Anaëlle, esclave de Maître Phénix, Carnet intime d'une Soumise

lundi 15 janvier 2018

Sanction : réflexion sur la nécessité d'écrire un rapport


Vendredi, Maître m'a offert une séance que je pourrais diviser en 4 parties : shibari esthétique où Maître orné mes bras de cordes, contrainte complément immobilisée sur une chaise à l'aide de cordes et de chaînes où pour la première fois les cordes ont à la fois remplacé le bandeau sur mes yeux et le bâillon, perçage des tétons avec nos nouvelles aiguilles dont le diamètre a presque doublé et service au plaisir de Maître.

Après chaque séance, je dois Lui écrire un rapport, ce que je fais habituellement le soir-même mais pas cette fois, nous en avons un peu parlé de vive voix et j'ai voulu profiter d'une soirée tranquille en famille.
Le lendemain, encore dans mon lit, j'écrivais mon rapport dans ma tête en attendant le réveil de Maître. Oui mais voilà je n'ai pas pris le temps de Lui écrire dans la matinée, prise de conscience en déambulant dans les allées d'un centre commercial l'après-midi réalisant que les 24 h venaient de s'écouler. Maître en était amusé.

La sanction est tombée hier soir, Il souhaite que j'annonce ici ma faute et que j'écrive un article dont le thème est le suivant : Pourquoi dois-je écrire un rapport ? Pourquoi sous 24 h ?

Si la réponse à la première question me parait évidente, il m'a fallu réfléchir à la seconde. Quand Il m'a annoncé cette sanction je ne voyais pas l’intérêt des 24 heures et à vrai dire j'ai pensé que la réponse était simplement "pour avoir l'occasion de me punir".

L’intérêt du rapport :

Le rapport de séance a été mis en place dans notre relation dès le début, il y a près de 3 ans. J'ai donc pris l'habitude de finir ma soirée ou commencer ma matinée derrière mon ordinateur pour Lui écrire un mail sur mes ressentis. Parfois j'essaie de soigner la forme, j'en profite pour relater la séance (ce qui m'oblige à être attentive quand je la vis pour me souvenir du déroulement ce qui a un inconvénient majeur c'est que cela m'empêche de lâcher totalement prise), parfois ce ne sont que des phrases en vrac, sans ordre chronologique mentionnant ce que j'ai aimé lors de cette séance et ce que je n'ai pas (ou moins) aimé, les difficultés ressenties que ça soit au niveau physique ou moral (difficulté de lâcher-prise, ou ressenti suite à un événement particulier, si Maître me pousse plus loin et que c’est difficile, est ce que cela va me marquer négativement ou vais-je garder malgré tout un souvenir positif...).

L'intérêt du rapport est donc de me livrer en toute transparence pour qu’Il puisse savoir précisément comment je vis les choses. Il peut ainsi voir ce qui me plaît/me déplaît, ajuster sa manière de me dominer, ça ne veut pas dire que je prends les commandes mais il est important d'être tous les deux dans la séance et j'ai, pour ma part, souvent du mal à couper avec le quotidien. Maître sait donc qu'il faut créer un cadre (en donnant des consignes, une tenue, une position, une heure...) pour que je me libère de ces pensées. De même au niveau de la douleur, Maître a compris (Il ne le fait pas souvent mais Il le sait) que lorsque je bloque dans la douleur et qu'elle "m'emprisonne" il me faut une pause de quelques secondes pour ne pas me braquer et être complètement bloquée, cela me permet de reprendre ensuite plus sereinement.
Le rapport permet enfin de s'assurer que même s'Il joue avec mes limites je le vis bien. La plupart du temps nous ne parlons pas de ce qu'Il souhaite me faire vivre avant. La journée de son anniversaire a, par exemple, été très éprouvante sur le moment car cela ne ressemblait pas à Maître ni à ce qu'Il me fait vivre habituellement. Alors peut-être penserez-vous qu'il serait dans ce cas plus judicieux d'en parler avant plutôt qu'après au risque de garder des traces. Je pense que Maître mes connaît et Il se base également sur tout ce que je Lui ai écrit, sur tout ce que nous avons vécu précédemment et s'Il me fait faire quelque chose c’est qu'Il pense que j'en ai les capacités. Il ets vrai que malgré la difficulté je retire souvent une très grande satisfaction d'avoir pu aller là où Il voulait m'emmener. Il me rappelle souvent qu'au besoin j'ai des mots d'alerte, une soupape de sécurité, si je pense que c’est trop dur ou néfaste pour moi je peux donc les utiliser.

Reste à savoir pourquoi ce délai de 24 h a été mis en place !

Ma première pensée me paraît aujourd'hui dénuée de sens, Maître n'aime pas me punir, Il ne va pas donc pas mettre un délai exprès pour le faire. J'ai besoin d'un cadre et de règles. Il a donc fixé un délai, je dois le respecter.

J'ai besoin d’intransigeance en cas de manquement à mes "devoirs". Si je n'avais eu aucune sanction, j'aurais probablement pensé que le respect des règles Lui importait peu et dans ce cas tout perd son sens ! Je ne veux pas être une bonne élève qui obéit parce qu'elle respecte à la lettre des règles oubliées, je veux être une bonne esclave c'est à dire celle qui répond aux demandes de son Maître parce qu'elle ressent toute l'importance que ça a pour Lui. C’est grâce à cela que notre relation a un sens, que ça n’est pas un jeu, je ne me soumets pas parce que je veux me soumettre (même si j'aime cette place) mais parce que c'est ainsi qu'Il me veut et ça change tout pour moi.

J'évoquais un peu plus haut la difficulté parfois à retranscrire mes ressentis à l'issue d'une séance, c'est probablement pour cela que Maître a instauré ce délai de 24 h. Plus j'écris le rapport tôt plus mes émotions sont livrées à chaud. Rapidement mes souvenirs s'embrouillent, mon attention se porte sur la trame de la séance plutôt que sur mes émotions.

Je pense avoir répondu aux attentes de Maître en écrivant ce post. Il me punit très rarement et je fais tout pour ne pas l'être. Je l'avoue, bien que n'ayant pas dépassé ce délai volontairement je me demandais s'il y aurait une sanction ou non. J'en doutais... c’est vrai.
Curieuse pensée, j'ai simplement envie de Le remercier. Merci d'être là, de nous permettre d'être nous et de donner un sens à ce que nous vivons.

dimanche 7 janvier 2018

Nouvelle année et résolutions...




Premier post de l'année... l'occasion de vous remercier pour le temps que vous consacrez à la lecture de mon blog, certains le temps d'une escale sur un article, d'autres depuis plusieurs mois, souvent dans l'ombre.

Je vous souhaite à tous, ami(e)s, connaissances, lecteurs et lectrices une très belle année 2018. Qu'elle puisse vous combler de bonheur, vous épargner les soucis et réaliser vos rêves les plus fous.

En souhaitant les vœux à Maître, je Lui ai dit que ce serait notre année. N'avez-vous jamais eu ce sentiment que tout allait changer ? Ça n’est, certes, pas la première fois que j'ai ce sentiment, changement professionnel, déménagement, bouleversant un temps la vie mais cette année sera différente. Nous faisons nos premiers pas vers un nouvel avenir qu'il nous faudra construire, peut-être faudra-t-il attendre une année de plus pour commencer cette nouvelle vie sur laquelle Maître travaille depuis des mois mais nous la construirons ensemble dès cette année, les premières marches ont déjà été franchies.

Maître m'a demandé si j'avais pris des résolutions, il faut dire qu'habituellement c’est plutôt moi qui Lui casse les pieds avec ça. Difficile d'en trouver cette année, ah fichues résolutions souvent impossibles à tenir. Je ne vais donc pas être bien originale puisque je vais en grande partie reprendre celles de l'an passé, si, si, un peu de persévérance pour aller au bout de mes engagements.

