sol, mais je dois me montrer fière de servir....là encore que de questions dans ma tête....Je pensais même réfléchir à l'envers.

Mon Maître a vite compris comment gérer mes questionnements et analyses sans fin ... j'écris. Pour toute séance je rédige un compte rendu, j'y note ce qu'on a fait, mon ressenti, ce que j'ai aimé, moins aimé, mes questions analyse ou autre.... J'ai même l'autorisation de suggérer.
Il m'invite , pour développer mon imaginaire et me libérer un peu plus, à rédiger des histoires érotiques, soit je suis totalement libre, soit le sujet m'est imposé, ainsi que l'utilisation du "JE"...

J'ai évoqué avec Lui, mon envie de rencontrer des soumises comme moi, qui se questionnent, qui se torturent l'esprit...je suis ravie d'avoir trouvé le blog d'Anaelle.
Merci à toi de nous faire partager ton expérience, tes doutes, tes peurs et les difficultés. Merci aussi de montrer que tout est possible si la symbiose Maître/soumise est au rendez vous.
Merci à Maitre Phenix de nous permettre d'entrer dans votre intimité. Excellente idée ce blog!

Et enfin, un GRAND merci à Mon Maître, je suis consciente de la chance que j'ai d'être Votre, mes yeux sont remplis de larmes en relisant cette petite rétrospective....Votre courage (ou Votre folie) de vouloir partager l'aventure avec moi, malgré tout ( et avec moi le tout prend de l'ampleur) Votre prévenance, Votre juste sévérité, votre tendresse, je ne mérite pas tout ça, je me loupe encore beaucoup...Mais je vise la perfection afin d'être digne de votre domination et de toutes les attentions que Vous me portez. 
Bien à Vous, Votre dévouée,

Drine

vendredi 11 août 2017

La parole est à vous : témoignage de Bénia, soumise



Il y a quelques jours j'ai invité mes lecteurs(trices) à prendre la parole, une façon de mieux se connaitre mais aussi de découvrir des expériences similaires à la mienne ou différentes, c’est tellement enrichissant de partager.

J'ai cru que mon post resterait sans réponse car je sais combien il peut être difficile de se livrer ainsi sans me connaître mais j'ai eu la bonne surprise de découvrir le mail de Bénia que je remercie infiniment pour sa confiance.

Vous pourrez désormais retrouver ces témoignages  sur la page "La parole est à vous" (colonne de gauche)

Témoignage de Bénia

J ai découvert la soumission il y a plus de dix ans maintenant. Et j'ai toujours eu l impression de l avoir en moi.

Mais trouver la bonne personne. Celle avec qui l on partage nos envies n est pas si évidente que cela. 

Je considère la soumission comme quelque chose de précieux qui doit être sincère. Sans sentiment jamais je ne pourrais m offrir à un Maitre.

Je ne peux pas  vivre 24h00 sur 24 dans la soumission. Je pense que je ne tiendrais jamais. Mais je me considère soumise en permanence. Il y a juste des moments où je bascule d un monde à l autre. Et cela se fait naturellement. 

Il y a un peu plus de quatre mois, j ai rencontré un dominant. Je dois dire que je n y croyais plus de trop. Tellement j avais été déçue.  Et pourtant comme par magie, nous nous sommes découverts. Et la magie est passée de façon naturelle et simple.

Je suis passée de la soumise A son esclave  je suis devenue sa propriété par choix par envie et il la accepté. Par moment j ai l impression de rêver.

Je ne pourrais plus jamais me contenter d une relation simple. L imaginaire d une relation comme la nôtre est tellement belle.

Bénia