Anaëlle, esclave de Maître Phénix, Carnet intime d'une Soumise

mercredi 20 décembre 2017

Quand le Maître fête son anniversaire et suprend son esclave



Récit de cette journée :

Aujourd'hui n’est pas une journée comme les autres, Maître fête son anniversaire. Pas de grande fête mais de petites attentions qui rendent cette journée particulière. Nous passerons pour l’occasion la plus grande partie de la journée ensemble, rien que tous les deux.

Un brin espiègle, j'ai passé un petit moment à le taquiner ce matin sur la possibilité de switcher afin de rendre cette journée inoubliable. Maître m'a dit qu'il n'en était pas question. J'ai poussé un peu, amusée, jusqu'à ce que je comprenne que la ligne rouge arrivait, plus question de plaisanter, je me suis tue et je suis restée à ma place.

Nous avons pris la route en fin de matinée pour aller déjeuner au restaurant, je n'avais pas manqué de voir mon collier (celui de séance en cuir avec un gros anneau) posé sur la table avant notre départ. En arrivant sur le parking, Il m'a demandé de Lui présenter mon cou. Nous avons vaguement évoqué la laisse qu'Il n'avait, selon moi, pas prise. L'entrée au restaurant s’est faite sans problème. Vu le froid je Lui avais demandé l'autorisation de remettre mon écharpe, puis je me suis installée à table, cou bien dégagé mesurant à quel point j'avais progressé ces derniers mois. Mon collier n'a pas échappé au regard du serveur et sans nul doute de quelques clients mais j'étais assez à l'aise.
A l'issue du repas, nous avons ensuite rejoint le parking où Maître a sorti la laisse pour me ramener à la voiture sous le regard de quelque personnes. Ca, je ne peux le nier, ça me fait toujours quelque chose.

Nous avons repris la route, Maître passant une partie de celle-ci au téléphone.

- Tu as chaud.
- Non, Maître.

Quelques minutes plus tard...

- Tu as chaud.
- Non, ça va Maître.
Ne comprenant pas pourquoi Il me disait ça.

- Tu as chaud ! Enlève tout le haut.

J'ai donc enlevé mes multiples couches : manteau, gilet, haut, soutien-gorge et Il a jeté le tout sur le siège arrière en me demandant de refixer la laisse à mon collier. Je lui rappelais que si nous croisions la police je ne pourrais pas me cacher.

J'ai d'abord pensé que c'était pour cette raison qu'il m'avait demandé de reprendre mon manteau.

- Enlève le bas maintenant.

Je me suis exécutée, rassurée d'être cachée derrière le tissu en traversant un village.

Une fois nue Maître a à nouveau jeté mon manteau sur le siège arrière, me laissant complètement nue, en me demandant de me caresser. Si le geste y était, le plaisir n'y était pas, comment pouvais-je réellement perdre la tête alors que nous étions en pleine journée et qu'empruntant des routes départementales nous étions régulièrement exposés.

A quelques kilomètres à peine de notre retour à la maison, Maître a emprunté une petite route entre les champs où il y a quelques éoliennes. Nous sommes passés devant une première où il y avait une camionnette de chantier mais personne à l'extérieur. Je dis à Maître combien nous étions toujours surpris de trouver des personnes là où il est censé n'y avoir personne. Il a continué d'avancer sur le chemin, nous sommes passés devant une deuxième éolienne où la porte de celle-ci était ouverte et il y avait à nouveau une camionnette garée devant. Il a stoppé le moteur à quelques cinquante mètres (?) de celle-ci mais en se garant presque en face.

Grand moment de solitude, je pensais que peut être Il aimerait que je m’occupe de Lui mais je sais que jamais Il ne me demandera ça ici et tout à coup, dans un silence absolu, j'ai peur de ce qui m'attend, le doute s'empare de moi. Va-t-il me demander de sortir ? J'espère sincèrement que non.

- Va faire le tour de la voiture, en courant.
- En courant ?

