Anaëlle, esclave de Maître Phénix, Carnet intime d'une Soumise

jeudi 31 août 2017

Petit coup de mou...


Je savais que la période de vacances limiterait considérablement notre possibilité d'exprimer notre lien, ne serait que par l’espacement obligatoire des séances. Durant cet été, mon Maître m'a pourtant fait vivre des choses que je ne pourrais probablement pas vivre le reste de l'année que ce soit pendant nos vacances ou pendant cette semaine où nous nous sommes retrouvés juste tous les deux.

Au fil des jours j'ai vu combien j'avais évolué par rapport à l'été dernier où j'avais fini par tout remettre en question ne supportant plus ce retour forcé à la vanille et la distance qui allait avec.

Fière de moi, je l'ai été, pensant même que les efforts de mon Maître pour me rendre patiente avait payés. J'étais sereine, j'étais à la fois sa femme mais aussi sa soumise, son esclave prête quand il en avait besoin, toujours vigilante, à l'affût du moindre signe, de chaque regard m'invitant à adopter un comportement, simplement dans l'attente le reste du temps mais toujours sereine.

Je ne doute plus de nous, je sais ce que nous sommes et c’est certainement ça qui m'a beaucoup aidé. Nous apprenons toujours mais nous ne sommes plus à nos débuts, la confiance est installée. Je sais ce qu'il veut pour nous, je sais qu'il Maître au fond de Lui, que cette vie nous rend heureux.

Il n'y a rien à remettre en question.

Alors que s'est-il passé ? Comment ai-je pu déraper alors que nous sommes aussi proches de la rentrée ?

Cela fait une dizaine de jours que la femme que je suis reprend sa place, celle que j'étais... avant.

Bien sûr je sais qu'il est toujours mon Maître mais mon comportement ou mon état d'esprit m'éloignent parfois de ma place.

Je taquine, je teste, je vérifie, j'attends qu'il me reprenne. Je ne ressens plus de la même façon ma place, lorsque je suis à genoux, je pense (trop) rapidement la douleur que je ressens dans les jambes, aux conséquences en m'agenouillant à ses côtés avant d'aller au lit laissant présager que je vais encore avoir des douleurs la nuit qui vont m'empêcher de bien dormir.

Pas facile de venir écrire ça ici. C’est tellement mieux de dire quand tout va bien.

Et dans ce paradoxe je ne suis pas pressée de retrouver mon quotidien de la rentrée, les allers/retours,  les devoirs le soir, le stress quotidien, ces moments où on se fâche pour rien.

Ce qui me gêne le plus c'est que cet éloignement de ma place change mon ressenti, il y a peu j'étais prête à céder à tout juste par acceptation, par envie d'abandon total, de dépassement de soi ou encore de libération.

Je rêve parfois que mon Maître me fasse "craquer", qu'il ne me laisse pas le temps d'analyser, de gérer, de contrôler, que mon esprit cède et me permette pleinement de m'abandonner. Oh que je rêve de ce moment où je ressentirai une totale libération.

Aujourd'hui, je suis ailleurs, la dernière séance datant un peu j'appréhende la prochaine.

J'ai l'impression d'avoir fait un énorme bond en arrière, de ne pas retrouver si sereinement ma place, celle où je me sens bien, où le monde s'arrête de tourner, où plus rien n'a d'importance, j'ai peur de ses prochains coups en me demandant si j'arriverais à les supporter encore, peur aussi de ne plus réussir à lâcher prise. C’est un peu comme si je me sentais moins à la hauteur.

Je me suis demandée si mon Maître savait tout ça, il me semblait important de lui dire avant la "reprise" alors nous avons abordé le sujet hier.

Même s'il avait forcément vu que j'étais plutôt taquine ou "rebelle" comme il le dirait, ses mots m'ont interpellés "tu n'es pas soumise en ce moment". Oh que ces mots me touchent, ils sont durs à attendre, je sais ce qu'il a voulu dire, il ne s'agit pas d'un jugement. Soumise je le suis mais je ne suis pas celle qui a l'habitude d'avoir, cette esclave qui se satisfait d'une simple petite caresse sur les cheveux ou d'une joue posée contre sa cuisse, c'est mon état d'esprit qui ne va pas.