J'ai donc décidé de refaire du sport de façon moins aléatoire, le mieux serait certainement de me fixer des créneaux horaires ce qui m'éviterait de penser que j'ai toujours mieux à faire. C’est si facile quand Maître me demande d'en faire car je le fais pour Lui, ça l’est beaucoup moins quand je dois me motiver seule en me disant que c'est bon pour ma santé ou mon fessier. ;-)

Je reprends ce parcours de l’estime de soi, j'ai fait de nets progrès mais pas encore assez. Comme Maître me le disait il y a peu, lorsque je suis Anaëlle, esclave, tout est beaucoup plus simple, je suis fière de Lui appartenir, de marcher à ses côtés, d'être simplement moi. Le point qu'il me faut travailler est donc davantage lié à mes échanges avec le monde vanille.

Ma troisième résolution est simple, je veux vivre, profiter, découvrir, partager, échanger, assister à de folles soirées comme ce fut le cas au printemps des soumises ou lors de notre soirée intime au gîte avec nos amis. Bien entendu, tout cela n’est possible que si Maître le souhaite également. Trouver des solutions pour se libérer davantage de temps pour nous.
Je nous souhaite une année pleine de santé, de folies, de rencontres, de frissons, de rires, d'Amour et l'aboutissement de notre projet de vie.

Bonne année à tous !

mercredi 20 décembre 2017

Quand le Maître fête son anniversaire et suprend son esclave



Récit de cette journée :

Aujourd'hui n’est pas une journée comme les autres, Maître fête son anniversaire. Pas de grande fête mais de petites attentions qui rendent cette journée particulière. Nous passerons pour l’occasion la plus grande partie de la journée ensemble, rien que tous les deux.

Un brin espiègle, j'ai passé un petit moment à le taquiner ce matin sur la possibilité de switcher afin de rendre cette journée inoubliable. Maître m'a dit qu'il n'en était pas question. J'ai poussé un peu, amusée, jusqu'à ce que je comprenne que la ligne rouge arrivait, plus question de plaisanter, je me suis tue et je suis restée à ma place.

Nous avons pris la route en fin de matinée pour aller déjeuner au restaurant, je n'avais pas manqué de voir mon collier (celui de séance en cuir avec un gros anneau) posé sur la table avant notre départ. En arrivant sur le parking, Il m'a demandé de Lui présenter mon cou. Nous avons vaguement évoqué la laisse qu'Il n'avait, selon moi, pas prise. L'entrée au restaurant s’est faite sans problème. Vu le froid je Lui avais demandé l'autorisation de remettre mon écharpe, puis je me suis installée à table, cou bien dégagé mesurant à quel point j'avais progressé ces derniers mois. Mon collier n'a pas échappé au regard du serveur et sans nul doute de quelques clients mais j'étais assez à l'aise.
A l'issue du repas, nous avons ensuite rejoint le parking où Maître a sorti la laisse pour me ramener à la voiture sous le regard de quelque personnes. Ca, je ne peux le nier, ça me fait toujours quelque chose.

Nous avons repris la route, Maître passant une partie de celle-ci au téléphone.

- Tu as chaud.
- Non, Maître.

Quelques minutes plus tard...

- Tu as chaud.
- Non, ça va Maître.
Ne comprenant pas pourquoi Il me disait ça.

- Tu as chaud ! Enlève tout le haut.

J'ai donc enlevé mes multiples couches : manteau, gilet, haut, soutien-gorge et Il a jeté le tout sur le siège arrière en me demandant de refixer la laisse à mon collier. Je lui rappelais que si nous croisions la police je ne pourrais pas me cacher.

J'ai d'abord pensé que c'était pour cette raison qu'il m'avait demandé de reprendre mon manteau.

- Enlève le bas maintenant.

Je me suis exécutée, rassurée d'être cachée derrière le tissu en traversant un village.

Une fois nue Maître a à nouveau jeté mon manteau sur le siège arrière, me laissant complètement nue, en me demandant de me caresser. Si le geste y était, le plaisir n'y était pas, comment pouvais-je réellement perdre la tête alors que nous étions en pleine journée et qu'empruntant des routes départementales nous étions régulièrement exposés.

A quelques kilomètres à peine de notre retour à la maison, Maître a emprunté une petite route entre les champs où il y a quelques éoliennes. Nous sommes passés devant une première où il y avait une camionnette de chantier mais personne à l'extérieur. Je dis à Maître combien nous étions toujours surpris de trouver des personnes là où il est censé n'y avoir personne. Il a continué d'avancer sur le chemin, nous sommes passés devant une deuxième éolienne où la porte de celle-ci était ouverte et il y avait à nouveau une camionnette garée devant. Il a stoppé le moteur à quelques cinquante mètres (?) de celle-ci mais en se garant presque en face.

Grand moment de solitude, je pensais que peut être Il aimerait que je m’occupe de Lui mais je sais que jamais Il ne me demandera ça ici et tout à coup, dans un silence absolu, j'ai peur de ce qui m'attend, le doute s'empare de moi. Va-t-il me demander de sortir ? J'espère sincèrement que non.

- Va faire le tour de la voiture, en courant.
- En courant ?

Comme si cela était essentiel à ce moment-là. Je jette un œil dans le rétroviseur pour m'assurer qu'il n'y a personne.

- Je peux remettre mes chaussures ?

La question peut paraître idiote, les mots me manquent, je ne pense même plus que j'ai des mots d'alerte, dans ma tête il n'y a rien d'autre que l'obéissance.

Sans réfléchir, j'ouvre la porte, je sors de la voiture pensant marcher autour de celle-ci mais puisqu'il veut me voir courir,  je cours comme je peux autour de la voiture avant de saisir la poignée de ma portière, soulagée que ça soit terminé.

A ce moment là Maître a du lire de multiples émotions sur mon visage, détresse, panique,  et un non, suppliant, "Il ne va pas me faire ça"... la portière est verrouillée. La vitre se baisse.

- Mets toi devant la voiture, tu as une énorme envie de pisser.

Et à nouveau une question idiote mais qui m'aurait oh combien été utile lui demandant si je peux avoir un papier pour m'essuyer.

- Non !

Uriner devant Maître arrive extrêmement rarement, ça me met mal à l'aise. De plus je ne ne suis pas habituée à me soulager dehors, à moins d'y être contrainte lorsque l'envie est trop urgente et qu'il n'y a vraiment pas la possibilité d'avoir de toilettes. Quand cela arrive je prends bien soin d'aller dans un endroit très isolé.

Je m'accroupis et décide malgré tout de faire ce qu'Il m'a demandé. Comme si ça n'était pas déjà assez difficile Maître klaxonne avec insistance. Et là je peste intérieurement en me disant que cette épreuve était déjà bien assez difficile comme ça en me demandant pourquoi il fait ça. Je ne vois qu'une explication, me taquiner davantage.

Trop tard, j'ai commencé à faire pipi et le pire c'est qu'il y a déjà un bon moment que j'avais envie et de ce fait ça traîne.

Ouf c’est fini, je me relève pour regagner la voiture et je vois face à moi de l'autre côté du chemin, devant son éolienne l'ouvrier qui est clairement en train de me regarder. Depuis quand je n'en ai aucune idée. Était il déjà là lorsque j'ai fait le tour de la voiture ou est ce le coup de klaxon qui l'a intrigué ?

Si j'avais pu être une petite souris je me serais rapidement réfugiée dans mon trou.

Maître rallume le moteur pour partir, je suis dans tous mes états. Il passe la main sur ma chatte humide et la frotte sur mes seins et me demande de goûter son doigt.

- Remets ton manteau.

Je l'enfile rapidement et entreprend de remettre la fermeture.