Comme si cela était essentiel à ce moment-là. Je jette un œil dans le rétroviseur pour m'assurer qu'il n'y a personne.

- Je peux remettre mes chaussures ?

La question peut paraître idiote, les mots me manquent, je ne pense même plus que j'ai des mots d'alerte, dans ma tête il n'y a rien d'autre que l'obéissance.

Sans réfléchir, j'ouvre la porte, je sors de la voiture pensant marcher autour de celle-ci mais puisqu'il veut me voir courir,  je cours comme je peux autour de la voiture avant de saisir la poignée de ma portière, soulagée que ça soit terminé.

A ce moment là Maître a du lire de multiples émotions sur mon visage, détresse, panique,  et un non, suppliant, "Il ne va pas me faire ça"... la portière est verrouillée. La vitre se baisse.

- Mets toi devant la voiture, tu as une énorme envie de pisser.

Et à nouveau une question idiote mais qui m'aurait oh combien été utile lui demandant si je peux avoir un papier pour m'essuyer.

- Non !

Uriner devant Maître arrive extrêmement rarement, ça me met mal à l'aise. De plus je ne ne suis pas habituée à me soulager dehors, à moins d'y être contrainte lorsque l'envie est trop urgente et qu'il n'y a vraiment pas la possibilité d'avoir de toilettes. Quand cela arrive je prends bien soin d'aller dans un endroit très isolé.

Je m'accroupis et décide malgré tout de faire ce qu'Il m'a demandé. Comme si ça n'était pas déjà assez difficile Maître klaxonne avec insistance. Et là je peste intérieurement en me disant que cette épreuve était déjà bien assez difficile comme ça en me demandant pourquoi il fait ça. Je ne vois qu'une explication, me taquiner davantage.

Trop tard, j'ai commencé à faire pipi et le pire c'est qu'il y a déjà un bon moment que j'avais envie et de ce fait ça traîne.

Ouf c’est fini, je me relève pour regagner la voiture et je vois face à moi de l'autre côté du chemin, devant son éolienne l'ouvrier qui est clairement en train de me regarder. Depuis quand je n'en ai aucune idée. Était il déjà là lorsque j'ai fait le tour de la voiture ou est ce le coup de klaxon qui l'a intrigué ?

Si j'avais pu être une petite souris je me serais rapidement réfugiée dans mon trou.

Maître rallume le moteur pour partir, je suis dans tous mes états. Il passe la main sur ma chatte humide et la frotte sur mes seins et me demande de goûter son doigt.

- Remets ton manteau.

Je l'enfile rapidement et entreprend de remettre la fermeture.

- Je n'ai pas dit de le fermer.

Je dis à Maître que j'aimerais essuyer le siège (qui heureusement est en cuir et sera plus facile à nettoyer).

Maître se gare à nouveau.

- Ouvre ta portière, lèche le siège, tu peux sortir si tu veux.

Je ne sais pas comment j'arrive à me glisser sur le tapis devant et lèche un peu le siège comme demandé ce qui m'évite de sortir bien que la porte soit ouverte.

Nous arrivons enfin devant chez nous. Je ne porte toujours que mes chaussures et mon manteau, ouvert.

Maître me tend les clés.

- Va voir le courrier.

Mon malaise grandit, nous sommes dans notre rue, garés sur le trottoir et je dois aller ouvrir la boîte alors que je n'attends qu’une chose c’est rentrer. J'ai extrêmement peur qu'un voisin sorte ou passe dans la rue. Je récupère le courrier en demandant à Maître de monter mes vêtements.

- Si tu les veux, va les chercher.

J'ouvre la portière arrière, Maître en profite pour glisser ses doigts en moi puis nous montons les escaliers pour gagner la porte d'entrée où Maître me dénude à moitié en tirant sur mon manteau.

Immense soulagement lorsque la porte s'ouvre me laissant retrouver la sécurité de nos murs.

