Anaëlle, esclave de Maître Phénix, Carnet intime d'une Soumise

mercredi 4 octobre 2017

Quand le Maître fait craquer son esclave...


2 heures, voilà 2 heures que notre séance s'est terminée lorsque je commence la rédaction de ce récit. J'ai les fesses endolories, des marques enflées sur les cuisses, le dos parsemé de zébrures, des dizaines de petits points rouges sur le ventre, des hématomes sur les seins et les cordes imprimées dans ma peau s'effacent peu à peu.

Mon corps raconterait certainement mieux que moi cette séance intense car tout est confus dans mon esprit, je ne sais pas ce qui réellement passé, je peine à mettre des mots et des émotions sur la totalité de cette séance...

Être ponctuelle, voilà ma première mission, essayer de m'organiser, définir combien de temps il me faut pour me doucher et me préparer.
Le réveil indiquait 14h26 lorsque j'ai regardé l'heure dans notre chambre, satisfaite d'avoir un peu d'avance, j'avais déjà mis en marche notre playlist, pas suffisamment fort pour qu'il l'entende car il me fallait encore m'installer et placer sur mes yeux mon bandeau. Je l'ai attendu non pas agenouillée comme il me l'avait indiqué mais prosternée, les fesses sur les talons, le front sur le sol et les bras tendus en avant. Je voulais l'accueillir comme l'esclave que j'étais avec tout le respect que je lui devais, profondément reconnaissante de ce temps qu'il nous offrait.

Tout en refermant mon collier sur ma nuque il m'a dit :

- Je ne te demande pas de me rappeler tes mots d'alerte, tu les connais, mais avec ce que je vais te faire vivre aujourd'hui, n'hésite pas à les utiliser.

Voilà qui donnait le ton de la séance et je me suis demandée ce qu'il me réservait, ce qu'il allait me faire, si je serais à la hauteur...

Il a commencé par passer les cordes autour de ma poitrine, comprimant ainsi un peu mes seins, je ne pensais qu'à Lui, à ses mots, à ce qu'Il voulait me faire vivre, je me suis dit qu'aujourd'hui être son esclave aurait peut être un autre sens. Pas pour Lui, avant tout pour moi. Je me répétais que quoi qu'il me fasse vivre je le suivrai.

Il m'a ensuite guidée vers le lit et m'a donné mon jouet en me demandant de me caresser. Je n'étais pas encore excitée, je n'étais pas dans la recherche de plaisir et les vibrations ne m'en donnaient pas, j'étais simplement bien et mon seul désir était de me donner à Lui. Je le gardais néanmoins entre mes jambes comme il l'avait demandé.

- Est-ce que tu sais ce que je te réserve aujourd'hui ?
- Non, Maître

Le bruit de l'armoire qui s'ouvre, d'une boîte, je guette chaque bruit en tentant de mettre des images dessus.

- Et maintenant, tu sais ?
- Oui, ce sont les aiguilles, Maître.

Je crois qu'il m'a passé des élastiques autour des seins, puis j'ai senti la compresse froide pour le désinfecter. J'étais prête, j'en avais envie, ça faisait longtemps qu'il ne les avait pas utilisées.

Je fus surprise lors de la pose de la première aiguille pensant que mon Maître avait un réel talent pour les poser car ça ne fut pas douloureux. Il en posa encore quelques unes puis s'attaqua au téton, partie la plus sensible qui m'avait fait pleurer la dernière fois qu'il l'avait transpercé mais ce ne fut pas le cas aujourd'hui, prête à accepter tout ce qu'il voulait me donner. Je ne sais plus si j'ai crié, je suis incapable de m'en souvenir, j'ai grimacé c'est certain car la douleur était bien réelle, une deuxième aiguille à transpercer mon téton dans l'autre sens formant ainsi une croix.

Il s'occupa ensuite de l'autre côté et mon autre sein subit le même traitement.

- Tu seras fière de toi... moi je le suis

A ses mots je l'étais car lui l'était.

Il désinfecta ensuite mon ventre, de chaque côté. Je ne manquais pas de lui dire que je n'aimais pas la compresse froide, j'ai horreur du froid, alors que je ne m'étais pas plainte des aiguilles. Trois aiguilles de chaque côté, là où la peau est fine et tendue. Je n'ai pu retenir mes cris, je me suis tortillée, contrairement à ce que l'on pourrait penser c'était encore plus douloureux que sur la poitrine.