- Je n'ai pas dit de le fermer.

Je dis à Maître que j'aimerais essuyer le siège (qui heureusement est en cuir et sera plus facile à nettoyer).

Maître se gare à nouveau.

- Ouvre ta portière, lèche le siège, tu peux sortir si tu veux.

Je ne sais pas comment j'arrive à me glisser sur le tapis devant et lèche un peu le siège comme demandé ce qui m'évite de sortir bien que la porte soit ouverte.

Nous arrivons enfin devant chez nous. Je ne porte toujours que mes chaussures et mon manteau, ouvert.

Maître me tend les clés.

- Va voir le courrier.

Mon malaise grandit, nous sommes dans notre rue, garés sur le trottoir et je dois aller ouvrir la boîte alors que je n'attends qu’une chose c’est rentrer. J'ai extrêmement peur qu'un voisin sorte ou passe dans la rue. Je récupère le courrier en demandant à Maître de monter mes vêtements.

- Si tu les veux, va les chercher.

J'ouvre la portière arrière, Maître en profite pour glisser ses doigts en moi puis nous montons les escaliers pour gagner la porte d'entrée où Maître me dénude à moitié en tirant sur mon manteau.

Immense soulagement lorsque la porte s'ouvre me laissant retrouver la sécurité de nos murs.

Maître me demande de m'agenouiller nue dans l'entrée puis de le vénérer et accroche ma laisse au porte manteau. J'attends, cela ne dure que quelques minutes.

Puis il se dirige vers la porte fenêtre donnant sur la terrasse. Sur une partie il n'y a pas de haie, ce qui m'expose au risque de croiser à nouveau un voisin.

Maître me demande de prendre une bûche pour la cheminée. Si ça n'est que ça je n'ai qu'à tendre le bras dehors pour en saisir une ce que je fais, soulagée.

- Dis moi ce que tu es pour moi
- Votre esclave
- Ma chienne. Fais le tour de la terrasse à quatre pattes.

La terrasse est glacée, il fait 3°, ma façon de me mouvoir n'a rien de féline, je tente juste de coordonner mes bras et mes jambes pour avancer maladroitement. J'arrive presque à ses pieds en voulant contourner une partie où il y a plein de saletés.

- Passe dedans. Une chienne passe dans ce qui est sale.

J'obéis à nouveau, sans envie, moi qui suis plutôt du genre à me laver cinquante fois les mains par jour, passer dans la saleté ne m'enchante guère.

Je crois une nouvelle fois que c'est fini mais pas du tout.

- Maintenant dans l'herbe.

Ça m'arrache des cris, l'herbe est trempée  et tellement glacée, c'est très désagréable. Madame la taupe nous a fait plein de tas de terre, j'essaie d'écarter les jambes pour les éviter mais IL m'interrompt.

- A plat ventre.

Je tarde probablement à obéir, quelques secondes, je n'ai aucune envie de m'allonger dans l'herbe.

- A plat ventre, tout de suite.

Je me baisse mais je ne suis toujours pas allongée, Maître insiste et je crie une nouvelle fois lorsque mon corps s'allonge dans le gazon glacé.

- Maintenant, roule.

Je ne suis plus en état de réfléchir. Maître ne m'a Jamais fait faire de telles choses, je suis à bout.

- Roule ! Dans la terre.

Me voilà en train de rouler sur les taupinières.

- C'est bien, dans l'autre sens maintenant.

Me voilà à nouveau dans la terre.

Maître m'invite à rentrer, je suis frigorifiée, je m'assoie sur le sol près de la cheminée mais elle ne chauffe pas encore assez. Mon corps est couvert de terre, la carrelage aussi désormais.

- Va prendre une douche pour te réchauffer et nettoie toi bien. Tu as dix minutes ensuite je te veux agenouillée dans ta position.

L’eau me parait brûlante, la douche se remplit de terre, de feuilles. J'enfile rapidement une nuisette comme demandé avant de le rejoindre dans la chambre.

Maître me met du chauffage car j'ai toujours froid. Après une inspection pour vérifier ma propreté, Maître m'offre la douceur de sa langue chaude entre les jambes, j'y ai rarement droit puis Il me dit combien Il est fier de moi et de mon obéissance et en récompense m'offre mon jouet. Plusieurs orgasmes.

Il comprime un de mes seins avec des élastiques, le bandeau vient se poser sur mes yeux déjà fermés.

Le froid de la compresse me parait moins insupportable qu'à l'accoutumée. Je sais ce que Maître va faire, il va tester les nouvelles aiguilles que j'ai commandées, elles sont plus longues mais le diamètre a également presque doublé ce qui me rend moins confiante. Il pose quelques aiguilles en me demandant si c’est difficile, je sens la douleur mais elle n'a rien d’inhabituelle, je Lui dis donc qu'il s'agit des anciennes, satisfaite de ne pas être tombée dans le piège.

Je fais effectivement la différence avec celles qu'ils posent ensuite qui sont bien plus difficiles. Mon sein gauche est paré d'aiguilles sur le tour, alternant anciennes et nouvelles. Sur le droit, celui comprimé, il n'en pose qu'une dans le téton. Le fait qu'il soit comprimé amplifie la douleur et Maître s'amuse à l'enfiler très très lentement.

Je le sens passer son doigt humide sur mon ventre, ma poitrine, je me demande ce dont il s'agit. A nouveau la peur, j'ai peur que Maître utilise du gel pour s'exercer au fireplay en me disant qu'il serait préférable de commencer par le dos que par ma poitrine.

Il m'autorise à regarder. Je découvre ses aiguilles mais également une baguette japonaise qui emprisonne mon téton sur le sein déjà comprimé et percé d'une aiguille. Je n'avais même pas senti sa mise en place alors que j'avais eu du mal de supporter les baguettes la dernière fois.

Mon corps est recouvert de traces de sang, voilà donc ce qu'il étalait avec son doigt. Il me montre sa main,  la partie intérieure de ses doigts est complétement rouge.

Je n'aime pas la vue du sang, pourtant je Lui demande de tracer son âge avec sur moi.

Maître replace mon bandeau, je me caresse et jouis de cette image de sang sur moi.

Je suis vidée, exténuée, je n'en peux plus. Maître souhaite cependant m'utiliser pour son plaisir et me demande de bouger sur Lui par séquence, autant de coup que son âge, puis il me fait recommencer encore et encore... je suis trop fatiguée alors Maître finit par se servir Lui-même.

Une journée (très) particulière. Maître est toujours si surprenant. Jamais je n'aurai pu anticiper cette journée, ces derniers temps nous avions si peu de temps pour nous, l'impression d'être en "pause" et d’être soudain passés en vitesse accélérée.

D'énormes bonds en avant, un Maître plus sadique que je ne l'imaginais mais jouant aussi sur un terrain inconnu, celui de l'humiliation. En était-ce vraiment ? Je ne sais pas. J'ai cependant la certitude qu'Il a mesuré le pouvoir qu'Il avait sur moi et que je peux être fière comme Il me l'a dit d'être allée là où Il voulait m'emmener.


Je vous offre des entrées pour le Festival de l'Erotisme 2018 au Brussels Kart Expo !


Rendez-vous incontournable de l'année 2018, le plus grand salon de l'érotisme d'Europe se déroulera les 2,3 et 4 mars prochain.  

A cette occasion, en partenariat avec le Festival, quelques fidèles lecteurs auront la chance de recevoir une entrée gratuite pour assister à l'évenement. 

Je vous invite donc à tenter votre chance en laissant un petit commentaire ou en m'envoyant directement un mail à soumiseanaelle@gmail.com. Quelques heureux chanceux seront sélectionnés... Attention nombre de places offertes limité !

http://erotisme-bruxelles.be/

Le Festival International de l'Érotisme de Bruxelles a vu le jour en 1993 et se déroule chaque année le 1er weekend de mars.