Maître me demande de m'agenouiller nue dans l'entrée puis de le vénérer et accroche ma laisse au porte manteau. J'attends, cela ne dure que quelques minutes.

Puis il se dirige vers la porte fenêtre donnant sur la terrasse. Sur une partie il n'y a pas de haie, ce qui m'expose au risque de croiser à nouveau un voisin.

Maître me demande de prendre une bûche pour la cheminée. Si ça n'est que ça je n'ai qu'à tendre le bras dehors pour en saisir une ce que je fais, soulagée.

- Dis moi ce que tu es pour moi
- Votre esclave
- Ma chienne. Fais le tour de la terrasse à quatre pattes.

La terrasse est glacée, il fait 3°, ma façon de me mouvoir n'a rien de féline, je tente juste de coordonner mes bras et mes jambes pour avancer maladroitement. J'arrive presque à ses pieds en voulant contourner une partie où il y a plein de saletés.

- Passe dedans. Une chienne passe dans ce qui est sale.

J'obéis à nouveau, sans envie, moi qui suis plutôt du genre à me laver cinquante fois les mains par jour, passer dans la saleté ne m'enchante guère.

Je crois une nouvelle fois que c'est fini mais pas du tout.

- Maintenant dans l'herbe.

Ça m'arrache des cris, l'herbe est trempée  et tellement glacée, c'est très désagréable. Madame la taupe nous a fait plein de tas de terre, j'essaie d'écarter les jambes pour les éviter mais IL m'interrompt.

- A plat ventre.

Je tarde probablement à obéir, quelques secondes, je n'ai aucune envie de m'allonger dans l'herbe.

- A plat ventre, tout de suite.

Je me baisse mais je ne suis toujours pas allongée, Maître insiste et je crie une nouvelle fois lorsque mon corps s'allonge dans le gazon glacé.

- Maintenant, roule.

Je ne suis plus en état de réfléchir. Maître ne m'a Jamais fait faire de telles choses, je suis à bout.

- Roule ! Dans la terre.

Me voilà en train de rouler sur les taupinières.

- C'est bien, dans l'autre sens maintenant.

Me voilà à nouveau dans la terre.

Maître m'invite à rentrer, je suis frigorifiée, je m'assoie sur le sol près de la cheminée mais elle ne chauffe pas encore assez. Mon corps est couvert de terre, la carrelage aussi désormais.

- Va prendre une douche pour te réchauffer et nettoie toi bien. Tu as dix minutes ensuite je te veux agenouillée dans ta position.

L’eau me parait brûlante, la douche se remplit de terre, de feuilles. J'enfile rapidement une nuisette comme demandé avant de le rejoindre dans la chambre.

Maître me met du chauffage car j'ai toujours froid. Après une inspection pour vérifier ma propreté, Maître m'offre la douceur de sa langue chaude entre les jambes, j'y ai rarement droit puis Il me dit combien Il est fier de moi et de mon obéissance et en récompense m'offre mon jouet. Plusieurs orgasmes.

Il comprime un de mes seins avec des élastiques, le bandeau vient se poser sur mes yeux déjà fermés.

Le froid de la compresse me parait moins insupportable qu'à l'accoutumée. Je sais ce que Maître va faire, il va tester les nouvelles aiguilles que j'ai commandées, elles sont plus longues mais le diamètre a également presque doublé ce qui me rend moins confiante. Il pose quelques aiguilles en me demandant si c’est difficile, je sens la douleur mais elle n'a rien d’inhabituelle, je Lui dis donc qu'il s'agit des anciennes, satisfaite de ne pas être tombée dans le piège.

Je fais effectivement la différence avec celles qu'ils posent ensuite qui sont bien plus difficiles. Mon sein gauche est paré d'aiguilles sur le tour, alternant anciennes et nouvelles. Sur le droit, celui comprimé, il n'en pose qu'une dans le téton. Le fait qu'il soit comprimé amplifie la douleur et Maître s'amuse à l'enfiler très très lentement.