Durant tout ce temps le jouet est resté entre mes jambes avec une impossibilité de décoller. Je sais qu'Il s’est probablement dit que cela m'aiderait à supporter la douleur et ça aurait été le cas si j'avais eu du plaisir mais il se refusait à moi et j'en fis part à mon Maître.

- Ne t'en fais pas j'ai tout mon temps, je te réserve encore bien d'autres choses et je ne t'ai pas demandé de jouir.

Il continua à torturer mes seins en y ajoutant des pinces puis joua longuement avec la roulette de wartenberg, elle roula sur mes jambes, mon ventre, le dessus de ma poitrine, mon visage, mes lèvres. Il l'appuya de plus en plus fort si bien qu'il me reste encore toutes ces empreintes sur le ventre à l'heure où j'écris. J'aimais ça !

Il se pencha vers moi pour m'embrasser et le plaisir est arrivé d'un coup me faisant jouir, puis il a craché dans ma bouche et de nouveau il m'a fait jouir à moins que mon orgasme ne me quittait simplement plus.

Il retira mon jouet pour s'occuper de mon intimité, il plaça une pince japonaise sur mes petites lèvres, celle qui se resserre lorsqu'on tire dessus et il accrocha la seconde sur la première. La douleur était atroce, je sentais les palpitations sur ma lèvre au niveau où était fixée la pince, j'avais l'impression de sentir le rythme de mon cœur. Je ne savais pas comment faire pour gérer ou accepter cette douleur, les mots d'alerte sont passés dans ma tête avec une incapacité de les prononcer. je devais résister même si je ne savais pas comment j'en serai capable.

Il m'a ensuite demandé de me relever, je tâtonnais pour savoir quand j'allais descendre du lit comme j'avais toujours le bandeau sur les yeux en tentant de ne pas accrocher les pinces entre mes jambes.

A sa demande, je l'ai retiré pour regarder dans le miroir les aiguilles, j'aurai pu en profiter pour descendre entre mes jambes et voir ce qu'il m'avait fait mais je n'y ai même pas pensé, il m'avait simplement demandé de regarder les aiguilles.

La laisse est venue se fixer à l'anneau de mon collier et il m'a emmené au rez-de-chaussée. La table de salle à manger était complètement débarrassée, le canapé repoussé.

- Tu gardes les aiguilles ?

Il faut croire que j'ai dit oui.

J'ai plaqué ma poitrine contre la table froide, pieds au sol, hanches plaquées contre le bord.

Dans un élan de compassion mon Maître m'a placé une couverture sur celle-ci. Je me sentais délicieusement bien, j'avais l’impression d'être chanceuse et jamais une couverture ne m'a paru si confortable.

Il a accroché mes chevilles aux pieds de table, il a relié mes poignets en plaçant une corde dans les bracelets de contrainte et l'a attaché à l'autre extrémité, me laissant ainsi bras tendus vers l'avant contre la table.

Je me sentais prisonnière, je savais que je ne pourrai pas me dérober, je ne pourrai pas fuir, j'étais attachée.

Mon Maître a claqué mes fesses avec divers objets durement, j'ai oublié la douleur des pinces entre mes jambes, elles ne me faisaient plus mal.

Je bougeais malgré tout au niveau de la poitrine et mon Maître a senti que quelque chose me tracassait.

- J'ai peur d'accrocher les aiguilles

Je me souviens avoir eu une boule très gonflée sur la main à cause d'une aiguille qui s'était détachée. Mon maître n'a pas voulu prendre de risque il a libéré mes bras, je me suis redressée et il les a enlevé  en me demandant de regarder.

D'abord le sein gauche, j'ai regardé chaque aiguille y compris celle qu'il avait mise dans mon téton puis ce fut le tour du sein droit, des gouttes de sang se formait sur ma peau. Il a ensuite fait comme s'il allait enlever la première aiguille dans le téton, il l'a donc fait glisser comme pour la sortir avant de l'enfoncer à nouveau et faire quelques va et vient dans mon téton percé avant de la retirer. Du sang, quelques gouttes qui tombent, picotement du désinfectant. Il a également retiré la pince entre mes jambe réveillant cette partie endormie.