Du glamour, des animations, des spectacles, des stripteases, des bars à thème avec services topless et les fameux podiums... Une foire de 10.000 mètres carrés et de 200 exposants.

Durant ces trois jours de folie, le Festival fait corps avec la ville de Bruxelles dans un monde qui génère de l’érotisme ambigu, aux confins permanent du sexuel. Dans ce monde-là, on peut toucher, fouiller parmi la lingerie fine, les gadgets ou accessoires coquins et ce au bonheur d’un public très varié, composé de jeunes ou de moins jeunes, célibataires ou en couples qui viennent se découvrir, s’amuser, à la rencontre des tendances ou réalimenter leur vie amoureuse.

Egalement, un espace réservé aux libertins avec leur soirée du samedi soir tant attendue chaque année et le village fetish, un univers particulier qui vous emmène dans le monde bien réel des tenues de domina, soumis et de pratiques BDSM dévoilées pour un public averti.





jeudi 7 décembre 2017

Troublée...


Notre dernière séance remonte à une dizaine de jours. Maître m'a offert un cadeau, des baguettes chinoises en métal.Une séance anniversaire où j'ai servi de bougeoir, devant maintenir mes jambes à la verticale tout me caressant avec mon jouet... j'aurais bien pu mettre le feu au matelas si Maître n'avait pas été très réactif... la jouissance fait tout oublier, même le fait d'avoir une bougie dans la chatte. Une séance particulière où les lanières du martinet en cuir sont venues s'écraser sur mon visage.

J'aurais aimé faire le récit de ce moment pour le garder en mémoire mais le temps me manque en ce moment pour venir écrire sur mon blog. La période est chargée, la fin d'année approche, des préoccupations, le boulot qui empiète sur notre temps libre et nos week-end. Je patiente, j'attends, sachant que les circonstances sont particulières et puis le fameux "coup de mou" prend possession de moi me faisant perdre mes repères . Le Maître est moins présent dans les actes au quotidien car il y a mille choses à faire en rentrant le soir. Notre rituel du coucher où je m'agenouille seins nus à ses pieds est toujours là pourtant il n'a plus la même saveur, je ressens moins fortement ma condition. Petit à petit je dérape un plus, Maître me manque et en même temps je m'habitue à ces moments où il ne se passe rien qui rendent la vie un peu plus vanille. Je teste, je joue avec le feu parfois bravant certains interdits dans l'attente d'une réaction qui ne vient pas... Je n'ai plus la tête à rien, pas même aux séances dont je garde l'envie au fond de moi mais que j'appréhende à la fois et  je me replie en me disant que s'il n'y en a pas tant pis, je ne sais même plus si j'en souhaite une ou non.

C'est avec cet état d'esprit que j'ai reçu son mail mardi m'indiquant que nous aurions une séance le soir, quelques consignes, je devrais être vêtue de sous-vêtements rouges et de bas, inscrire quelque chose sur ma poitrine et mon ventre, préparer trois objets que j'aimerais que Maître utilise sur moi.

Je l'ai rapidement eu au téléphone, je lui ai fait part de mes préoccupations en lui souhaitant plein de courage pour réussir à me débloquer du quotidien. Il fut surpris et me demanda si je souhaitais reporter cette séance. Non, non... je ne veux pas avoir le choix !! Et je sais qu'au fond de moi je l'attends, j'ai cependant peur de rester bloquée et de ne pas l'apprécier à sa juste valeur.

J'essaie de me conditionner en me répétant en boucle des bribes de phrases "Je suis son esclave... je suis à Lui... je lui appartiens... accepter la douleur... l'apprivoiser... la douleur devient plaisir"

Me voilà à surveiller l'heure, calculant le temps qu'il me restera pour me préparer lorsque je rentrerai à la maison... une demie heure. Ça devrait le faire ! Je pose rapidement mes affaires à mon retour, vérifie la température de la chambre, il fait chaud, la playlist qu'il a souhaité est prête, j'aurai juste à l'allumer au dernier moment.
Je pose, avec hésitation, trois objets sur le lit. Je pense au fouet naturellement car il représente Maître. Il m'a cependant dit de préparer 3 objets que j'aimerais qu'il utilise sur moi et je ne me sens pas prête pour affronter le fouet. Je sors donc une bougie, la roulette de Wartenberg et ma laisse. J'aperçois le bâillon qu'il a récemment acheté, je l'essaye rapidement devant le miroir (curieuse idée, je ne fais jamais ça habituellement), je le pose sur le lit puis je me ravise et le replace dans l'armoire car cela ferait 4 objets, j'ai peur que Maître me dise que je n'ai pas lu attentivement ses consignes.

Je file à la salle de bain et prends une douche bien chaude. J'enfile mes sous vêtements, mes bas et regarde l'heure plusieurs fois sur mon portable. Un crayon khôl fera l'affaire pour écrire sur ma poitrine et mon ventre, je commence par le ventre où j'écris "ESCLAVE" en prenant soin de ne pas former le "s" dans le mauvais sens comme cela m'est déjà arrivé ce qui m'avait valu une remarque, j'aurais aimé écrire "obéissante" mais ça me paraît compliqué alors j'opte pour ce que je suis pour Lui, "DEVOUEE", sur ma poitrine. Il me reste moins de cinq minutes pour forcer sur le maquillage des yeux comme il le souhaite et me voilà dans notre chambre.

Mince, je pensais être à l'heure mais j'ai oublié de préparer le bandeau que je devais placer sur mes yeux, je ne le trouve plus, ça me stresse, je n'ai pas envie d'être en retard car je profiterai de mon statut d'épouse et je ne le veux pas, ouf je trouve un masque ça fera l'affaire, j'allume la musique et forcément le son n’est pas réglé sur le bon mode mais j'entends Maître monter alors je balance la télécommande sur la commode et m'empresse d'être présentable, agenouillée, dos droit, tête baissée.

Il s'approche de moi en lisant ce que j'ai inscrit pour Lui sur ma peau et en le citant à haute voix. Mon collier se referme autour de mon cou.

- Vénère-moi.

Je me prosterne à ses pieds, front posé contre le sol. La position dure plus longtemps qu'à l'accoutumée, j'aimerais me redresser car être complètement courbée aujourd'hui me fait peur mais je ne dis rien et j'attends qu'il m'invite à me retrouver ma position et  à me relever.

Il place autour de moi de lourdes de chaînes, elles sont glacées, j'ai horreur du froid et cela amuse Maître, quelques mousquetons pour bien les maintenir, elles sont d'abord fixées autour de mon cou et descendent  le long de ma poitrine et de mon ventre, quelques mousquetons autour des cuisses, elles entravent ainsi mes mouvements.

Je reprends ma position tandis qu'il appuie sur mon dos pour que je me place à quatre pattes, le martinet vient lécher ma peau puis la claquer doucement, quelques coups sur et sous les fesses, sur le dos... Maître me replace agenouillée et déboutonne son pantalon. Il est rare qu'Il pense aussi tôt à Son plaisir. Je commence à le lécher, le sucer, je m'applique à Lui donner du plaisir, j'aimerais tenir sa queue avec la main mais la chaîne est trop tendue, j'essaie de bouger les chaînes sur mes cuisses pour gagner quelques centimètres. Le martinet claque mon dos en même temps, c'est nouveau... je me concentre sur sa queue, sur le plaisir qu'elle me procure, le martinet est piquant mais je l'oublie car je suis dans le plaisir. Le sien m'encourage à continuer, à Lui offrir ma bouche plus profondément jusqu'à ce que cela devienne gênant. Maître ne jouit pas, il me relève, fouette ma poitrine, mes bras ne s'ouvrent pas totalement comme si je voulais me protéger, je m'en rends compte, ça ne me ressemble pas et je décide de m'offrir à Lui comme je l'ai toujours fait en les ouvrant davantage.