Il m'a étonnée car il lit mieux en moi que je ne le pensais. Le Maître sait ce qui n’est pas dit et ce qui se passe à l’intérieur et la peur que je ressens à l'idée de notre prochaine séance.

Il m'a rassuré, je suis son esclave, c'est en moi et je retrouverai ma place.

Mon Maître a décidé de me reprendre en main et c'est agenouillée à ses pieds que j'ai pris mon petit-déjeuner (avec toujours ces fichues douleurs dans les jambes, je crois que la reprise du sport ne me fera pas de mal).

Petit coup de mou mais pas de montagnes russes et avec respect je le laisserai à nouveau me guider.

lundi 21 août 2017

La parole est à vous : témoignage de soumise Drine



Vous le savez, j'ai ouvert mon blog à mes lecteurs, un espace de partage où on apprend à se connaître, où on découvre ce qui se passe ailleurs, où on partage l'espace d'un article ou plus le quotidien, l'histoire d'un homme, d'une femme, d'un couple...

Merci beaucoup Drine pour ta confiance, c'est avec grand plaisir que je publie votre histoire.

Je vous rappelle qu'une page a été créée spécialement pour vous (colonne de gauche) "La parole est à Vous", et si vous souhaitez vous aussi partager un petit bout de votre histoire n'hésitez pas à me contacter : soumiseanaelle@gmail.com

Témoignage de soumise Drine

Je suis à Lui depuis quelques mois maintenant. Nous avons tous les deux une vie vanille très épanouie, chacun de notre coté et on se retrouve pour partager une vie Ds épanouie aussi me semble t il. Les deux faces d'une même médaille qui se complètent en quelque sorte.
Mener de front une vie vanille, une activité professionnelle et une vie cachée Ds, demandent beaucoup de rigueur et d'organisation, mais je dois avouer que ce petit piquant, ce petit plus je ne m'en passerai pas. Ma soumission est une addiction dont je refuse le sevrage!

Depuis que je pratique, j'ai enfin l'impression d'être moi, pleine et entière. Je me suis trouvée. Reste plus qu'à m'accepter. Et dans l'idéal, passer outre le regard et le poids de la société.

Mes débuts avec mon Maître: classiques, enfin non je ne crois pas que classique soit le mot juste....atypique peut être j'avoue ne jamais y avoir réfléchie, j'ai envoyé ma lettre de motivation en réponse à son annonce sur un site BDSM. De là nous avons échangé, beaucoup...un jour il m'a proposé un contrat, d'échanger sur nos pratiques via une "BDSM CHECK LIST" (quelle horreur! des tableaux, des chiffres et des notions de chinois avancés, j'étais déjà au supplice). Novice, je ne connaissais rien aux pratiques indiquées, il a pris le temps de tout m'expliquer, une ou plusieurs fois, idem pour le contrat chaque paragraphe, chaque mot a été bien choisi, un travail minutieux, qui nous a demandé beaucoup de temps, un gros investissement déjà alors que je n'étais pas à Lui, ni Lui à moi. (nous sommes exclusifs dans notre relation, un seul Maître, une seule soumise)


Et puis il y a eu ce déjeuner "professionnel", dans l'intimité d'un petit resto, je me suis donnée à Lui, j'ai signé le contrat d'engagement. J'ignorais même le protocole de signature, qui signe en premier, et je signe quoi???? mon nom, mon pseudo de soumise, soumise.... (finalement le contrat est une suite logique à ma candidature via lettre de motivation et aux différents entretiens^^) Avant de signer, je me souviens avoir profité une dernière fois de ce que je pensais être ma liberté (enfin j'ignorais alors que je serai plus libre une fois engagée avec Lui) , je l'ai fixé dans les yeux, je l'ai détaillé avant de n'avoir droit de le faire que sur autorisation.
Je me souviens de la peur qui me nouait le ventre, de mes hésitations...et de mes faux pas (jambes croisées notamment) Lui s'est beaucoup amusé à me reprendre, très gentiment, me voir rougir...Je suis presque sure que ça l'amuse encore aujourd'hui.....
C'était le début d'une nouvelle vie, et pourtant nous avions parcouru beaucoup de chemin ensemble pour arriver au commencement de notre histoire. 
Avant que je ne signe le contrat Il me vouvoyait, je détestais ça, j'avais l'impression qu'il m'accordait une importance, une valeur que je n'avais pas...j'ai osé le dire, le premier "tu" (moi je vouvoie) ...un vrai bonheur! Le premier cadeau de mon Maître juste après "l'accord conclu", un œuf vibrant...il a gardé la télécommande....c'est fou comme ce petit truc est amusant quand on fait du shopping.