Je le sens passer son doigt humide sur mon ventre, ma poitrine, je me demande ce dont il s'agit. A nouveau la peur, j'ai peur que Maître utilise du gel pour s'exercer au fireplay en me disant qu'il serait préférable de commencer par le dos que par ma poitrine.

Il m'autorise à regarder. Je découvre ses aiguilles mais également une baguette japonaise qui emprisonne mon téton sur le sein déjà comprimé et percé d'une aiguille. Je n'avais même pas senti sa mise en place alors que j'avais eu du mal de supporter les baguettes la dernière fois.

Mon corps est recouvert de traces de sang, voilà donc ce qu'il étalait avec son doigt. Il me montre sa main,  la partie intérieure de ses doigts est complétement rouge.

Je n'aime pas la vue du sang, pourtant je Lui demande de tracer son âge avec sur moi.

Maître replace mon bandeau, je me caresse et jouis de cette image de sang sur moi.

Je suis vidée, exténuée, je n'en peux plus. Maître souhaite cependant m'utiliser pour son plaisir et me demande de bouger sur Lui par séquence, autant de coup que son âge, puis il me fait recommencer encore et encore... je suis trop fatiguée alors Maître finit par se servir Lui-même.

Une journée (très) particulière. Maître est toujours si surprenant. Jamais je n'aurai pu anticiper cette journée, ces derniers temps nous avions si peu de temps pour nous, l'impression d'être en "pause" et d’être soudain passés en vitesse accélérée.

D'énormes bonds en avant, un Maître plus sadique que je ne l'imaginais mais jouant aussi sur un terrain inconnu, celui de l'humiliation. En était-ce vraiment ? Je ne sais pas. J'ai cependant la certitude qu'Il a mesuré le pouvoir qu'Il avait sur moi et que je peux être fière comme Il me l'a dit d'être allée là où Il voulait m'emmener.


Je vous offre des entrées pour le Festival de l'Erotisme 2018 au Brussels Kart Expo !


Rendez-vous incontournable de l'année 2018, le plus grand salon de l'érotisme d'Europe se déroulera les 2,3 et 4 mars prochain.  

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Le Festival International de l'Érotisme de Bruxelles a vu le jour en 1993 et se déroule chaque année le 1er weekend de mars.

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Egalement, un espace réservé aux libertins avec leur soirée du samedi soir tant attendue chaque année et le village fetish, un univers particulier qui vous emmène dans le monde bien réel des tenues de domina, soumis et de pratiques BDSM dévoilées pour un public averti.





jeudi 7 décembre 2017

Troublée...


Notre dernière séance remonte à une dizaine de jours. Maître m'a offert un cadeau, des baguettes chinoises en métal.Une séance anniversaire où j'ai servi de bougeoir, devant maintenir mes jambes à la verticale tout me caressant avec mon jouet... j'aurais bien pu mettre le feu au matelas si Maître n'avait pas été très réactif... la jouissance fait tout oublier, même le fait d'avoir une bougie dans la chatte. Une séance particulière où les lanières du martinet en cuir sont venues s'écraser sur mon visage.

J'aurais aimé faire le récit de ce moment pour le garder en mémoire mais le temps me manque en ce moment pour venir écrire sur mon blog. La période est chargée, la fin d'année approche, des préoccupations, le boulot qui empiète sur notre temps libre et nos week-end. Je patiente, j'attends, sachant que les circonstances sont particulières et puis le fameux "coup de mou" prend possession de moi me faisant perdre mes repères . Le Maître est moins présent dans les actes au quotidien car il y a mille choses à faire en rentrant le soir. Notre rituel du coucher où je m'agenouille seins nus à ses pieds est toujours là pourtant il n'a plus la même saveur, je ressens moins fortement ma condition. Petit à petit je dérape un plus, Maître me manque et en même temps je m'habitue à ces moments où il ne se passe rien qui rendent la vie un peu plus vanille. Je teste, je joue avec le feu parfois bravant certains interdits dans l'attente d'une réaction qui ne vient pas... Je n'ai plus la tête à rien, pas même aux séances dont je garde l'envie au fond de moi mais que j'appréhende à la fois et  je me replie en me disant que s'il n'y en a pas tant pis, je ne sais même plus si j'en souhaite une ou non.