Il me fait m'allonger sur le lit, comme souvent je suis complètement désorientée. Il m'offre le plaisir du jouet entre mes jambes au dessus de mon string, seule ma poitrine est dévêtue. J'aimerais le tenir moi-même, j'en fais part à Maître qui une fois de plus est amusé par ma réaction car il sait combien j'aime pouvoir le placer exactement comme je le souhaite et Il m'accorde ce plaisir éphémère. La cire ne tarde pas à couler sur mes seins, elle est chaude, très chaude, il y en a beaucoup et la chaleur vive m'empêche de me concentrer sur mon jouet, Il emprisonne mes seins dans de coques de cire.

La roulette de Wartenberg vient parcourir mon corps. J'ai l'impression que cette séance n’est que pour moi. Maître utilise ce que j'ai préparé, Il m'a laissé choisir et utilise vraiment ces objets, ça n'arrive jamais. Faire plaisir à son esclave pour lui permettre de retrouver sa place ? Une vague de plaisir m'envahit, je crie, me cambre, un orgasme sans fin qui dure ou se répète, c’est délicieusement bon.

Maître fourre sa queue dans ma bouche et me fait l’avaler profondément, j'ai l'impression de ne pas pouvoir convenablement respirer, un mouvement de recul tandis que je l'entends dire qu'il ne m'a pas dit de bouger mais je finis par retirer ma bouche par reflex et me met à toussoter, soulagée de ne pas faire pire.

Maître me demande de lui donner du plaisir et de m'installer sur Lui, Il retire mon bandeau et je regarde ces chaînes autour de moi. Oh que je les aime !!! J'aime me voir ainsi enchaînée. Il n'y a pas de douleur mais ça me rappelle à quel point je suis à Lui. J'aimerais les garder, qu'Il m'oublie dans un coin et que je l'attende tout simplement parce que telle est ma place.

Il tire sur ma laisse, je ne sais plus quand il l'a placée, elle me fait beaucoup de bien. J'en avais besoin, elle me lie à Lui, je Lui appartiens, c'est tellement chargé de sens en cet instant, nous sommes liés l'un à l'autre et ensemble nous ne faisons qu'un.

Je regarde nos reflets dans le miroir et en cet instant je me plais, j'aime mon reflet, décoiffé, le maquillage coulé, les chaînes qui bougent au rythme des coups de Maître.

Oh que ça fait du bien de Vous retrouver, Maître !



dimanche 5 novembre 2017

Merveilleux cadeau de nos Maîtres...



Difficile de choisir un titre à cet article, j'aurais pu tout aussi bien l'appeler "soirée entre amis", "notre première soirée privée", "intense moment de partage et de complicité", "un espace hors du temps" ou encore "quand la réalité dépasse les fantasmes"...

Mon esprit est chargé de tant de belles émotions, resté dans cet ailleurs, loin du quotidien, là où nous pouvons être nous-mêmes, où il est inutile se se cacher, de revêtir ce masque que l'on porte si souvent en public par crainte du jugement de notre vie privée.

Un sentiment de liberté, de lâcher prise et d'abandon partagé dans une amitié sincère avec Maître Alpha et sa kajira, ma sœur esclave, Amazone.

Tout a commencé il y a quelques jours... les vacances scolaires, une occasion pour mon Maître de nous organiser un week-end tous les deux, sans enfant. Maître se chargeant de tout organiser, je ne savais pas du tout où Il souhaitait m'emmener. Bien sûr je savais qu'il nous faudrait d'abord déposer notre enfant dans la famille, non loin de nos amis et j’espérais sincèrement que nous aurions l'occasion de les revoir.

Mon Maître m'informa que nous allions effectivement les rencontrer six jours avant le grand jour et j'en fus très heureuse. J'ignorais s'il s'agirait, comme la dernière fois, d'un dîner partagé en toute convivialité dans un restaurant ou si nous aurions l'occasion de partager plus ensemble (un fantasme qui me trotte dans la tête depuis déjà un long moment mais je ne savais pas s'il était partagé par mon Maître). Je n'essayais pas d'en savoir davantage même si ma douce amie et moi rêvions ensemble d'un tel moment. Mais où ce moment pourrait-il exister ? Voilà qui rendait les choses compliquées.

Mon Maître me donnait au compte-gouttes quelques informations comme le jour de notre rencontre, le 1er novembre, ou quelques consignes pour la préparation de notre valise...

Quatre jours avant Il m'a informé que nous partagerions un gîte avec eux. C'était... waouhhh... bien au-delà de ce que j'avais imaginé, j'étais à la fois très heureuse et très intimidée. Nous n'avons jamais vécu ça auparavant. Il m'informa qu'il me fallait me rapprocher d'Amazone pour élaborer le menu. J'avoue que sur ce coup là je fus chanceuse car elle fut bien plus inspirée que moi ayant déjà des idées à me proposer, il nous suffisait simplement de nous mettre d'accord et de tout figer pour qu'elle puisse aller faire les courses (merci ma belle, je regrette d'ailleurs de ne pas avoir eu le temps de manger plus de gâteau au chocolat).

Stress au maximum, sous tension, constamment, l'impression d'avoir la gorge nouée en permanence, cette rencontre m'obsédait. De multiples questions : qu'est ce qui va se passer ? Comment ? Jusqu'où irons-nous ? Recevrai-je les coups d'un autre Maître ? Vais-je les supporter ? Serai-je une bonne esclave ? Les mots de mon Maître étaient clairs à ce sujet, il serait fier de moi.

S'ensuivirent quelques discussions au sujet de mes limites, qui dans un premier temps tenaient en quelques lignes, des siennes, des leurs.

Les esclaves durent ensuite s'occuper de la préparation de la playlist pour cette séance à quatre où chacun devrait retrouver sa bulle pendant que nos Maître s’affairaient toujours à la recherche du gîte "idéal" et à l'élaboration de la séance.

Mon Maître a tenu le secret. Je ne savais pas du tout où nous allions jusqu'à notre arrivée sur le parking, je ne savais pas à quoi ressemblait le gîte, je ne connaissais en rien ce que les Maîtres avaient prévu pour leurs esclaves (mis à part que nous devions préparer le repas ensemble et le servir)... Bien qu'ayant atteint un seuil de tension insoutenable je tâchais de rester à ma place en acceptant de me laisser porter, Il sera là pour me guider.

Durant ces quelques jours je n'étais plus dans mon état " normal" j'étais énervée et surexcitée, dans tous les sens du terme.

Curieusement, cette tension a disparu lorsque nous avons pris la route pour rejoindre cette demeure louée pour une nuit. Ma seule crainte résidait dans ma tenue : mon Maître a souhaité que je sois couverte de ma cape et que je porte mon large collier de séance avec une chaînette et un anneau. J'avais peur de mettre mal à l'aise nos amis et c’est ce qui m'a posé le plus de questions. Pour moi aussi c'était particulier de sortir ainsi, de rencontrer le propriétaire... mais je n'ai à aucun moment demandé à mon Maître qu'il en soit autrement, j'ai à cœur de Lui obéir et de faire ce qu'Il me dit même si parfois c'est difficile. Le regard des autres m'a longtemps gênée me demandant ce qu'ils pouvaient bien penser de moi ou de mon attitude mais désormais je pense à mon Maître avant tout et à le satisfaire. Bien entendu les amis ce ne sont pas les "autres" c’est pourquoi j'étais gênée ne pouvant anticiper leur réaction.

Je me suis aussi demandée comment se passerait ce moment où mes lèvres toucheraient celles de ma sœur esclave pour la première fois, je n'ai jamais salué quelqu'un comme ça et j'avais peur d'être très maladroite.