Avec la signature du contrat, j'ai le droit...le devoir me semble plus juste, de Le nommer Maître...encore une immense difficulté pour moi...un blocage, je ressentais une forme de honte à prononcer ce mot...c'est vrai c'est un mot si peu utilisé au quotidien, il me semble que je ne l'avais jamais prononcé avant...mais ça c'était avant^^
Comme toujours, mon Maître a fait preuve de patience, de pédagogie, fin psychologue il a vite compris comment je fonctionne, mon corps et mon cerveau où habite le petit pensouillard (quand lui se met à tourner dans sa roue, mon Maître sait que je vais mal), mes peurs, mes analyses et réflexions....je suis incapable de redire le propos exact qu'il m'a tenu...mais au final, j 'ai compris que ce mot nous liait un peu plus. Je suis la seule à avoir le droit de l'appeler ainsi, et il est le seul à être le maitre de moi ... Quand je Lui ai dit la première fois, je venais de lui donner du plaisir, (ou il venait de me faire l'honneur de le gouter...question de point de vu) j'ai osé, à genoux devant Lui j 'ai chuchoté un petit "merci Maître" j'ai senti en moi les barrières se romprent, je venais de faire exploser tous les pseudos blocages de la société, de la religion et de l'éducation reçue, oui c'est mon Maître, je suis sienne, c'est mon désir et j'en suis heureuse.
Il m'a enlacée, embrassée, félicitée (une première!) et je Lui ai dit et redit ce mot libérateur. Maintenant, c'est devenu un besoin de le dire. Que de progrès en quelques mois.

Quand je lis les récits d'Anaëlle, je me dis que je suis au commencement de ma vie avec mon Maître, que j'ai tout à apprendre, à découvrir...j'espère un jour avoir le niveau des Grandes!

Par ma soumission à Lui, je suis meilleure dans ma vie toute entière, mieux organiser, plus sereine, plus libre d'oser, mon Maître m'apprend la confiance en moi, en Lui, en nous! Il me donne des ailes, tout est plus simple, codé, organisé, c'est très rassurant.Il est mon garde fou, mon filet de sécurité, si je tombe Il est là, mieux Il m'élève je grandis avec Lui, pour Lui et comme Lui le désire.

Étrangement, dans ce monde de règles, de punitions et de récompenses, la liberté prend tout son sens... La liberté d'être soi, d'être vrai, dans une relation Ds pas de place au mensonge ou faux semblant, la confiance est de mise! C'est bon de pouvoir faire confiance, et ainsi s'abandonner à l'autre. N’avoir rien d'autre à penser, que Lui, ses besoins ses attentes et désirs. 
C'est un échange juste entre le maître et sa soumise, Il est mon univers comme je suis le sien, j'ai presqu'envie de dire que notre relation est "d'égal à égal". Je ne me sens nullement inférieure à mon Maître, dans mon rôle bien sur; sans moi pas de Maître, et sans Maître pas de soumise.
Là encore que de progrès, au début, je pensais (naïvement) qu'à genoux je devais presque disparaitre, tête baissée (rentrée dans les épaules, dos vouté) je voulais me faire minuscule....mon Maître m'a appris les postures de soumission, la fierté de la soumise, je suis l'image de mon Maitre, il doit y avoir du maintien dans mon corps; dos droit, épaules en arrière, poitrine offerte en avant....par respect les yeux vers le sol, mais je dois me montrer fière de servir....là encore que de questions dans ma tête....Je pensais même réfléchir à l'envers.

Mon Maître a vite compris comment gérer mes questionnements et analyses sans fin ... j'écris. Pour toute séance je rédige un compte rendu, j'y note ce qu'on a fait, mon ressenti, ce que j'ai aimé, moins aimé, mes questions analyse ou autre.... J'ai même l'autorisation de suggérer.
Il m'invite , pour développer mon imaginaire et me libérer un peu plus, à rédiger des histoires érotiques, soit je suis totalement libre, soit le sujet m'est imposé, ainsi que l'utilisation du "JE"...