Je ne supporte pas la vue du sang, je ne me sentais pas très bien, j'ai cru que j'allais faire un malaise mais je n'ai rien dit et  j'ai repris ma place sur table, partageant un peu de mon sang avec la couverture. J'avais les yeux clos, mon Maître claqua sévèrement mes fesses avec le paddle, sa main, le fouet, parfois le martinet dont la douleur me semblait réconfortante, parfois il passait le côté fourrure du paddle sur ma peau, repos éphémère car dès qu'il reprenait la douleur était cuisante mes jambes fléchissaient, sans mot d'alerte mais avec des "Maître" implorant dont il ne se préoccupait parfois pas ou qui le faisait arrêter quelques secondes.

A chaque fois que je me laissais aller, la douleur revenait de plus belle car je restais ancrée dans le réel.

- Qu'est ce qui ne va pas ? Parle !
PARLE !
- J'ai des pensées parasites.
- A quoi penses- tu ?
- A l'infirmier... je ne peux pas avoir de marques.

Vu ce que mon Maître m'avait fait subir, je ne doutais pas que j'aurai du mal à lui présenter le haut de mes fesses le lendemain comme je le fais trois fois par semaine.

- C’est trop tard pour maintenant, il fallait y penser avant.


Ce fut un mélange où prédominait la douleur à l'état pure. Je me souviens de mes échanges avec mon amie qui m'avait dit qu’elle s'était fait une raison et elle-même acceptait  qu'il en soit ainsi au début, c'est un cap auquel il n’est pas possible d'échapper.

Mon Maître me détacha en me disant que c'était assez pour aujourd'hui.

Je n'étais pas contente de moi, j'étais trop faible, bien qu'ayant fait tomber mes barrières mentales mon corps et mon esprit refusaient cette douleur ou en tout cas ne l'acceptaient pas comme je le souhaitais.

La chaleur se diffusait dans mes fesses .

Mon Maître m'a amené vers l’escalier en me demandant de monter.

- On dirait que tu as quelque chose à dire.
- Oui, Maître, je voudrais réessayer à quatre pattes.

Nous sommes retournés dans la pièce où je me suis mise en position. Mon Maître a repris son long fouet en cuir qui fait près d'un mètre cinquante et n'a utilisé que celui-ci.

Quelques coups d'abord légers sur les fesses, pas un bruit, pas un souffle ne s'échappe de ma bouche, il intensifie ses coups mais la douleur me semble beaucoup plus légère, j'essaie de ma caler sur son rythme (petit clin d'oeil à mon amie qui se reconnaitra), alors il continue encore et encore, sur le dos, les fesses, les enroulés viennent claquer le devant de mes cuisses, je n'aime pas ça, j'essaie d’écarter les jambes pensant naïvement que le fouet ne m'atteindrait plus mais il n'y a rien à faire, le fouet claque parfois sur mes bras, c’est intense, très intense mais je retrouve l'état dans lequel j'étais lors de notre première soirée bdsm, je supporte, j'ai envie d'encore, je sens les coups différents de mon Maître parfois avec l'extrémité parfois plus lourds, j'ai chaud, je crie, je me met en boule, puis à nouveau à quatre pattes, je ne réfléchis plus, je ne sais pas ce qui m'arrive, j'ai énormément de mal à l'écrire dans cet article, je ne trouve pas de mots, je n'arrive pas à analyser et à me remémorer toutes mes émotions.

Je me retrouve quelques pas plus loin, les bras fléchis, la tête près du sol, haletante, j'ai l'impression que tout a lâché (oh que ça m’énerve de ne pas trouver les mots justes !).

Je ne me souviens pas quand il s'est arrêté, je me suis retrouvée debout, puis derrière lui en direction de l'escalier, je ne sentais plus mes jambes, j'avais l'impression qu'elles ne pouvaient plus me porter, mon Maître m'a soulevé dans ses bras, j'étais incapable de marcher et il nous a ramené dans la chambre.

Il m'a posé sur le lit, j'entendais ma respiration, rapide, haletante mêlée à des gémissements ou je ne sais quoi d'autre. Je savais qu'il n'était pas normal d'être dans cet état mais je n'arrivais à pas à me contrôler.

Je ne sais pas si mon Maître a eu peur pour moi mais je me souviens de ces lentes caresses sur mon visage.

- Doux, tout doux
Redescends doucement

Je me sentais en sécurité, il m'a apaisée et petit à petit je me suis calmée.

Nos corps se sont trouvés pour ne faire plus qu'un, puis je me suis assise sur Lui car il voulait me regarder, mais quelque chose n'allait pas car même en mettant mes mains dans le dos je me sentais libre et je lui ai dit.