C'est avec cet état d'esprit que j'ai reçu son mail mardi m'indiquant que nous aurions une séance le soir, quelques consignes, je devrais être vêtue de sous-vêtements rouges et de bas, inscrire quelque chose sur ma poitrine et mon ventre, préparer trois objets que j'aimerais que Maître utilise sur moi.

Je l'ai rapidement eu au téléphone, je lui ai fait part de mes préoccupations en lui souhaitant plein de courage pour réussir à me débloquer du quotidien. Il fut surpris et me demanda si je souhaitais reporter cette séance. Non, non... je ne veux pas avoir le choix !! Et je sais qu'au fond de moi je l'attends, j'ai cependant peur de rester bloquée et de ne pas l'apprécier à sa juste valeur.

J'essaie de me conditionner en me répétant en boucle des bribes de phrases "Je suis son esclave... je suis à Lui... je lui appartiens... accepter la douleur... l'apprivoiser... la douleur devient plaisir"

Me voilà à surveiller l'heure, calculant le temps qu'il me restera pour me préparer lorsque je rentrerai à la maison... une demie heure. Ça devrait le faire ! Je pose rapidement mes affaires à mon retour, vérifie la température de la chambre, il fait chaud, la playlist qu'il a souhaité est prête, j'aurai juste à l'allumer au dernier moment.
Je pose, avec hésitation, trois objets sur le lit. Je pense au fouet naturellement car il représente Maître. Il m'a cependant dit de préparer 3 objets que j'aimerais qu'il utilise sur moi et je ne me sens pas prête pour affronter le fouet. Je sors donc une bougie, la roulette de Wartenberg et ma laisse. J'aperçois le bâillon qu'il a récemment acheté, je l'essaye rapidement devant le miroir (curieuse idée, je ne fais jamais ça habituellement), je le pose sur le lit puis je me ravise et le replace dans l'armoire car cela ferait 4 objets, j'ai peur que Maître me dise que je n'ai pas lu attentivement ses consignes.

Je file à la salle de bain et prends une douche bien chaude. J'enfile mes sous vêtements, mes bas et regarde l'heure plusieurs fois sur mon portable. Un crayon khôl fera l'affaire pour écrire sur ma poitrine et mon ventre, je commence par le ventre où j'écris "ESCLAVE" en prenant soin de ne pas former le "s" dans le mauvais sens comme cela m'est déjà arrivé ce qui m'avait valu une remarque, j'aurais aimé écrire "obéissante" mais ça me paraît compliqué alors j'opte pour ce que je suis pour Lui, "DEVOUEE", sur ma poitrine. Il me reste moins de cinq minutes pour forcer sur le maquillage des yeux comme il le souhaite et me voilà dans notre chambre.

Mince, je pensais être à l'heure mais j'ai oublié de préparer le bandeau que je devais placer sur mes yeux, je ne le trouve plus, ça me stresse, je n'ai pas envie d'être en retard car je profiterai de mon statut d'épouse et je ne le veux pas, ouf je trouve un masque ça fera l'affaire, j'allume la musique et forcément le son n’est pas réglé sur le bon mode mais j'entends Maître monter alors je balance la télécommande sur la commode et m'empresse d'être présentable, agenouillée, dos droit, tête baissée.

Il s'approche de moi en lisant ce que j'ai inscrit pour Lui sur ma peau et en le citant à haute voix. Mon collier se referme autour de mon cou.

- Vénère-moi.

Je me prosterne à ses pieds, front posé contre le sol. La position dure plus longtemps qu'à l'accoutumée, j'aimerais me redresser car être complètement courbée aujourd'hui me fait peur mais je ne dis rien et j'attends qu'il m'invite à me retrouver ma position et  à me relever.