J'ai évoqué avec Lui, mon envie de rencontrer des soumises comme moi, qui se questionnent, qui se torturent l'esprit...je suis ravie d'avoir trouvé le blog d'Anaelle.
Merci à toi de nous faire partager ton expérience, tes doutes, tes peurs et les difficultés. Merci aussi de montrer que tout est possible si la symbiose Maître/soumise est au rendez vous.
Merci à Maitre Phenix de nous permettre d'entrer dans votre intimité. Excellente idée ce blog!

Et enfin, un GRAND merci à Mon Maître, je suis consciente de la chance que j'ai d'être Votre, mes yeux sont remplis de larmes en relisant cette petite rétrospective....Votre courage (ou Votre folie) de vouloir partager l'aventure avec moi, malgré tout ( et avec moi le tout prend de l'ampleur) Votre prévenance, Votre juste sévérité, votre tendresse, je ne mérite pas tout ça, je me loupe encore beaucoup...Mais je vise la perfection afin d'être digne de votre domination et de toutes les attentions que Vous me portez. 
Bien à Vous, Votre dévouée,

Drine

vendredi 11 août 2017

La parole est à vous : témoignage de Bénia, soumise



Il y a quelques jours j'ai invité mes lecteurs(trices) à prendre la parole, une façon de mieux se connaitre mais aussi de découvrir des expériences similaires à la mienne ou différentes, c’est tellement enrichissant de partager.

J'ai cru que mon post resterait sans réponse car je sais combien il peut être difficile de se livrer ainsi sans me connaître mais j'ai eu la bonne surprise de découvrir le mail de Bénia que je remercie infiniment pour sa confiance.

Vous pourrez désormais retrouver ces témoignages  sur la page "La parole est à vous" (colonne de gauche)

Témoignage de Bénia

J ai découvert la soumission il y a plus de dix ans maintenant. Et j'ai toujours eu l impression de l avoir en moi.

Mais trouver la bonne personne. Celle avec qui l on partage nos envies n est pas si évidente que cela. 

Je considère la soumission comme quelque chose de précieux qui doit être sincère. Sans sentiment jamais je ne pourrais m offrir à un Maitre.

Je ne peux pas  vivre 24h00 sur 24 dans la soumission. Je pense que je ne tiendrais jamais. Mais je me considère soumise en permanence. Il y a juste des moments où je bascule d un monde à l autre. Et cela se fait naturellement. 

Il y a un peu plus de quatre mois, j ai rencontré un dominant. Je dois dire que je n y croyais plus de trop. Tellement j avais été déçue.  Et pourtant comme par magie, nous nous sommes découverts. Et la magie est passée de façon naturelle et simple.

Je suis passée de la soumise A son esclave  je suis devenue sa propriété par choix par envie et il la accepté. Par moment j ai l impression de rêver.

Je ne pourrais plus jamais me contenter d une relation simple. L imaginaire d une relation comme la nôtre est tellement belle.

Bénia

mercredi 9 août 2017

Quand l'esclave offre un cadeau à son Maître...


Ce week-end fut l'occasion de lui remettre un cadeau, pas n'importe lequel, celui qu'il attendait depuis des semaines, celui que nous avions choisi ensemble, celui qui avait marqué autant mes fesses que notre vie lors de notre première soirée bdsm que ce soit dans la découverte, dans la simplicité d'un échange amical entre deux Maîtres, dans le partage d'émotions entre deux soumises ou plus profondément dans ce déclic qui vous fait soudain prendre conscience de ce qui est important dans votre vie.

Je ne voulais pas bâcler cette remise, je savais ce que ce cadeau représentait pour lui, allant même jusqu'à le comparer à mon collier.

J'avais un peu la pression, la peur de mal à faire, de ne pas être à la hauteur de ce qu'il avait imaginé.

J'ai gardé ce cadeau précieusement caché, pendant près de deux semaines avant de trouver une occasion pour lui remettre, ça sera pendant notre week-end, dans notre chambre d'hôtel, ayant compris que finalement ça n'était pas le lieu qui importait mais simplement le sens que je lui donnais.

Profitant d'un moment où il était occupé je suis allée me changer portant le même bustier que le soir de notre première soirée bdsm, une petite jupe noire et des bas.