Nous sommes arrivés sur place un peu avant Amazone et Maître Alpha. Je fus d'emblée séduite par l'extérieur de la bâtisse, un château du XIV siècle avec un donjon. Maître téléphona au propriétaire pour l'informer de notre arrivée, Il avait cependant oublié quelque chose dans la voiture et me laissa seule attendre devant le porche en bois. Un homme ouvrit la porte, la demeure comprenant plusieurs logements, je lui dis que c'était pour la location pour m'assurer qu'il s'agissait bien du propriétaire. Je ne devais pas correspondre à la personne qu'Il attendait, la cape et le collier durent l'impressionner, il fit un pas en arrière et s'accrocha à la porte de bois, très en retrait. Maître arriva et à priori Il avait l'air plus "normal" que moi. Nous avons découvert un bel appartement tout équipé alliant charme et modernité dans une partie de ce château, c'était superbe ! En discutant il sembla plus à l'aise et ce jugement sur les apparences disparu, nos amis nous rejoignirent un peu après.

Seuls, j'ai salué, avec grand plaisir,Maître Alpha d'un baise-main puis mon regard s’est plongé dans celui de ma sœur esclave, nos visages se sont approchés l'un de l'autre, nos lèvres se sont touchées. A cet instant, j'ai arrêté de réfléchir et je me suis simplement laissée porter par l'envie de l'embrasser à nouveau.

Un peu plus tard nous avons préparé le repas, pris l'apéritif aux pieds de nos Maîtres assises sur le tapis, puis avons dîné tous ensemble à table en servant nos Maîtres. Un quotidien bouleversé où chacun trouve naturellement sa place et où on se sent si bien !

A la fin du dîner, Maître nous a dit d'aller chercher notre tenue. Je l'ai regardé, surprise en lui demandant si je devais l'enfiler,mais non il fallait simplement aller la chercher. Nous sommes revenues toutes deux avec notre tenue que nous avons présentées aux pieds de notre Maître, agenouillées.

Nos Maîtres nous ont demandé de choisir un accessoire sur la table, couverte de martinets, baillons, cordes et autres objets... J'ai hésité un bref instant, ma première intention étant de prendre le martinet pour finalement choisir le fouet parce qu'il représente mon Maître et ma sœur esclave a présenté à son Maître la langue de vipère (aussi folle l'une que l'autre !). Maître nous a dit que nous allions aller nous préparer ensemble en laissant la porte ouverte. Nous nous sommes dirigées vers la salle de bain, notre tenue à la main. D'aussi loin que je me souvienne je n'ai jamais partagé ma salle de bain avec une autre femme, je ne suis jamais déshabillée moi-même devant une autre femme non plus. Je suis troublée. L'idée d'une douche commune me traverse l'esprit, se savonner ensemble ? Nul doute que cela va me donner envie et que nous ne sommes pas prêtes de ressortir. La taille de la douche ne s'y prête cependant pas et nous nous douchons chacune notre tour, ça me plaît beaucoup de la regarder, je descends de son visage à son intimité avec envie. Elle m'aide ensuite à m'habiller, nous nous embrassons, nous câlinons avec une infinie tendresse, un de mes plus beaux souvenirs... pendant que nos Maîtres se rincent l’œil à l'autre bout du couloir.


Pour Vous, Maître Alpha et votre esclave en souvenir de ce merveilleux moment passé ensemble.


Prêtes, nous rejoignons la pièce principale à l'ambiance tamisée, éclairée par quelques bougies, main dans la main, c’est un grand moment dont le ressenti est difficilement explicable avec des mots.

En position d'attente, nos Maîtres nous bandent les yeux, nous nous prosternons devant eux avant que la séance commence véritablement, nos Maîtres tournent autour de nous, ma jupe est relevée puis le martinet claque mes fesses, j'entends les cris de mon amie, le bruit des lanières de cuir contre la peau, j'ignore que nos Maîtres échangent leur place à plusieurs reprises. Jamais une séance n'a commencé de cette manière... le plaisir s'empare de moi et se diffuse dans tout mon être, il ne s'agit que de l'échauffement et pourtant l'orgasme me submerge et j'entends celui de ma douce amie.

Nos Maîtres nous accrochent ensuite bras tendus à une chaîne, l'une contre l'autre, face à face et nous fouettent avec l'objet que nous avions choisi avant le début de la séance, je suis... ailleurs... je ne pense plus, nous partageons un moment incroyable de complicité, de douleur, de plaisir, de jouissance, de tendresse. Quand les coups s'intensifient, mon corps s'éloigne de celui de ma douce amie puis il retrouve sa place, je cherche sa main avec le peu de mobilité que les chaînes me le permettent, nous vivons ce moment ensemble. Les coups s'estompent, nos lèvres se touchent, mon corps se frotte au sien tendrement, sensuellement, intimement... nos Maîtres nous laissent vivre ce moment en se mettant en retrait, je ne la vois pas mais je la sens tout contre moi, notre plaisir est partagé, aussi excitée l'une que l'autre.

Je n'ai aucune envie de faire un récit chronologique de cette merveilleuse soirée ni même de citer chaque moment qui n'appartiennent qu'à nous mais simplement de partager quelques images qui me viennent en tête au moment où j'écris cet article.

Ma sœur esclave dans mes bras où mes mains, encore entravées dans les bracelets de contraintes découvrent son corps pendant que mon Maître la fouette. Je ressens encore la douceur de sa peau contre moi, je revois le plaisir de mon Maître lorsque le fouet vient claquer sa peau, ça lui plaît énormément, je le vois.

Je me souviens de ce moment où Maître Alpha s'occupait de sa kajira et où mon Maître a saisi une roulette de wartenberg et m'en a également tendue une. Ces roues à piques parcourant le dos de cette esclave dont nous occupions tous les trois.

Je me souviens avoir admiré sa résistance à la canne et entendu le plaisir que ça lui procurait en observant ses fesses déjà bien marquées par le fouet. Sait-elle comment son Maître la regarde quand il s'occupe d'elle ? Les yeux à la fois plein d'amour, de gaieté de voir sa kajira avoir tant de plaisir et se trémousser sous ses coups, et un large sourire qui montre combien il est heureux avec elle.

De tendres caresses entre esclaves, chacune notre tour. Je me suis offerte à ses baisers gourmands, allongée sur le sol, les mains de mon Maître caressant ma poitrine, rejointes ensuite par celles de Maître Alpha. J'ai longuement regardé mon Maître puis je me suis autorisée à vivre ce partage en regardant Maître Alpha. Toutes ces mains et ces baisers pour moi, un fantasme que j'ai depuis longtemps, hautement jouissif.

J'ai retrouvé notre bulle lorsque mon Maître m'a encordée, j'aime sentir les cordes glisser sur moi, m'emprisonner sans pour autant me contraindre car tel n'était pas le but de ce bondage.

J'ai aimé sentir les aiguilles de mon Maître se planter dans mon sein, j'ai aimé le voir s'occuper d'Amazone de la même façon et lui faire découvrir de nouvelles sensations. Un partage où chacun trouve sa place, où l'on découvre ensemble, où on partage.

J'ai totalement retrouvé ce lâcher prise que j'avais vécu lors de notre première soirée. J'ai retrouvé le bonheur de danser sous le fouet de mon Maître. D'être à Lui, intensément, à chaque moment. J'ai aimé ces moments où il s'accroupissait près de moi pour me câliner, ses bras rassurants, notre amour encore plus fort, notre amour dans le partage.

Ce fut une soirée incroyable, j'ai du mal à me souvenir de la douleur, je ne me souviens que du plaisir, un intense plaisir, une séance tellement jouissive qu'il m’est impossible de me rappeler les nombreuses fois où j'ai joui sans même utiliser mon jouet (pourtant la rallonge était sortie ;-)).