Il place autour de moi de lourdes de chaînes, elles sont glacées, j'ai horreur du froid et cela amuse Maître, quelques mousquetons pour bien les maintenir, elles sont d'abord fixées autour de mon cou et descendent  le long de ma poitrine et de mon ventre, quelques mousquetons autour des cuisses, elles entravent ainsi mes mouvements.

Je reprends ma position tandis qu'il appuie sur mon dos pour que je me place à quatre pattes, le martinet vient lécher ma peau puis la claquer doucement, quelques coups sur et sous les fesses, sur le dos... Maître me replace agenouillée et déboutonne son pantalon. Il est rare qu'Il pense aussi tôt à Son plaisir. Je commence à le lécher, le sucer, je m'applique à Lui donner du plaisir, j'aimerais tenir sa queue avec la main mais la chaîne est trop tendue, j'essaie de bouger les chaînes sur mes cuisses pour gagner quelques centimètres. Le martinet claque mon dos en même temps, c'est nouveau... je me concentre sur sa queue, sur le plaisir qu'elle me procure, le martinet est piquant mais je l'oublie car je suis dans le plaisir. Le sien m'encourage à continuer, à Lui offrir ma bouche plus profondément jusqu'à ce que cela devienne gênant. Maître ne jouit pas, il me relève, fouette ma poitrine, mes bras ne s'ouvrent pas totalement comme si je voulais me protéger, je m'en rends compte, ça ne me ressemble pas et je décide de m'offrir à Lui comme je l'ai toujours fait en les ouvrant davantage.

Il me fait m'allonger sur le lit, comme souvent je suis complètement désorientée. Il m'offre le plaisir du jouet entre mes jambes au dessus de mon string, seule ma poitrine est dévêtue. J'aimerais le tenir moi-même, j'en fais part à Maître qui une fois de plus est amusé par ma réaction car il sait combien j'aime pouvoir le placer exactement comme je le souhaite et Il m'accorde ce plaisir éphémère. La cire ne tarde pas à couler sur mes seins, elle est chaude, très chaude, il y en a beaucoup et la chaleur vive m'empêche de me concentrer sur mon jouet, Il emprisonne mes seins dans de coques de cire.

La roulette de Wartenberg vient parcourir mon corps. J'ai l'impression que cette séance n’est que pour moi. Maître utilise ce que j'ai préparé, Il m'a laissé choisir et utilise vraiment ces objets, ça n'arrive jamais. Faire plaisir à son esclave pour lui permettre de retrouver sa place ? Une vague de plaisir m'envahit, je crie, me cambre, un orgasme sans fin qui dure ou se répète, c’est délicieusement bon.

Maître fourre sa queue dans ma bouche et me fait l’avaler profondément, j'ai l'impression de ne pas pouvoir convenablement respirer, un mouvement de recul tandis que je l'entends dire qu'il ne m'a pas dit de bouger mais je finis par retirer ma bouche par reflex et me met à toussoter, soulagée de ne pas faire pire.

Maître me demande de lui donner du plaisir et de m'installer sur Lui, Il retire mon bandeau et je regarde ces chaînes autour de moi. Oh que je les aime !!! J'aime me voir ainsi enchaînée. Il n'y a pas de douleur mais ça me rappelle à quel point je suis à Lui. J'aimerais les garder, qu'Il m'oublie dans un coin et que je l'attende tout simplement parce que telle est ma place.

Il tire sur ma laisse, je ne sais plus quand il l'a placée, elle me fait beaucoup de bien. J'en avais besoin, elle me lie à Lui, je Lui appartiens, c'est tellement chargé de sens en cet instant, nous sommes liés l'un à l'autre et ensemble nous ne faisons qu'un.

Je regarde nos reflets dans le miroir et en cet instant je me plais, j'aime mon reflet, décoiffé, le maquillage coulé, les chaînes qui bougent au rythme des coups de Maître.

Oh que ça fait du bien de Vous retrouver, Maître !