Je lui ai demandé de fermer les yeux et je suis allée m'agenouiller près du lit. J'ai posé le fouet sur un coussin devant moi, objet unique dont nous avons choisi la matière, la couleur, le tressage...

La musique a empli la pièce en tapotant un peu sur mon portable, des mélodies que nous connaissons bien et que nous écoutons souvent lors de nos séances.

Il a ouvert les yeux, venant se placer debout devant moi, j'ai levé la tête pour le regarder, nos regards se sont croisés. Je tenais dans les mains cette lettre, celle que j'avais écrite avant notre départ, celle dans laquelle je donnais un sens à cette remise.

Tremblante, terriblement émue, bien au-delà de ce que j'avais imaginé je me suis mise à lire et parfois à bafouiller les mots que j'y avais notés.

Je lui dis ce que mon collier avait changé dans notre vie et ce qu'il représentait, mon appartenance et ma soumission, je lui dis que de la même façon ce fouet serait le symbole de sa force et de sa domination.

Je lui confiais ma crainte de peut être ne pas aussi bien le supporter physiquement que dans notre souvenir ou mon intimidation au delà du physique à me placer ainsi devant Le Maître.

Curieuse impression de franchir une nouvelle étape, parce que non ça n’est pas qu'un objet, ce n’est pas un fouet parmi tant d'autre, c'est un symbole, un sens...

Et ce cadeau, outre la représentation de la puissance du Maître, c’est la dernière clé...

Pas la mienne, je n'ai plus rien à lui donner, il a déjà entre ses mains mon trousseau, à lui disposer s'il le souhaite.

Cette dernière clé c'est la sienne... celle de la libération du Maître !

Je m'en remets à Lui, totalement. Je souhaite qu'il se libère totalement et qu'il soit lui tout simplement sans avoir à refréner ses envies, ses gestes, pour moi, parce que ça ne se fait pas ou qu'il a simplement peur d'aller trop loin...

En gardant la tête baissée, j'ai pris en main le fouet posé sur le coussin et j'ai tendu les bras vers lui pour lui remettre en murmurant "avec tout mon amour".

Il a pris son fouet et me l'a présenté devant mes lèvres pour que je l'embrasse.



Mon collier de cuir s'est ensuite refermé derrière ma nuque, le bandeau a couvert mes yeux, les larmes coulant désormais derrière celui-ci. Il m'a aidé à ma relever et m'a encordée avant de m'attacher à un radiateur, croupe tendue. Malgré l'impatience de l'essayer il a pris le temps de m'échauffer. Il a ensuite accordé un plaisir à son esclave, accédant à un de mes souhaits, sentir les premiers coups de fouets sur une musique que j'avais choisie.

Je garde pour nous le reste de cette séance où je suis passée par bon nombre d'émotions : la peur, le désir, la douleur, le plaisir, les larmes, les sourires, les échanges complices et le sentiment d'être encore plus amoureuse de lui.

mardi 8 août 2017

Fin de notre semaine à deux, la surprise du Maître...


N'avez-vous jamais rêvé de vous laisser porter, ne rien décider, ne pas savoir où vous allez... quelques indices envoyés sur ma boite mail pour attiser ma curiosité...une météo, un jour, une heure de départ, des chiffres lancés sans en comprendre le sens (en fait un nombre de jours et de nuits), des indices loufoques qui m'ont fait imaginer tous les scénarios possibles.

Quelques consignes : faire la valise, pas si facile sans savoir où nous allons, chaque vêtement, sous-vêtement (bas uniquement car nous sommes dans une semaine où ce sont les seuls tolérés) ou même paire de chaussures furent ensuite soumis à son approbation, préparer un sac avec ses accessoires (des cordes au martinet, tout y passe) et avoir une chatte bien tenue m'obligeant à trouver une esthéticienne la veille pour le lendemain en espérant qu'elle ne verra pas ces bleus laissés sur mes fesses lors notre dernière séance...

Me voilà prête ! Vendredi matin, 9h00, sac à main sur l'épaule, valise pleine (mais ce n’est pas moi qui la porte)... Notre week-end commence et je ne sais toujours pas où il m’emmène.