La séance a duré... 5 heures... si on m'avait dit deux je l'aurais cru, c'est passé si vite.

Cette journée, ce soir là, le lendemain, nous étions NOUS, simplement Nous et qu'est ce que ça fait du bien ! L'esprit léger, loin des préoccupations du quotidien, tous les quatre dans notre bulle, chacun à sa place, on se sentait si bien ensemble, c'était au-delà de mes attentes, simplement parfait !

Les souvenirs rêveurs me rappellent à cette soirée, ma vie est là-bas, dans cet ailleurs. Voilà à quoi ressemble le bonheur...

Je Vous aime Maître... un jour, nous serons Nous !

Une nouvelle fois je Vous remercie ainsi que Maître Alpha pour l'organisation de cette magnifique surprise, pour tous ces moments de partage et de complicité.

Merci à toi, ma sœur esclave, pour tous ces moments indescriptibles chargés d'intenses émotions. Que c'est beau de te voir lâcher prise !

Une énorme pensée pour nos amis qui nous ont accompagné au fil de cette soirée.

A ce qu'il paraît les esclaves sont gourmandes... on remet ça quand ?


mercredi 4 octobre 2017

Quand le Maître fait craquer son esclave...


2 heures, voilà 2 heures que notre séance s'est terminée lorsque je commence la rédaction de ce récit. J'ai les fesses endolories, des marques enflées sur les cuisses, le dos parsemé de zébrures, des dizaines de petits points rouges sur le ventre, des hématomes sur les seins et les cordes imprimées dans ma peau s'effacent peu à peu.

Mon corps raconterait certainement mieux que moi cette séance intense car tout est confus dans mon esprit, je ne sais pas ce qui réellement passé, je peine à mettre des mots et des émotions sur la totalité de cette séance...

Être ponctuelle, voilà ma première mission, essayer de m'organiser, définir combien de temps il me faut pour me doucher et me préparer.
Le réveil indiquait 14h26 lorsque j'ai regardé l'heure dans notre chambre, satisfaite d'avoir un peu d'avance, j'avais déjà mis en marche notre playlist, pas suffisamment fort pour qu'il l'entende car il me fallait encore m'installer et placer sur mes yeux mon bandeau. Je l'ai attendu non pas agenouillée comme il me l'avait indiqué mais prosternée, les fesses sur les talons, le front sur le sol et les bras tendus en avant. Je voulais l'accueillir comme l'esclave que j'étais avec tout le respect que je lui devais, profondément reconnaissante de ce temps qu'il nous offrait.

Tout en refermant mon collier sur ma nuque il m'a dit :

- Je ne te demande pas de me rappeler tes mots d'alerte, tu les connais, mais avec ce que je vais te faire vivre aujourd'hui, n'hésite pas à les utiliser.

Voilà qui donnait le ton de la séance et je me suis demandée ce qu'il me réservait, ce qu'il allait me faire, si je serais à la hauteur...

Il a commencé par passer les cordes autour de ma poitrine, comprimant ainsi un peu mes seins, je ne pensais qu'à Lui, à ses mots, à ce qu'Il voulait me faire vivre, je me suis dit qu'aujourd'hui être son esclave aurait peut être un autre sens. Pas pour Lui, avant tout pour moi. Je me répétais que quoi qu'il me fasse vivre je le suivrai.

Il m'a ensuite guidée vers le lit et m'a donné mon jouet en me demandant de me caresser. Je n'étais pas encore excitée, je n'étais pas dans la recherche de plaisir et les vibrations ne m'en donnaient pas, j'étais simplement bien et mon seul désir était de me donner à Lui. Je le gardais néanmoins entre mes jambes comme il l'avait demandé.

- Est-ce que tu sais ce que je te réserve aujourd'hui ?
- Non, Maître

Le bruit de l'armoire qui s'ouvre, d'une boîte, je guette chaque bruit en tentant de mettre des images dessus.

- Et maintenant, tu sais ?
- Oui, ce sont les aiguilles, Maître.

Je crois qu'il m'a passé des élastiques autour des seins, puis j'ai senti la compresse froide pour le désinfecter. J'étais prête, j'en avais envie, ça faisait longtemps qu'il ne les avait pas utilisées.

Je fus surprise lors de la pose de la première aiguille pensant que mon Maître avait un réel talent pour les poser car ça ne fut pas douloureux. Il en posa encore quelques unes puis s'attaqua au téton, partie la plus sensible qui m'avait fait pleurer la dernière fois qu'il l'avait transpercé mais ce ne fut pas le cas aujourd'hui, prête à accepter tout ce qu'il voulait me donner. Je ne sais plus si j'ai crié, je suis incapable de m'en souvenir, j'ai grimacé c'est certain car la douleur était bien réelle, une deuxième aiguille à transpercer mon téton dans l'autre sens formant ainsi une croix.

Il s'occupa ensuite de l'autre côté et mon autre sein subit le même traitement.

- Tu seras fière de toi... moi je le suis

A ses mots je l'étais car lui l'était.

Il désinfecta ensuite mon ventre, de chaque côté. Je ne manquais pas de lui dire que je n'aimais pas la compresse froide, j'ai horreur du froid, alors que je ne m'étais pas plainte des aiguilles. Trois aiguilles de chaque côté, là où la peau est fine et tendue. Je n'ai pu retenir mes cris, je me suis tortillée, contrairement à ce que l'on pourrait penser c'était encore plus douloureux que sur la poitrine.

Durant tout ce temps le jouet est resté entre mes jambes avec une impossibilité de décoller. Je sais qu'Il s’est probablement dit que cela m'aiderait à supporter la douleur et ça aurait été le cas si j'avais eu du plaisir mais il se refusait à moi et j'en fis part à mon Maître.

- Ne t'en fais pas j'ai tout mon temps, je te réserve encore bien d'autres choses et je ne t'ai pas demandé de jouir.

Il continua à torturer mes seins en y ajoutant des pinces puis joua longuement avec la roulette de wartenberg, elle roula sur mes jambes, mon ventre, le dessus de ma poitrine, mon visage, mes lèvres. Il l'appuya de plus en plus fort si bien qu'il me reste encore toutes ces empreintes sur le ventre à l'heure où j'écris. J'aimais ça !

Il se pencha vers moi pour m'embrasser et le plaisir est arrivé d'un coup me faisant jouir, puis il a craché dans ma bouche et de nouveau il m'a fait jouir à moins que mon orgasme ne me quittait simplement plus.

Il retira mon jouet pour s'occuper de mon intimité, il plaça une pince japonaise sur mes petites lèvres, celle qui se resserre lorsqu'on tire dessus et il accrocha la seconde sur la première. La douleur était atroce, je sentais les palpitations sur ma lèvre au niveau où était fixée la pince, j'avais l'impression de sentir le rythme de mon cœur. Je ne savais pas comment faire pour gérer ou accepter cette douleur, les mots d'alerte sont passés dans ma tête avec une incapacité de les prononcer. je devais résister même si je ne savais pas comment j'en serai capable.

Il m'a ensuite demandé de me relever, je tâtonnais pour savoir quand j'allais descendre du lit comme j'avais toujours le bandeau sur les yeux en tentant de ne pas accrocher les pinces entre mes jambes.

A sa demande, je l'ai retiré pour regarder dans le miroir les aiguilles, j'aurai pu en profiter pour descendre entre mes jambes et voir ce qu'il m'avait fait mais je n'y ai même pas pensé, il m'avait simplement demandé de regarder les aiguilles.

La laisse est venue se fixer à l'anneau de mon collier et il m'a emmené au rez-de-chaussée. La table de salle à manger était complètement débarrassée, le canapé repoussé.

- Tu gardes les aiguilles ?

Il faut croire que j'ai dit oui.