Il m'a donc plaqué sur le lit en tenant mes bras et en me baisant, il a déversé sa salive dans ma bouche et à cet instant j'avais envie qu'il crache sur mon visage, mais il ne peut lire dans mes pensées ni même agir en fonction de mes envies alors il n'en a rien fait.

C'est peut être curieux quand on le lit comme ça, je n'aime pas l'humiliation et à cet instant il n'y aurait eu aucune humiliation, je n'aime pas non plus le manque de respect qui doit être mutuel mais je n'y vois pas non plus de manque de respect. Cela s'inscrivait juste dans l'instant, dans notre relation et ça n'aurait eu qu'une signification pour moi : Je suis à Lui.

Il a marqué mon visage de son plaisir, j'ai contemplé Ses marques sur ma peau, moment immortalisé par quelques photos, malheureusement elles ne rendent pas hommage aux véritables couleurs et aux multiples zébrures.

Ce fut une séance d'une intensité mémorable après laquelle nous étions encore plus proches.

Et s'il me l'avait demandé je me serais remise en position pour sentir à nouveau la morsure du fouet.

Nous avons du prendre la route un peu après, proposition de youtube qui me propose une chanson qui date un peu, musique assourdissante dans la voiture et une envie d'une séance improbable de fouet sur ce rythme.


Au plaisir d'une prochaine séance Maître,

Respectueusement,
Votre esclave qui se sent "entière"

lundi 2 octobre 2017

Un peu de nous...


Ce jour-là, mon Maître travaille exceptionnellement de la maison. Nous passons chacun la matinée attelé à notre tâche dans des pièces différentes, nous ne faisons que nous croiser mais sa simple présence suffit à me satisfaire. Nous allons ensuite déjeuner en famille avant que l'école ne reprenne.

Mon Maître a un rendez-vous professionnel dans l'après -midi, il aurait pu me déposer chez nous mais ce trajet est un temps de plus ensemble et je l'accompagne avec plaisir. Il me laisse dans la voiture, sur le parking. Ambivalence de mon caractère souvent impatiente, stressée et m'énervant facilement (rarement avec Lui), je peux rester des heures dans une voiture à attendre sans m'ennuyer. Je m'occupe pendant son rendez-vous, il me rejoint environ une heure après.

Nous reprenons la route pour regagner notre domicile Au cours du trajet je retire à sa demande mon soutien-gorge sans en être vraiment surprise. A notre arrivée, il s'installe devant son pc dans la salle à manger et je lui apporte un thé. Il me demande de retirer ce que je porte en bas, ce que je m'empresse de faire, et m'indique d'un regard où je dois me placer. Je m'agenouille près de lui et lui présente sa tasse.

J'ai très certainement fermé les yeux car je n'ai pas anticipé ce qui est arrivé, surprise par mon propre cri incontrôlé (voilà un cri non identifié qu'il nous faudra ajouter à ma liste). En ouvrant les yeux j'ai découvert sa cuillère brûlante sur mon téton. Je me suis demandée s'il allait recommencer, j'ai gardé les yeux ouverts, la cuillère après s'être à nouveau réchauffée dans son thé est venue se coller à l'autre sein, la douleur m'a arraché encore un petit cri mais elle fut plus supportable car j'y étais préparée.

Il débarrasse ensuite un coin de la table et me demande de m'y asseoir, face à lui, jambes grandes écartées en précisant que si je tente de les refermer j'aurais dix coups de fouet. La position est assez inconfortable mais j'aime l'idée de le divertir pendant qu'il travaille.

Il finit par aller chercher mon jouet et me demande de me caresser. Je m'imagine simple centre de table, juste là pour le divertir et ça me plaît.

Je garde le plus souvent la tête baissée ou les yeux fermés mais lorsque je la relève je le vois en train de regarder ma chatte se liquéfier. Il s'approche de moi, sensation inconnue de picotements, j'ouvre à nouveau les yeux, mon Maître teste des piles.

Avez-vous déjà mis une pile 9v sur votre langue pour voir si elle était toujours chargée ? Et bien c’est à peu près ce qu'il fait avec mon intimité et fort heureusement les piles ne sont pas neuves mais ça picote encore pas mal.

Puis mes caresses reprennent, je gémis et me tortille de plaisir, suffisamment pour que mon Maître n'ait plus la tête au travail.

Nous montons, quelques coups de ceinture sans préparation desquels j'essaie de me dérober par réflexe suivi du bonheur d'être utilisé pour son plaisir.

Voilà un peu de notre quotidien.