A notre arrivée sur l'autoroute il faut choisir une direction, il me dit "droite ou gauche", je lui lance un gauche pensant que nous allons faire un petit tour sur les côtes normandes, mais raté nous partons sur la droite. Le ton est donné, j'essayerai de démêler les indices à mesure que les kilomètres défilent puisque visiblement le trajet se fera en voiture, l'aéroport étant désormais derrière nous.

J'ai fait beaucoup rire mon Maître, imaginant toutes sortes de possibilités, week-end à deux ? Week-end avec une soirée privée ? Ou pourquoi pas en club ? L'un de ses indices laissait imaginer une tierce personne... une rencontre avec une autre femme ?

Le midi nous avons fait escale pour manger, je nous pensais alors arrivés à destination, un peu satisfaite d'avoir réussi à deviner où nous allions, mais une fois le repas terminé nous avons repris la route. Heum, c’est loin, bien plus loin que je ne le pensais, et cette direction vers l'est, me laisse soudain croire que peut-être nous allons rendre visite à nos amis, je m'en réjouis par avance tout en ayant du mal à y croire car je ne les pense pas disponibles, néanmoins la direction que nous prenons est bien celle-ci jusqu'à ce que nous la dépassions.

Je ne découvrirais notre destination finale qu'une fois garée sur le parking de notre hôtel, comprenant enfin que le dernier indice donné n'était point une autre femme mais simplement le prénom féminin de notre l'hôtel.

J'étais déjà en train de rêver... cette surprise, le fait qu'il ait tout organisé et posé congés pour moi mais mon Maître a voulu me mettre encore plus d'étoiles dans les yeux nous faisant séjourner dans un bel hôtel quatre étoiles.

Il attendait de son esclave un vouvoiement permanent (ce qui a 2 ou 3 petits dérapages où ma langue a fourché fut tenu) et une obéissance totale.

Être en permanence avec mon Maître... extrême bonheur auquel il m'a permis de goûter... fait parfois de petits riens comme choisir chaque matin et chaque soir ma tenue, attendre qu'il me dise où m'installer quand il s'asseyait sur un banc lors d'une balade, trouver naturellement ma place à ses pieds sur le sol parfois fait de gravier d'un simple regard, poser ma tête sur ses cuisses d'un simple geste. Je dus porter mes bijoux de seins, ceux qui pincent les tétons, des journées entières me rappelant ainsi que j'étais à sa disposition permanente.

Nous avons eu la chance de profiter d'un magnifique soleil, et si le haut à manches longues qu'il m'avait choisit ce jour -là convenait pour le matin il n'était plus adapté aux températures de l'après midi. Dans la voiture, en pleine métropole, il me tendit donc un tee-shirt plus léger, partiellement transparent en me disant "tu le mettras quand je le déciderai". La gorge qui se noue en voyant des piétons traverser devant nous, souhaitant qu'il ne se décide pas maintenant, je me dis enfin qu'il attendrait que nous regagnons une grande route, loin de la ville et de ses touristes... mais je me suis trompée.. au feu rouge suivant, voiture arrêtée, il me dit "maintenant"... Je ne suis pas exhibitionniste mais je n’eus d'autre choix que de faire le vide en moi pour n'écouter que sa voix, enlever mon haut, dévoiler mes seins dans cette semaine sans soutien-gorge et enfiler cet autre haut qu'il avait choisi, je n'ai regardé ni à droite ni à gauche ne souhaitant pas croiser le regard des automobilistes qui eux aussi attendaient que le feu passe au vert.

Nous avons poursuivi notre balade dans un village touristique, devant cette fois marcher avec mon tee shirt semi-transparent avec mes bijoux de seins, les premiers pas furent hésitants mais au fur et à mesure je me dis que ce tee shirt n'était pas totalement ajouré, et que même s'il laissait voir la couleur de mes tétons tout le monde n'aurait pas les yeux rivés à cet endroit et ça n'était visible que de près, je continuais donc la balade plus sereinement.

Au delà de ces petits moments, il y a eu bien sûr des moments où le Maître disposa de son esclave pour son plaisir (ou plutôt pour notre plaisir car oh que ce fut bon) et un moment de grande émotion qui fera l'objet d'un second article.

Je crois avoir remercié mon Maître bien des fois mais l'envie me vient de le faire encore.

Merci Maître pour ce merveilleux week-end, quel bonheur d'être à Vos côtés à chaque instant.