J'ai plaqué ma poitrine contre la table froide, pieds au sol, hanches plaquées contre le bord.

Dans un élan de compassion mon Maître m'a placé une couverture sur celle-ci. Je me sentais délicieusement bien, j'avais l’impression d'être chanceuse et jamais une couverture ne m'a paru si confortable.

Il a accroché mes chevilles aux pieds de table, il a relié mes poignets en plaçant une corde dans les bracelets de contrainte et l'a attaché à l'autre extrémité, me laissant ainsi bras tendus vers l'avant contre la table.

Je me sentais prisonnière, je savais que je ne pourrai pas me dérober, je ne pourrai pas fuir, j'étais attachée.

Mon Maître a claqué mes fesses avec divers objets durement, j'ai oublié la douleur des pinces entre mes jambes, elles ne me faisaient plus mal.

Je bougeais malgré tout au niveau de la poitrine et mon Maître a senti que quelque chose me tracassait.

- J'ai peur d'accrocher les aiguilles

Je me souviens avoir eu une boule très gonflée sur la main à cause d'une aiguille qui s'était détachée. Mon maître n'a pas voulu prendre de risque il a libéré mes bras, je me suis redressée et il les a enlevé  en me demandant de regarder.

D'abord le sein gauche, j'ai regardé chaque aiguille y compris celle qu'il avait mise dans mon téton puis ce fut le tour du sein droit, des gouttes de sang se formait sur ma peau. Il a ensuite fait comme s'il allait enlever la première aiguille dans le téton, il l'a donc fait glisser comme pour la sortir avant de l'enfoncer à nouveau et faire quelques va et vient dans mon téton percé avant de la retirer. Du sang, quelques gouttes qui tombent, picotement du désinfectant. Il a également retiré la pince entre mes jambe réveillant cette partie endormie.

Je ne supporte pas la vue du sang, je ne me sentais pas très bien, j'ai cru que j'allais faire un malaise mais je n'ai rien dit et  j'ai repris ma place sur table, partageant un peu de mon sang avec la couverture. J'avais les yeux clos, mon Maître claqua sévèrement mes fesses avec le paddle, sa main, le fouet, parfois le martinet dont la douleur me semblait réconfortante, parfois il passait le côté fourrure du paddle sur ma peau, repos éphémère car dès qu'il reprenait la douleur était cuisante mes jambes fléchissaient, sans mot d'alerte mais avec des "Maître" implorant dont il ne se préoccupait parfois pas ou qui le faisait arrêter quelques secondes.

A chaque fois que je me laissais aller, la douleur revenait de plus belle car je restais ancrée dans le réel.

- Qu'est ce qui ne va pas ? Parle !
PARLE !
- J'ai des pensées parasites.
- A quoi penses- tu ?
- A l'infirmier... je ne peux pas avoir de marques.

Vu ce que mon Maître m'avait fait subir, je ne doutais pas que j'aurai du mal à lui présenter le haut de mes fesses le lendemain comme je le fais trois fois par semaine.

- C’est trop tard pour maintenant, il fallait y penser avant.


Ce fut un mélange où prédominait la douleur à l'état pure. Je me souviens de mes échanges avec mon amie qui m'avait dit qu’elle s'était fait une raison et elle-même acceptait  qu'il en soit ainsi au début, c'est un cap auquel il n’est pas possible d'échapper.

Mon Maître me détacha en me disant que c'était assez pour aujourd'hui.

Je n'étais pas contente de moi, j'étais trop faible, bien qu'ayant fait tomber mes barrières mentales mon corps et mon esprit refusaient cette douleur ou en tout cas ne l'acceptaient pas comme je le souhaitais.

La chaleur se diffusait dans mes fesses .

Mon Maître m'a amené vers l’escalier en me demandant de monter.

- On dirait que tu as quelque chose à dire.
- Oui, Maître, je voudrais réessayer à quatre pattes.

Nous sommes retournés dans la pièce où je me suis mise en position. Mon Maître a repris son long fouet en cuir qui fait près d'un mètre cinquante et n'a utilisé que celui-ci.

Quelques coups d'abord légers sur les fesses, pas un bruit, pas un souffle ne s'échappe de ma bouche, il intensifie ses coups mais la douleur me semble beaucoup plus légère, j'essaie de ma caler sur son rythme (petit clin d'oeil à mon amie qui se reconnaitra), alors il continue encore et encore, sur le dos, les fesses, les enroulés viennent claquer le devant de mes cuisses, je n'aime pas ça, j'essaie d’écarter les jambes pensant naïvement que le fouet ne m'atteindrait plus mais il n'y a rien à faire, le fouet claque parfois sur mes bras, c’est intense, très intense mais je retrouve l'état dans lequel j'étais lors de notre première soirée bdsm, je supporte, j'ai envie d'encore, je sens les coups différents de mon Maître parfois avec l'extrémité parfois plus lourds, j'ai chaud, je crie, je me met en boule, puis à nouveau à quatre pattes, je ne réfléchis plus, je ne sais pas ce qui m'arrive, j'ai énormément de mal à l'écrire dans cet article, je ne trouve pas de mots, je n'arrive pas à analyser et à me remémorer toutes mes émotions.

Je me retrouve quelques pas plus loin, les bras fléchis, la tête près du sol, haletante, j'ai l'impression que tout a lâché (oh que ça m’énerve de ne pas trouver les mots justes !).

Je ne me souviens pas quand il s'est arrêté, je me suis retrouvée debout, puis derrière lui en direction de l'escalier, je ne sentais plus mes jambes, j'avais l'impression qu'elles ne pouvaient plus me porter, mon Maître m'a soulevé dans ses bras, j'étais incapable de marcher et il nous a ramené dans la chambre.

Il m'a posé sur le lit, j'entendais ma respiration, rapide, haletante mêlée à des gémissements ou je ne sais quoi d'autre. Je savais qu'il n'était pas normal d'être dans cet état mais je n'arrivais à pas à me contrôler.

Je ne sais pas si mon Maître a eu peur pour moi mais je me souviens de ces lentes caresses sur mon visage.

- Doux, tout doux
Redescends doucement

Je me sentais en sécurité, il m'a apaisée et petit à petit je me suis calmée.

Nos corps se sont trouvés pour ne faire plus qu'un, puis je me suis assise sur Lui car il voulait me regarder, mais quelque chose n'allait pas car même en mettant mes mains dans le dos je me sentais libre et je lui ai dit.

Il m'a donc plaqué sur le lit en tenant mes bras et en me baisant, il a déversé sa salive dans ma bouche et à cet instant j'avais envie qu'il crache sur mon visage, mais il ne peut lire dans mes pensées ni même agir en fonction de mes envies alors il n'en a rien fait.

C'est peut être curieux quand on le lit comme ça, je n'aime pas l'humiliation et à cet instant il n'y aurait eu aucune humiliation, je n'aime pas non plus le manque de respect qui doit être mutuel mais je n'y vois pas non plus de manque de respect. Cela s'inscrivait juste dans l'instant, dans notre relation et ça n'aurait eu qu'une signification pour moi : Je suis à Lui.

Il a marqué mon visage de son plaisir, j'ai contemplé Ses marques sur ma peau, moment immortalisé par quelques photos, malheureusement elles ne rendent pas hommage aux véritables couleurs et aux multiples zébrures.

Ce fut une séance d'une intensité mémorable après laquelle nous étions encore plus proches.

Et s'il me l'avait demandé je me serais remise en position pour sentir à nouveau la morsure du fouet.

Nous avons du prendre la route un peu après, proposition de youtube qui me propose une chanson qui date un peu, musique assourdissante dans la voiture et une envie d'une séance improbable de fouet sur ce rythme.


Au plaisir d'une prochaine séance Maître,

Respectueusement,
Votre esclave qui se sent "entière"