Vous m'avez demandé si j'étais heureuse, et Oui je l'étais... oh que je suis bien avec Vous et partout je Vous suivrais.

Un jour, peut-être, puisque Vous m'en avez donné la permission, à mon tour, je Vous surprendrais.

Respectueusement,
Votre esclave.

mercredi 2 août 2017

Une semaine à ses côtés...



Quand nous sommes parents, les moments à deux sont rares, quelques heures volées chaque semaine pour nous retrouver, quelques heures où le Maître en profite souvent pour m'offrir une séance. Mais cette semaine est différente, nous avons la maison pour nous seuls.

Il ne lui fallut que peu de temps pour faire la coupure, bien décidé à profiter de cette opportunité pour me "tourmenter". En voiture, débutant à peine cette semaine de "liberté", mon Maître me demanda d’ôter mon soutien gorge que je fis habilement glisser sous mon haut, satisfaite de mon petit tour de passe passe qui ne servit à rien puisque dans la foulée il me demanda de le retirer. Je me suis exécutée sans sourciller, même pas mal à l'aise (oh que je vois combien j'ai progressé), je me suis caressée les seins sur cette route départementale avant de laisser glisser, à sa demande, le reste de mes vêtements. Nue, les jambes écartées il glissa les doigts sur ma chatte mouillée et me demanda de me caresser. Nous avions entre temps rejoint l'autoroute et bien qu'on ne puisse pas voir grand chose en croisant une voiture roulant en sens inverse, je me sentais plus exposée lorsque nous doublions une voiture (car oui on a le temps de voir les personnes dans la voiture d'à côté, tout au moins le haut de leur tenue vestimentaire). Je détournais alors la tête, en fermant les yeux, un peu plus gênée mais aussi très excitée à l'idée de susciter peut être l'envie, je ne doutais pas de susciter celle de mon Maître jusqu'à ce que mon corps soit submergé par l'orgasme.

Vivre avec son Maître ne veut pas dire avoir des séances en continu toute la semaine. Nous travaillons et de ce fait une partie de nos journées est rythmée par les obligations mais je suis à sa disposition, je guette le moindre de ses regards pour savoir ce qu'il attend de moi, je soigne davantage mes tenues pour qu'elles soient plus attrayantes... et comme à mon habitude je l'attends chaque soir derrière la porte agenouillée, il se place alors devant moi en me tendant sa main sur laquelle je pose mes lèvres avant d'avoir l'autorisation de me relever.

Hier soir, mon Maître déposa entre temps un paquet sur la table, il ne m'était pas destiné, il s’agissait d'un banal sac de pharmacie auquel je jetais un œil pour voir ce qu'il contenait après l'avoir salué et zut... l'impression d'avoir fait ma curieuse, d'avoir regardé là où il ne fallait pas, je découvris une chaîne au fond de celui-ci. Je rejoignis mon Maître sur la terrasse pour l'informer de mon étrange découverte.

Sa réaction ne se fit pas attendre, je dus m'agenouiller sur la terrasse, enlever mon haut et il me passa cette longue chaîne (elle doit bien faire 5 ou 6 mètres) autour du cou. Je fus surprise par son poids.

Il n'en fallait pas plus pour réveiller mes envies de découverte telle une enfant qui vient de recevoir un cadeau.

Nous avons dîné puis je l'ai rejoint en ne portant rien d'autre qu'une nuisette noire nouée à la poitrine et complètement ouverte sur le devant. Je me suis agenouillée près de lui comme je le fais chaque soir, avant qu'il ne me dise d'aller m'installer à ma place... ma place... celle que j'ai lorsque nous débutons une séance.

Agenouillée, nue, tête baissée, mon Maître me banda les yeux puis passa cette lourde chaîne autour du cou et en accrocha les maillon avec un mousqueton en me disant que ce soir ça sera mon collier.
Il m'invita à me relever et la passa entre mes jambes et la fit remonter dans le dos, il accrocha ici et là des mousquetons, je déteste le froid et cette chaine était glacée, je n'arrivais pas bien à imaginer ce qu'il faisait. Je pris soudain conscience de la force de ces maillons, si la corde épouse mon corps, ceux-ci ne bougerait pas d'un millimètre même si je le souhaitais.

Il m'emmena devant le miroir et me permis de me regarder, il l'avait utilisé comme il utilise les cordes, dans un soucis esthétique, passant au dessous et sous mes seins, entourant mes épaules. Après avoir regagné ma place et replacé mon bandeau il glissa le reste de la chaine dans mes bracelets de contrainte et l'attacha à un anneau situé sur une poutre, je me retrouvais ainsi bras tendus les mains suspendus au dessus de moi.

L'odeur du cuir sur ma bouche me fit frissonner, une façon d'attiser mon envie mais aussi de m'indiquer quel jouet il utiliserait. Son épais martinet en cuir caressa mon corps langoureusement avant de claquer celui-ci doucement. J'avais l'impression d'être ménagée, impatiente d'y goûter réellement, je savais néanmoins ce que mon Maître faisait, il me préparait doucement à en recevoir davantage.

Les coups devinrent plus vifs, le cuir plus claquant, je restais impassible sans bouger, sans un son sortant de ma bouche car la douleur était supportable, puis mon esprit se focalisa sur elle et je me mis à trépigner, bougeant un peu les pieds, gesticulant d'un pied à l'autre, tentant de me dérober. Fichue douleur qui s'empara de mon esprit, comme focalisée sur elle, je n'arrive plus à m'échapper, j'avais envie de crier un mot d'alerte, le jaune peut être signifiant que ça devenait difficile, je voulais juste qu'il me laisse reprendre mon souffle ou qu'il tape à un autre endroit, je sais qu'il ne me faut pas grand chose mais il faut que j'ai cette seconde pour faire le vide, mais ce mot ne parvint pas à sortir.

Mon bandeau glissa sans le vouloir, il me détacha et me demanda de m'allonger sur le lit, glissant entre mes jambes mon jouet préféré. J'approchais la main afin de le saisir, permission qu'il m'accorda, je regardais ces chaines sur mes seins avant de fermer les yeux en me disant que toute bonne soumise mérite une récompense, et ma récompense c'était ce jouet, ce plaisir qu'il m'offrait et je ne tardais pas à jouir.

Mon Maître me demanda de me placer à califourchon sur lui pour le baiser, il voulait voir sa chienne avec ses chaines.

Une drôle d'envie... je lui dis que j'avais envie de regagner ma place, celle où j'étais attachée. Il en fut surpris car je n'ai jamais demandé à goûter à nouveau au martinet de mon plein gré après avoir eu du mal à le supporter. Il reprit ses gestes, claquant durement mes fesses, mon esprit était serein, j'avais trouvé un refuge pour l'accepter, la douleur me paraissait moins forte alors que les coups ne l'étaient pas, puis peu à peu, devant l'intensité ce refuge s'éloigna et je me mis à crier, à gesticuler en tout sens, à tourner pour tenter de lui donner envie de taper à une autre endroit, entendant au passage mon Maître qui disait qu'il aimait me voir ainsi danser. Quand la douleur devint trop intense je lui ai demandé un instant juste le temps de m'éloigner d'elle, puis il a repris, me claquant les fesses, les cuisses, la poitrine.

J'aimais ce qu'il me faisait sans trop comprendre pourquoi, peut être est il préférable de ne pas se poser la question et d'apprécier simplement ce moment dans toute sa complexité.

Je savais au fond ce que je cherchais, là où je voulais qu'il m’emmène même si ce n'est pas à moi de décider, je sentais bien que plus le martinet claquait plus c'était supportable, presque facile parfois mais je voulais découvrir cet après, voir jusqu'où j'étais capable d'aller et comment mon corps y répondrait. Mais je n'eus pas encore l'occasion de cette découverte.

Je retrouvais ma place allongée, avec ce jouet dont je n'avais plus envie, comme "satisfaite", tranquille, sereine, je n'arrive pas bien à analyser ce sentiment.

Je sentis une rivière de cire qui chauffait depuis un moment déjà couler sur mon corps, c'était chaud, atrocement chaud, brûlant, je criais, j'avais l'impression qu'il la versait à quelques centimètres de moi. J'ouvris les yeux, constatant qu'il avait le bras tendu au dessus de moi, la bougie était donc très éloignée pourtant cette accumulation de cire chaude que je vis couler en filet me fit à nouveau le même effet, et je criais à nouveau me tortillant tandis que la cire emprisonnait mes seins.

Mon Maître me baisa ensuite et marqua ma poitrine de son plaisir.